La ballade de Lila K – Blandine Le Callet

Couverture La Ballade de Lila K

Note : 4/5

Thème :  dystopie

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 Présentation :

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité. Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère.
Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore…

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Mon avis :

Quelle lecture étrange ! Ce roman mêle dystopie, traumatisme infantile et reflet de l’amour mère/fille.

Le tout début du roman est assez obscur. Nous sommes dans les pensées d’une petite fille de 6 ans environ poly traumatisée  qui se retrouve dans un « centre » pour enfants retirés à leur famille. Elle ne supporte pas qu’on la touche, n’aime pas le contact des autre, panique dans les endroits inconnus, etc. La première partie du roman s’articule sur son obsession de retrouver sa mère qu’elle idolâtre mais dont elle a finalement très peu de souvenirs. Le directeur du centre, Monsieur Koffmann, va vite la prendre sous son aile et découvrir qu’elle est surdouée. Très vite il va gagner sa confiance mais son extravagance et ses techniques d’apprentissage sortant de l’ordinaire vont vite lui porter préjudice et il va disparaitre mystérieusement.

Alors que jusque-là le roman se déroulait dans un monde clos (celui du centre), s’étoffe alors les contours du monde alentours et les lois qui les régissent. Une ville de Paris post-apocalyptique nous est décrite peu à peu alors que Lila grandit. Les engrenages de cette société ultra contrôlée et trop bien-pensante se mettent peu à peu en marche. De caméras sont présentes dans toutes les maisons, les mariages et les enfants doivent approuvés par l’Etat, les grammabook ont remplacés les livres. Toute information compromettante peut donc aisément disparaître sans qu’aucune trace ne subsiste.

Sorte de 1984 moins trash, on découvre une agglomération divisée en deux : le centre prospère, moderne, et ultra protecteur et la banlieue, de l’autre côté du mur, appelée la Zone. Là c’est le crime, la faim, la pauvreté. Bref que de choses bien ragoutantes.

L’héroïne va devoir surmonter ses peurs et franchir les interdits pour retrouver sa mère, dont les dernières traces ont été trouvées dans la zone.

Avec un monde comme cela, on pouvait d’attendre à des explorations nocturnes, des aventures dignes du YA dans la zone et tout le tralala. Mais l’auteur a choisi de centrer son histoire sur le ressenti de l’héroïne, ses réflexions, son évolution, sa petit vie bien tranquille qui bascule imperceptiblement dans la clandestinité. Bon choix car l’image renvoyée semble bien plus réelle, plus palpable. Plus mature aussi.

Finalement l’action est peu présente et plutôt sous-jacente. Les découvertes de Lila nous emmènent dans la zone, on l’imagine mais on n’y pénètre jamais. L’auteure privilège la description des relations qui s’établissent entre les Lila et les autres protagonistes et l’impact que cela aura sur sa vie : Mr Kauffmann d’abord, puis son deuxième tuteur Fernand, Lucienne sa femme, Justinien un collègue simple d’esprit et Milo Templeton son patron.

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La conclusion de la guenon :

Je suis assez ébranlée de cette lecture. J’ai du mal à savoir si j’ai beaucoup aimé ou simplement bien aimé du coup. Un livre dystopique loin de lecture jeunes adultes qu’on nous sert à la pelle. Ici le monde futur fait froid dans le dos. Tout semble des fois trop réel…

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Lu pour :

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Notre-Dame-Aux Ecailles – Mélanie Fazi

Notre-Dame-aux-Écailles

Note : 4/5

Thème :  recueil de nouvelles à la limite entre la réalité et l’imaginaire

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 Présentation :

Saviez-vous qu’à Venise, qui vole des soupirs encourt la vengeance de la ville ? Connaissez-vous vos plus sensuelles métamorphoses, lorsque vous êtes loup, lorsque vous devenez lionne ? Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ?
Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme et des lieux les plus hantés : une villa qui palpite de vies enfuies, l’océan dont certains ne reviennent plus tout à fait humains, ou encore ce train de nuit qu’empruntent ceux qui cherchent l’oubli…
Mais attention : de ces voyages intimes et inquiétants, on ne rentre pas indemne.

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Mon avis :

Je reviens ENFIN après un mois d’absence sur la blogoshère avec une critique d’un recueil lu il y a plus d’un mois maintenant mais que j’avais beaucoup apprécié. Je voulais le lire depuis longtemps, mon intérêt piqué par les ambiances troubles et étranges qui semblaient être le mot d’ordre de ces nouvelles.

Je n’ai pas été déçue sur ce point ! Mélanie Fazi a un don pour rendre fascinant, sensuel, déstabilisant et un brin angoissant des lieux connus de tous en y injectant quelques touches de surnaturel et de mystère.

Dans toutes les nouvelles, la limite entre la réalité et l’imaginaire est floue et souvent dévoilée au fur et à mesure. Tout commence normalement puis vient s’insérer un fait étonnant qui s’affirme de plus en plus et se dévoile totalement à la fin de la nouvelle. De quoi recommencer à croire aux fantômes, et autres esprits ! L’auteure aime jouer avec nos émotions et quelques fois nos peurs. Des nouvelles assez psycho en fin de compte, qui brouille pas mal notre vision de la réalité.

La Cité travestie : La belle ville de Venise semble habitée par une âme qui vole des soupirs et demande un tribu à ceux qui les prennent à sa place.  Récit d’un voleur de Soupirs… La ville romantique par excellence nous apparaît sous un autre jour, qui fait légèrement froid dans le dos.

En forme de dragon : Une des nouvelles avec lesquelles j’ai le moins accrochée. Les dessins d’un père d’une petite filles disparaissent au son d’une musique qui se fait entendre tous les soirs. Une seule façon de l’arrêter : trouver le dessin qui correspondra à la musique, sera son essence même, transcrite sur une feuille de papier.

Langage de la peau : Très courte nouvelle qu’on peine à cerner jusqu’à ce qu’on arrive vers la fin. Le mythe du loup garou revisité (en tout cas c’est mon interprétation, à vous de vous faire la votre) Maître mot : laisser parler vos instincts animaux.

Le Train de Nuit : une de mes nouvelles favorites du recueil bien que ce soit une des plus sombres : Une femme monte à bord du Train de Nuit, le train de ceux qui veulent quitter la réalité, laisser leur vie derrière, en un mot oublier. A elle se présentera plusieurs choix : rester dans le train de nuit et sombrer dans un sommeil infini comme la plupart des passagers, redescendre ou errer éveillée dans le train jusqu’à ce que son choix soit arrêté.

Les Cinq Soirs du Lion : Une jeune femme se retrouve face à son animal totem : un lion. Elle doit plonger au fond d’elle même pour comprendre cette signification, faire un travail sur elle même, plonger dans ses souvenirs. Résoudre l’énigme… Une nouvelle plutôt étrange sur la force de l’inconscient vis à vis de nos souvenirs.

La Danse au bord du fleuve : encore une nouvelle que j’ai beaucoup aimé. Rien de plus à ajouter qu ce qu’en donne le résumé : “Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ?” Nouvelle très sensuelle. Enjoy.

Villa Rosalie : une nouvelle assez fraîche par rapport aux autres du recueil : un homme est le gardien d’une villa dont chaque pièce contient l’âme d’une femme. Nous partons à la découverte de leurs gouts et de leur personnalité grâce au tour de la maison que le narrateur effectue.

Le Nœud Cajun : Surement la nouvelle qui devient la glauque au fur et à mesure qu’on avance. Au début simple fait peu anodin, plus on avance plus on se rend compte qu’il se passe des choses pas nettes. Le thème n’est pas le plus original du recueil mais c’est certainement la fin la plus oppressante ! Il s’agit d’une famille d’un village d’Alabama qui commence à perdre les pédales lorsque la femme, enceinte jusqu’au yeux, arrive à terme de sa grossesse. Vaudou, démon et boucle dans le temps au programme. Aussi une nouvelle que j’ai beaucoup appréciée.

Notre Dame Aux Écailles : une femme se trouve une ressemblance frappante avec une statue du jardin de ses beaux parents. Je n’ai pas trop accrochée avec cette nouvelle, qui donne son nom au recueil.

Mardi Gras : Dans la ville ravagée de La Nouvelle Orléans, après le passage d’un ouragan, la fête bat son plein. Au cœur de la foule, des personnes masquées  vous entraînent dans les endroits sombres de la ville, loin des lumières de la fête. Dans les quartiers les plus ravagés, ne semblant habités que par des fantômes. Une nouvelle agréable, bien qu’assez prévisible (la seule !). Seule l’identité des Masques est restée longtemps un mystère.

Noces d’écume : Après une journée de pêche, 4 hommes se transforment peu à peu en êtres de l’eau, ne vivant que pour la mer et ne semblant plus se soucier de rien ni même se rendre compte du reste du monde qui les entoure.  De loin la nouvelle la plus dérangeante à mon gout (surement une question de ressenti, je suis sure que ça ne sera pas l’avis de tout le monde). Elle m’a mise franchement mal à l’aise. J’ai été contente en arrivant à la fin.

Fantômes d’épingles : Une jeune femme se rend compte qu’elle ne ressent plus la moindre émotion, ni même de la tristesse lors de la mort de son ami d’enfance. Elle incrimine une poupée dans laquelle elle plantait, plus jeune, une épingle à chaque fois qu’elle était triste… La nouvelle que j’ai le moins aimé. Assez déprimante.

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 La conclusion de la guenon :

Recueil plutôt sombre finalement, cela ne m’a pas empêché de beaucoup l’apprécier pour son originalité et sa subtilité. Soyez prêts à vous jeter dans des eaux troubles ! Une très belle écriture, tout en subtilité et très poétique.

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Lu pour :

globreaderschallenge >Venise (La Cité Travestie), Espagne (La danse au bord du fleuve), Alabama (le Noeud Cajun), La Nouvelle-Orléans (Mardi Gras)

L’Affaire Jane Eyre – Jasper Fforde

Note : 5/5

Thème : Enquête dans un passé alternatif et décalé pour sauver les classiques de la littérature

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 Présentation :

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

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Mon avis :

J’ai vraiment été transportée par cette histoire décalée, plein d’humour, d’aventures et… de dodos ! Je découvre à travers ce livre et l’auteur et le genre de l’uchronie et j’ai adoré les deux. Je pense que je re-testerai  (les deux aussi 🙂 )

On suit les péripéties de Thursday Next (je me suis beaucoup amusée avec les noms donnés aux personnages de ce livre), une vétérante de  guerre fonceuse et qui n’a pas sa langue dans sa poche, travaillant au service de l’état chez les OpéSpec dédiés à la littérature, les LittéraTech.

Tout d’abord j’ai adoré l’univers déjanté créé par l’auteur. On nous décrit un monde où le culte des classiques littéraires a remplacé celui de la religion (LE grand débat sur la paternité des œuvres de Shakespeare est un sujet inépuisable), où le Royaume-Uni (qui n’est plus royaume mais une république) est en guerre depuis plus de 100ans en Crimée, où l’on peut faire des sauts dans le temps (si on est habilité bien sûr), où le clonage est à disposition de tous dans les supermarchés (le Dodo est un animal de compagnie très prisé) et où la technologie permet de provoquer une explosion digne de Tchernobyl avec une simple arme à feu. Bref, si on ne nous affirmait pas qu’on est dans les 70, on se croirait dans les années 2100…

Dans cette réalité altérée, évolue notre héroïne casse-cou, qui bientôt devra faire face au Grand Méchant (avec majuscule SVP parce qu’il mérite le titre) Achéron Hadès, un homme qui fait le mal par plaisir… et qui a la particularité de ne pas mourir sous les balles et troubler la vision de la réalité de ses ennemis qui le prendront par exemple pour une vieille dame sans défense (alors qu’en réalité le type en face d’eux ressemble à une armoire à glace). Il découvre que l’oncle de Thursday a inventé un petit bijou : une machine permettant de rentrer dans un livre et d’en modifier son contenu. Achéron s’attèle la tache de changer la fin des grandes œuvres littéraires du monde connu rien que pour bien faire chier les adeptes. Il commence par un manuscrit de Dickens et tue un personnage secondaire, ce qui provoque  l’ire des puristes et un sacré boulot chez les LittéraTech. Thursday se charge personnellement de l’enquête pour sauver son oncle, fait prisonnier par Achéron. Ses alliés : un collègue débutant, un chasseur de vampire et… Mr Rochester !

Les situations, l’humour, les caricatures, la dérision qui se dégagent de se livre font qu’on ne peut s’empêcher d’adorer.  Et pour ne rien gâcher, l’histoire est menée tambour battant, avec une héroïne qui a le punch et un univers original qui en séduira plein d’un.

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La conclusion de la guenon :

Un livre que je conseille, truffé d’humour et au style assez décalé mais plaisant. Entre la science-fiction, le policier, la fantasy et le roman humoristique, cette enquête vous fera traverser l’espace-temps et la limite entre la réalité et la fiction !

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013

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Le petit plus :

En exclusivité, voici le poème cité en début du roman “The Daffodils” de Wordsworth, où au cours du roman la tante de Thursday a été enfermée par Achéron. Je vous le met en anglais car je le trouve plus mélodieux.

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
and twinkle on the Milky Way,
They stretched in never-ending line
along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:
A poet could not but be gay,
in such a jocund company:
I gazed—and gazed—but little thought
what wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

Cartographie des nuages – David Mitchell

Note : 4.5/5

Thème : 6 histoires. 6 époques. 6 héros. 6 destins croisés.

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 Présentation :

Adam Ewing est un homme de loi américain, embarqué à bord d’une goélette partie de Nouvelle-Zélande et faisant route vers San Francisco, sa ville natale. Il n’a rien à voir avec Robert Frobisher, lequel, un siècle plus tard, se met au service d’un compositeur génial pour échapper à ses créanciers. Ni l’un ni l’autre ne peuvent connaître Luisa Rey, une journaliste d’investigation sur la piste d’un complot nucléaire, dans la Californie des années 70. Ou Sonmi~451, un clone condamné à mort par un État situé dans le futur. Pourtant, si l’espace et le temps les séparent, tous ces êtres participent d’un destin commun, dont la signification se révèle peu à peu. Chaque vie est l’écho d’une autre et revient sans cesse, telle une phrase musicale qui se répéterait au fil d’innombrables variations.

Mon avis :

J’ai découvert avec le film. J’avais adoré cette histoire très originale ni ne rentre dans aucun genre particulier, pour la simple et bonne raison qu’elle met à point d’honneur à varier les styles !

Ce roman, c’est le destin de 6 personnes liés au fil des générations par une étrange marque de naissance en forme d’étoile. Mais s’il ne s’agissait que d’une marque corporelle… non ! En fait chacun à leur façon, les personnages principaux vont essayer de changer le monde ou en tout cas de bouleverser les préjugés, d’aller là ou personne n’osait aller avant eux.

C’est un véritable pavé. J’adore. Mais ça peut faire peur. A tous les réticents je dirai que vous n’aurez pas l’impression de lire un roman mais six d’un coup !  L’auteur varie tous les styles et tous les genres, s’adaptant à l’époque dont il est question. Car on n’écrit pas de la même façon en 1850 (date approximative de la première histoire, celle de Jonathan Ewing) et en 2300 et des brouettes (dernière histoire, post apocalyptique). Vocabulaire, tournure de phrase, personnalité du héros (droit, discret, volage, audacieux, réticent, arrogant, culoté, etc. ) tout est adapté pour donner à chaque historiette son identité propre.

L’auteur donne aussi différents tons à chaque aventure et il manie tous les genres à la perfection : on commence par un récit de voyage, puis on enchaine avec un romance dramatique, une enquête policière, une comédie (ma préférée !), de la dystopie et on finit par du post-apocalyptique.

Les histoires sont emboitées les unes dans les autres, comme des babas russes. Le livre est en forme de miroir : au milieu de chaque histoire, ça coupe et on enchaine sur la suivante. Pile au moment le plus intéressant bien sûr. Il faut donc attendre la dernière page  pour connaitre le fin mot de l’aventure de Jonathan Ewing.

Même si chaque histoire semble indépendante l’une de l’autre et avoir son style propre, les liens entre chacune d’elle sont ténues. D’ailleurs chaque histoire est racontée et « léguée » d’une façon ou d’autre autre pour être retrouver plus tard dans l’histoire suivante. J’ai d’ailleurs aimé le fait que l’auteur choisisse un support de « transmission » différent à chaque fois. On a donc un journal de bord pour Jonathan Ewing, qui sera retrouvé et lu par Robert Forbisher, le musicien qui relatera ses aventures à son seul véritable amour dans des lettres. Lettres qui seront découvertes par la journaliste Louisa Rey lors de son enquête. Les découvertes de cette dernière seront relatées dans un manuscrit transmis à Timothy Cavendish pour l’éditer. Les aventures de ce vieux bonhomme seront quant à elle portées à l’écran et visionnées des années plus tard par la serveuse (presque) automate Sonmi -451. Zachry et Meronym pour leur part mettrons la main sur l’enregistrement du discours final de cette dernière. Et pour finir, l’histoire de Zachary sera racontée sous frome de témoignage oral aux petits de sa tribus.

Je le disais plus haut et j’insiste sur ce point particulier de roman car il fait sa force : les personnages « du destin » semble être liés entre eux par une force invisible, comme s’ils étaient des réincarnations successives. Plus que leur motivation à faire changer les choses, ils ont parfois des visons ou des sensations de jà vu de certaines scènes… que leur « double de destin » a vécu ! Et bien sûr, il y a cette fameuse musique, « Cartographie des Nuages », composé par Robert Forbisher si envoutante et profonde !

Je tiens tout de même à préciser que pour ceux qui ont vu le film il y a certaines différences assez notoires. Notamment l’âge de certains personnages principaux. Le cinéma a enjolivés certaines choses (ne vous attendez pas à une histoire d’amour à Neo Séoul) mais reste sur d’autres très fidèle allant jusqu’à retranscrire presque mot pour mot des dialogues !

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La conclusion de la guenon :

J’ai passé un très bon moment avec ce livre si particulier qui m’a vivre des aventures très différentes les unes des autres et éprouver beaucoup d’émotion.  J’ai aimé tous les personnages et apprécié leur histoire, chacune pour une raisons différentes. Tous essayent de changer le monde ; tenter l’aventure LA grande, là où personne n’est jamais allé avant eux. C’est comme un cycle qui se répète et une mentalité d’acier pour chaque personnage que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Petite préférence pour l’histoire de Timothy Cavendish où je me suis tordue de rire (bien que ce soit celui qui ait le moins fait pour « l’humanité » parmi les héros.  Je conseille le vivement.

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Lecture commune avec ColdtrollBouquinettePetite Fleur, Amanite

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Le petit plus :

C’est un bon résumé ! Cliquez pour découvrir les subtilités de l’histoire en grand

La forêt des damnés (La Forêt des damnés #1) – Carrie Ryan

Couverture La Forêt des damnés

Note : 2.5 /5

Thème : Une fille, un jeune homme, un autre… et des zombies qui s’échappent. On mixte. C’est prêt.

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 Présentation :

Dans le monde de Marie, il y a des vérités simples.
Les Soeurs savent toujours le mieux.
Les Gardiens protègent et servent.
Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais.
Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village.
La clôture qui les sépare de la Forêt des Damnés.
Mais lentement, les vérités de Marie s’effondrent et son monde est plongé dans le chaos.
Elle doit faire face à la vérité de la Forêt des Damnés.
Se pourrait-il qu’il y ait de la vie dans ce monde dévoré par la mort ?

Un monde post-apocalyptique peuplé de zombies, une histoire d’amour ensorcelante.

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Mon avis :

Soit c’est moi qui ai lu trop de livres du genre (héroïne rebelle/amoureuse qui vit dans un monde angoissant) et que je suis lasse soit c’est qu’il n’est pas aussi bien que toutes les critiques le laissent croire.

Quand j’ai lu la 4ème de couverture du roman j’ai été très vite attirée. A la vue des avis des lecteurs j’en attendais beaucoup et j’ai été déçue, je vous le dit tout de suite.

L’univers est intéressant et les idées avancées sont originales mais malheureusement très peu exploitées. De nombreuses questions sont soulevées sans jamais trouver de réponse, dommage car la substance était là mais à peine effleurée et sacrifiée pour mettre au premier plan du triangle amoureux. Et oui, encore… vous pouvez soupirer, je l’ai fait maintes fois moi aussi.

Mary l’héroïne m’a tout de suite agacée. Elle se veut rebelle sans l’être et est un peu cucul. Parce que oui Mary est amoureuse folle d’un garçon qui n’avait pour moi aucun intérêt, comme la plupart des personnages d’ailleurs. Oui je suis méchante mais bon je commence en avoir par dessus la tête des héroïnes gourdasse qui passent leur temps à penser amourette alors que le monde auteur d’elle est sur le point de s’effondrer. Je ne dis pas qu’il faut supprimer la romance de ce genre de livres mais dans notre cas elle a pris bien trop de place à mon gout. Et puis, c’est le retour (encore) du fameux triangle amoureux, recette qui semble fonctionner car on le voit presque à toute les sauces et la plupart des jeunes lectrices bavent devant et en redemandent (admirez, la réccurence du vocabulaire de la cuisine dans cette phrase. Oui, bon, bah faut bien s’amuser en écrivant la critique à défaut d’avoir pris plaisir à déguster le roman). Cette amourette ne m’a pas convaincue le moins du monde, la fautes aux personnages auxquels je ne me suis pas attachée pour deux ronds.  Même leur mort m’a laissé de marbre. Mary ressasse toujours les mêmes questions et on a l’impression de tourner en rond alors que l’on pourrait en savoir plus sur le monde des zombies pendant ce temps là., ce qui me semble être tout l’intérêt de cet univers.

Heureusement le roman décolle vers le milieu de l’histoire quand Mary et toute la clique parent ENFIN à l’aventure. A partir de ce moment là on est happé par l’histoire et son style fluide. Le roman souffre encore de de quelque maladresses, notamment les “je t’aime moi non plus”, mais au moins on a le droit à de l’action en parallèle et l’intrigue se déroule petit à petit. L’angoisse des la présence des zombies est de plus en plus palpable. L’idée des maisons dans les arbres m’a bien plu.
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La conclusion de la guenon :

Vous l’avez compris, je n’ai pas été vraiment séduite par ce roman. Il aurait pu être bien mieux exploité mais il reste agréable à lire… une fois… quand on est ado. Tout pile la moyenne.

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Retranscription d’une critique de 2011.

Le Déchronologue – Stéphane Beauverger

Couverture Le Déchronologue 

Note : 4,5 /5

Thème : Flibuste et piraterie avec un zeste de SF

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Présentation :

Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d’impitoyables perturbations temporelles, Leur arme: le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps.

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Mon avis :

Yo ho, yo oh, a pirate’s life for me !

Ambiance Caraïbes et piraterie, dans ses aspects les plus alléchants comme les plus repoussants, ce livre est une aventure à ne pas manquer dans le genre. Je déplore d’ailleurs le peu de romans sur le thème car c’est un univers qui me plait énormément.

Tortuga, iles désertes, villes maritimes de débauches, course-poursuite sur les mers, abordages, canonnades, trafics crapuleux entre contrebandiers, langage châtié et fleuri, mise aux fers dans les cales et visite des pires jôles sont quelque unes de aventures au menu. J’ai adoré cet univers et ça m’a franchement donné envie de revoir le film Pirate des Caraïbes 1 (sisi je vous jure), en plus de découvrir d’autres livres traitant de cette époque.

« Nananananana, les méchants pirates » comme chantonnait Jack Sparrow. Il n’a pas tout à fait tort, ce sont des durs à cuire qui n’ont pas froid aux yeux mais qui ont tout de même un code de conduite, non mais oh ! Notre capitaine, Henri Villon en est d’ailleurs un bel exemple. Je me suis d’ailleurs attaché à ce personnage déterminé, au verbe fleuri et débrouillard sans être pour autant un malotru.

Le style de l’auteur est magnifique. Il a très bien su reproduire le parler de l’époque (enfin on imagine) ainsi que les jeux de pouvoir qui se trainaient en ces temps-là sur les mers Caraïbes entre la France, L’Espagne et un peu l’Angleterre. C’est très bien documenté et m’écriture est vraiment belle et recherchée.

De plus l’auteur s’est amusé à mélanger l’ordre chronologique des chapitres, afin que nous autres lecteurs soyons aussi déroutés que les personnages par les sautes temporelles dont ils sont victimes. Car en effet, c’est l’originalité du roman : l’auteur y a astucieusement glissé un zeste de science-fiction. Le principe est étonnant mais fonctionne à merveille. Il faut tout de même rester concentré pour ne pas perdre de nord lors de la lecture car ce n’est pas toujours facile de replacer sur la ligne de temps chaque chapitre. Heureusement l’auteur a eu la bonne idée de garder la numérotation de ceux-ci dans l’ordre ainsi que l’indication de la date. On commence donc avec le chapitre 1, puis on enchaine avec le 16, 17, le 6, le 2… et après j’ai perdu le compte.

Au début assez simple à suivre, ça devient vite plus complexe. En même temps c’est ce qui fait le charme du roman car on sait que des choses importantes et étonnantes vont se passer, mais le voile  ne se lève qu’à la toute fin, nous donnant les réponses que l’on attendait avec impatience(en tout cas pour moi) sur  une intrigue qui s’était tissée au fil des pages. Ce coquin de Stéphane Beauverger a gardé le meilleur pour la fin, vous vous en doutez bien !

Côté histoire, nous naviguons aux côtés du  Capitaine Villon. Comme beaucoup d’autres pirates et flibustiers est un contrebandiers mais pas d’or, non, de maravillas. Ces objets viennent en fait du futur (même si pour ma part, j’ai été un peu lente à la détente et il m’a fallu pas mal de temps pour capter ^^) et par des perturbations temporelles se retrouvent sur les rivages des Caraïbes… et tout le monde se les arrache ! La passion de Villon pour ces Maravillas va être le départ d’une grande aventure à travers les mers Caraïbes avec son équipage de fidèle matelots, bosco et autres, à leurs risques et périls vous vous en doutez. L’action est très bien menée et nous retourne les méninges pour que tout s’emboite l’un dans l’autre.

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La conclusion de la guenon :

Un très bon roman d’aventures de corsaires, à la croisée avec le SF. Une écriture sublime et un style très particulier. Préparez-vous à être déroutés par ce roman de qualité qui se plait à aiguiser notre curiosité et à brouiller les pistes.

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Le petit plus :

Une belle cartes des lieux (certains seront souvent nommés dans le livre) à la mode pirate. Enjoy !

 

Des fleurs pour Algernon – Daniel Keyes

Note :4,5/5

Genre :  Charlie, vous êtes passé de 60 de QI à 200 en quelques semaines. Comment le vivez-vous ?

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Présentation :

Charlie Gordon a 33 ans et l’âge mental d’un enfant de 6 ans. Il voit sa vie boulversée le jour, où, comme la souris Algemon, il subit une opération qui multipliera son QI par 3. Charlie va enfin pouvoir réaliser son rêve : devenir intelligent. Au jour le jour, il fait le compte-rendu de ses progrès.  La progression est fulgurante. Mais le plus dur est à venir, et la découverte du monde qui l’entoure sera sans concession.
Puis soudain le rêve s’effondre, Algernon décline et finit par mourir.

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Mon avis :

Dès que j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai été emballée. Que se passe-t-il dans le tête d’un homme qui passe d’un QI de 60 à 200 ? Comment voit-il le monde, les gens ? Que découvre-t-il ? Comment s’adapte-t-il ? Et surtout comment réagit-il quand il apprend que cette intelligence subite n’est que temporaire ? Tant de questions auxquelles Des Fleurs pour Algernon peut nous donner un aperçu des réponses.

Un très bon livre sur le plan psychologique selon moi. Je comptais mettre 4.5 étoiles mais c’est évidement impossible alors j’ai opté pour 5. Le 0.5 de moins tient au fait que ce n’est tout de même pas un coup de coeur et que la dernière partie ne m’a pas semblé totalement à la hauteur des pages précédentes. Mais je chipote.

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La conclusion de la guenon :

Je le conseille à tous. De très belles réflexions.

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca

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Retranscription d’une critique écrite en 2011

Entre Chiens et Loups – Malorie Blackman

Note : 5/5

Genre : Une amitié mal vue qui se transforme en amour impossible

Présentation :

Callum m’a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m’a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J’ai fermé les yeux et je l’ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C’était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m’emmener. Au paradis. Ou en enfer.
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin…
Et s’ils changeaient ce monde ?

Mon avis :

J’ai lu ce livre il y a maintenant bien 3 ans et j’avais écrit une critique très positive, qui, quand je la relis maintenant, est à pleurer. Je vais donc essayer de faire une critique de ce nom pour ce magnifique roman qui est toujours dans mon top 10 de tous les temps depuis !

L’histoire peut sembler classique, vue et revue des millions de fois (genre de Roméo et Juliette des temps modernes) mais la magie fonctionne ! Le petit plus qui donne vraiment son originalité à l’histoire, et qui, pour ma part m’a donné envie d’acheter le livre, c’est le fait que le monde où se déroule l’histoire est divisé en 2 communautés : les blancs et les noirs, avec une animosité et une relation dominant/dominé comme dans les années 50 aux états-Unis avant le grand Martin Luther King et son I have a dream. Sauf qu’ici ce cher pasteur serait… blanc ! Et oui, c’est le monde à l’envers.

Ainsi, à travers cette histoire d’amitié puis d’amour entre 2 personnes qui ne devraient même pas se parler, on voit aussi apparaître une critique de notre société et un hymne contre le racisme.

A côté de ça, j’ai beaucoup aimé l’histoire et les deux héros, tous les deux très attachants, avec leurs qualités et leurs défauts, leurs réussites et leurs erreurs. Bref, des personnages que j’ai trouvé suprêmement réels et qu’on pourrait presque croiser dans la rue. J’ai une petite préférence pour Callum, qui a le beau rôle, il faut le reconnaître : le blanc  opprimé par la société et qui essaye de s’en sortir, d’abord par la voie classique de la bonne éducation et quand celle-ci lui est fermée, se tourne vers des moyens plus “extrémistes” pour faire entendre sa voix.

J’ai beaucoup aimé la relation que Sephy et Callum entretenait. La première partie du roman ils sont enfants puis de jeunes ados. Malgré les regards et les avis de leur famille respective ils continuent à se voir “en tant que meilleurs amis”.  Ce qui est intéressant, c’est que lecteur se rend vite compte que c’est plus que ça mais les deux héros ne semblent pas remarquer le changement progressif, comme s’ils le reniaient. C’est la deuxième partie du roman qui leur ouvrent les yeux, se déroulant quelques années plus tard. Cette deuxième partie est ma préférée, et pourtant je en suis pas une grande amatrice de romans d’amour et de chick-lit. Mais là, rien de cucul, rien de too much. Juste une belle histoire d’amour contre l’adversité.  Et avec de l’action et de l’aventure !

Je sais que certains n’ont pas aimé la fin mais pour ma part, je la trouve parfaite, très “réelle”. Je trouve que c’est justement cette fin qui donne 5 étoiles au livre et non 4.5 ! Je ne vous en dit pas plus…

Conclusion de la guenon :

Un très beau roman d’amour original et criant de vérité. La série mériterait d’être plus connue, surtout ce premier tome qui est le meilleur.

Il mérite une place dans mon top ten, et ça, ce n’est pas rien !

Même si vous n’êtes pas amateurs de romans d’amour de YA, je vous le conseille, il n’a aucun cliché des deux genres. Et si vous voulez une fin surprenante, n’hésitez plus !

 

Le petit plus :

J’avais fait un dessin il y a déjà plusieurs années de Callum et Sephy, seulement impossible de remettre la main dessus  ! Je crois que je l’ai perdu à jamais avec tous les autres dessins du carnet. Snif. Bon tout ce que j’ai pu retrouver, c’est une palette de personnages masculins favoris (datant de 2009 donc mes goûts ont bien évolué depuis) mais Callum y tient une place (admirez mes compétences de coloriage sur ordi à pleurer ^^). Saurez vous le retrouver ? 😉

 

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La nuit des Temps – René Barjavel

Note : 4/5

Genre : roman d’amour sous des airs de science fiction

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Présentation

Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace…

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? “La nuit des temps”, c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné.

Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

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Mon avis

Une magnifique histoire d’amour. Un style très poétique par moment.

Elea, magnifique jeune femme retrouvée dans les glaces du pôle Nord, est la dernière survivante de son espèce. Les scientifiques veulent tout savoir de leurs coutumes mais elle n’a qu’une chose en tête : Païkan, son amour perdu qu’elle se remémore avec tristesse…

C’est un très bon livre pour lire de la science fiction même si l’on n’aime pas la science fiction. Car l’histoire principale dont on parle ici est celle d’un amour incroyable et absolu où on ne dit pas “je t’aime” mais “je suis à toi”.

J’ai adoré mais j’ai tout de même été déçue par la fin : cette histoire de bombe n’était pas du tout terrible. Je me suis grandement attachée à Eléa et à Païkan mais je n’ai pas réussi à trouver Simon, le personnage principal, intéressant à côté des 2 autres.

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La conclusion de la guenon

Je le conseille à ceux qui veulent lire une belle histoire d’amour sans tomber dans le cucul-gnangnan généralement attribué au genre. Une très belle lecture.

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca

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