Nord et Sud – Elizabeth Gaskell

Note : 4/5

Thème : Romance sur fond socio-politique dans l’Angleterre Victorienne.

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 Présentation :

C’est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Eglise et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton.

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Mon avis :

Enfin ma chronique sur ce livre que j’ai lu en LC avec Céline (qui, elle, a posté sa critique dans les temps). Que dire sur ce roman ? Beaucoup de choses. Je commencerai par dire que si vous aimer les intrigues à la Jane Austen, Charlotte Brontë et autres du genre, ce livre est pour vous : on retrouve l’écriture recherchée sans être lourde de cette époque.

Côté histoire, disons que la romance n’est pas loin et assez proche de celle d’Orgueil et Préjugés : une jolie jeune femme pas forcément issue d’une très bonne famille qui a le verbe haut et ose dire ce qu’elle pense en face d’un homme d’apparence brusque et distant. Bref vous voyez le tableau.

Ce qui différencie ce roman d’Elizabeth Gaskell de ceux de ses consœurs, c’est le cadre socio-politique bien  plus marqué. Quand dans les autres œuvres, celui-ci sert d’environnement au roman, dans Nord et Sud il y a une véritable réflexion dessus et d’est un des fils conducteurs du récit. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé le fait que l’auteure ne dépeigne aussi bien la noblesse oisive, les bourgeois riches et travailleurs que la classe ouvrière. Cette dernière tranche de la population est trop souvent oubliée des romans de l’époque, comme s’elle ne méritait pas qu’on s’y arrête. L’auteure met en avant les besoins et les intérêts de chacun et nous propose une image de la vie d’alors, sans qu’aucune classe ne soit montrée du doigt comme fautive. J’ai beaucoup aimé cette approche. Thornton représente la bourgeoisie qui a réussi à s’enrichir à force de travail et la famille de Margaret, la petite noblesse sur le déclin. Au cours du roman Margaret va se lier d’amitié avec certains ouvriers et écouter leur revendication non dénuées de sens mais elle sera déchirer entre leur venir en aide et donner raison à Thornton, leur patron, dont les faits et gestes se justifient aussi. Les différences entre le Sud campagnard et le Nord industriel de l’Angleterre (que personnellement je n’avais jamais perçu jusque là) sont aussi la fibre du roman et le nœud d’incompréhension entre le 2 personnages principaux au départ.

Et au milieu de tout cela, vous vous en doutez, la relation entre Margaret et John Thornton va jouer un rôle phare. Au début ils ne s’entendent pas, mais alors pas du tout et puis au fur et à mesure que le roman avance, la vision qu’ils ont l’un de l’autre change progressivement.

Une belle écriture donc, un cadre très intéressant et des personnages attachants malgré leurs défauts. J’ai donc beaucoup aimé mais, car il y a un « mais », tout n’est pas parfait non plus. Je dois avouer que le personnage de Margaret m’a plus d’une fois agacée. Son côté hautain donnait envie de lui mettre des baffes par moment même si les autres aspects de sa personnalité sont très louables (fille dévouée, intelligente, plein de compassion, etc.). Alors que je n’ai pas ressenti cela une seconde pour Thornton, au contraire ce personnage se dévoile au fur et à mesure du roman et on s’y attache de plus en plus. Dans le genre, il fait penser à Darcy. Il y a aussi  certains passages traînaient parfois en longueur. Je me suis surprise des fois à avoir envie de sauter des pages pour aller à la scène suivante. Par exemple, les moments où l’auteure décrivait les journées moroses du vieux pasteur et tous les soins de sa fille pour lui redonner le moral ont fini par m’agacer car j’avais l’impression d’avoir toujours la même mélodie qui revenait en boucle (pauvre pasteur dépité et sa fille dévouée qui fait tout pour lui, blablabla, oui bon ça va on a  compris ^^). C’est qu’il avait souvent le moral au plus bas le bonhomme .

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 La conclusion de la guenon :

Au final un  bon roman de l’époque victorienne avec toutes les particularité des récits de cette période. Le mise en place petit à petit d’une romance est donc obligatoire mais ici le cadre historique tant au niveau de l’organisation sociale entre les classe qu’entre le Nord et le Sud est très marqué et le fil rouge du roman. A lire.

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013 globreaderschallenge > Nord de l’Angleterre, probablement comté du Grand Manchester

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Le petit plus :

Il existe un mini  série TV réalisé en 2004 par la BBC (décidément la BBC produit des bons programmes). Je l’ai regardé avant de lire le livre et je l’ai trouvé plutôt fidèle malgré le choix de l’actrice principale qui me laisse un peu sceptique. Sinon le reste du livre, notamment l’ambiance est très bien retranscrite. En plus, c’est Richard Armitage (vous savez, Thorin dans le Hobbit ; mais en vrai, il est canonesque  🙂 )  qui joue Thornton et rien que pour ça, la série mérite d’être regardée !

Désolée je n’ai pas trouvé de bande annonce en français mais les images parlent d’elles mêmes 🙂

Le bleu est une couleur chaude – Julie Maroh

Couverture Le bleu est une couleur chaude

Note : 4.5/5

Thème : roamnce sur le thème de l’homosexualité féminine et ses tabous

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 Présentation :

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désirs et lui permettra d’affronter le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

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Mon avis :

J’ai lu cette BD dans le cadre du Baby Challenge BD de Livraddict, mon but étant de découvrir les “bests” de la BD, type de lectures que je connais très peu. Parmi les titres proposées, celui ci m’a tout de suite attirée grâce à sa couverture sobre, monochrome et mystérieuse (le personnage sur la couverture est très androgyne et on ne sait pas exactement ce qu’il faut en conclure par exemple) . Quand j’ai vu les notes générales des lecteurs, je n’ai pas hésité et je me suis jetée à l’eau.

Je n’ai pas regretté mon voyage. Les dessins par exemple. Ils sont plein d’émotion et l’aquarelle donne un côté rêveur et romantique. Presque tout est en noir et blanc sauf bien sûr le bleu des cheveux d’Emma et les dernières planches qui sont en couleur. Vous comprendrez pourquoi si vous le lisez.

Côté histoire, j’ai été séduite par la manière dont nous est présenté cette rencontre entre deux jeunes femmes et le cheminement de l’une d’elle vers la découverte de ses véritables désirs. L’homosexualité nous est présentée de manière douce et sans tabou, qui m’a beaucoup plu. L’auteur n’en fait pas des tonnes, elle nous présente simplement les sentiments naissants entre les deux jeunes femmes.

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 .La conclusion de la guenon :

Je ne le dis pas souvent des BD mais : à lire sans hésiter et sans complexes.

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Lu pour :

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Mille Femmes Blanches – Jim Fergus

Couverture Mille femmes blanches

Note : 5/5

Thème : Journal d’une femme blanche partant vivre chez les Cheyennes.

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 Présentation :

En 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du périple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des “Mille femmes” viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d’Amérique… Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l’une d’entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de soi, peuple d’adoption…

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Mon avis :

Je crois que la première fois où j’ai entendu parler de ce livre remonte à plusieurs années : 3 ou 4 ans je dirais. Une amie de la famille le lisait et me l’avait présenté sous un jour qui m’avait vraiment donné envie de le découvrir. Seulement j’avais oublié le titre et une grande partie de l’intrigue. Tout ce dont je me souvenais c’est que ça se passait dans les tribus indiennes et que c’était vu d’un point de vue féminin. Du coup quand je suis tombé sur le titre « Mille Femmes blanches » il y a quelques mois, après avoir lu la quatrième de couverture, ça a fait tilt et je n’ai pas réfléchi une seconde de plus : hop dans le panier !

Et j’ai eu bien raison ! Ce livre est un véritable coup de cœur.

Je ne suis pas amatrice des romans épistolaire et quand j’ai vu que ça commençait dans ce style là j’ai pris peur mais les lettres sont bien vites abandonnées par l’héroïne (elle ne les enverra jamais, elles lui servent d’exutoire), pour privilégier le mode journal intime. Loin d’être cucul comme l’est parfois ce genre, je suis tombée sous le charme de ce récit et de la manière dont il nous est raconté.

Nous suivons May Dodds, une femme mise dans un asile psychiatrique sans raison valable, au milieu du XIXème siècle aux USA. Pour y échapper, elle s’engage dans un programme gouvernemental : devenir la femme d’un cheyenne et vivre parmi sa tribu suite à la demande de Little Wolf, chef des tribus cheyennes, au président des USA de l’époque. Cette demande extravagante, pour intégrer le peuple indien au peuple blanc, est un fait réel. L’auteur s’en est inspiré pour construire son roman : et si la demande avait été acceptée par le gouvernement américain, comment cela aurait-il fini ?

May Dodds raconte son voyage vers les terres sauvages, les tribulations de ce petit groupe de femmes et leur vie une fois arrivée au camp indien.

J’ai aimé cette découverte des grands espaces ainsi que de faire la connaissance de toutes ces femmes volontaires, chacune pour une raison qui leur est propre. On en aime certaines dès le début, pour d’autres il faut attendre plus longtemps mais au final je me suis attachée à chacune (à part la religieuse pure et dure). Malgré leur réticence, toutes vont finir par tomber amoureuse de leur nouveau peuple. Elles vont toutes laisser tomber peut à peu leurs préjugés, et pour certaines, ce n’était pas gagné. Mais les Chevennes sont patients 🙂

Les us et coutumes des Cheyenne m’ont vraiment plu et ça me brise le cœur de savoir que ce peuple (ainsi que la plupart des tribus amérindiennes) a été anéanti en grande majorité. Ils nous sont présentés comme un peuple très tolérant et pacifique. Ils vont par exemple accueillir leurs nouvelles femmes blanches comme les leur sans distinction malgré leur « manie » d’européennes assez burlesque au début. On voit qu’ils ne jugent pas et ne considère pas comme inférieurs ceux qui sont différents d’eux.  Ils les « adoptent » vraiment. Une belle leçon d’humilité quand on voit ce que les blancs leur ont fait. Cela est très bien transcrit dans le livre et j’ai adoré découvrir, en même temps que May Dodds,  ce peuple mystérieux et digne.

Bref, à l’instar de l’héroïne, je suis tombée amoureuse au fur et à mesure de leur mode de vie. En plus l’écriture est fluide et prenante.  La narratrice est une femme cultivée et cela se ressent dans ses réflexions, ses analyses et son comportement. Enfin une héroïne que j’aime. Jim Fergus retranscrit très bien ses sentiments sans tomber dans l’excès (pas d’apitoiement de l’héroïne sur son sort qui m’aurait énervée, pas de romantisme ridicule dégoulinant qui m’aurait blasé, etc.). Bref, cela sait rester léger.

Quant à l’histoire, elle est assez simple : il s’agit de la nouvelle vie de ces femmes parmi les Cheyennes. Néanmoins à côté de ça, l’auteur a su glissé des éléments de rebondissement, notamment le changement de position du gouvernement américain vis-à-vis du projet et toutes les conséquences engendrées.

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La conclusion de la guenon :

Un livre que je pourrais que conseiller. L’histoire, si elle ne correspond pas à la vérité s’en inspire fortement et nous fait réfléchir sur le génocide des amérindiens. Un  roman très agréable à lire, passionnant et touchant.

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Lu pour :

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Le petit plus :

En flânant sur le net, j’ai trouvé un petit bijou : des planches pour l’adaptation en BD de ce merveilleux roman. Il semblerait que le projet ait été abandonné il y a plus de deux ans mais ej vous mets tout de même certaines des planches.

Je les aime beaucoup, le style de dessin de l’auteur, simple et nature me rappelle vraiment le roman.

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La forêt des damnés (La Forêt des damnés #1) – Carrie Ryan

Couverture La Forêt des damnés

Note : 2.5 /5

Thème : Une fille, un jeune homme, un autre… et des zombies qui s’échappent. On mixte. C’est prêt.

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 Présentation :

Dans le monde de Marie, il y a des vérités simples.
Les Soeurs savent toujours le mieux.
Les Gardiens protègent et servent.
Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais.
Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village.
La clôture qui les sépare de la Forêt des Damnés.
Mais lentement, les vérités de Marie s’effondrent et son monde est plongé dans le chaos.
Elle doit faire face à la vérité de la Forêt des Damnés.
Se pourrait-il qu’il y ait de la vie dans ce monde dévoré par la mort ?

Un monde post-apocalyptique peuplé de zombies, une histoire d’amour ensorcelante.

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Mon avis :

Soit c’est moi qui ai lu trop de livres du genre (héroïne rebelle/amoureuse qui vit dans un monde angoissant) et que je suis lasse soit c’est qu’il n’est pas aussi bien que toutes les critiques le laissent croire.

Quand j’ai lu la 4ème de couverture du roman j’ai été très vite attirée. A la vue des avis des lecteurs j’en attendais beaucoup et j’ai été déçue, je vous le dit tout de suite.

L’univers est intéressant et les idées avancées sont originales mais malheureusement très peu exploitées. De nombreuses questions sont soulevées sans jamais trouver de réponse, dommage car la substance était là mais à peine effleurée et sacrifiée pour mettre au premier plan du triangle amoureux. Et oui, encore… vous pouvez soupirer, je l’ai fait maintes fois moi aussi.

Mary l’héroïne m’a tout de suite agacée. Elle se veut rebelle sans l’être et est un peu cucul. Parce que oui Mary est amoureuse folle d’un garçon qui n’avait pour moi aucun intérêt, comme la plupart des personnages d’ailleurs. Oui je suis méchante mais bon je commence en avoir par dessus la tête des héroïnes gourdasse qui passent leur temps à penser amourette alors que le monde auteur d’elle est sur le point de s’effondrer. Je ne dis pas qu’il faut supprimer la romance de ce genre de livres mais dans notre cas elle a pris bien trop de place à mon gout. Et puis, c’est le retour (encore) du fameux triangle amoureux, recette qui semble fonctionner car on le voit presque à toute les sauces et la plupart des jeunes lectrices bavent devant et en redemandent (admirez, la réccurence du vocabulaire de la cuisine dans cette phrase. Oui, bon, bah faut bien s’amuser en écrivant la critique à défaut d’avoir pris plaisir à déguster le roman). Cette amourette ne m’a pas convaincue le moins du monde, la fautes aux personnages auxquels je ne me suis pas attachée pour deux ronds.  Même leur mort m’a laissé de marbre. Mary ressasse toujours les mêmes questions et on a l’impression de tourner en rond alors que l’on pourrait en savoir plus sur le monde des zombies pendant ce temps là., ce qui me semble être tout l’intérêt de cet univers.

Heureusement le roman décolle vers le milieu de l’histoire quand Mary et toute la clique parent ENFIN à l’aventure. A partir de ce moment là on est happé par l’histoire et son style fluide. Le roman souffre encore de de quelque maladresses, notamment les “je t’aime moi non plus”, mais au moins on a le droit à de l’action en parallèle et l’intrigue se déroule petit à petit. L’angoisse des la présence des zombies est de plus en plus palpable. L’idée des maisons dans les arbres m’a bien plu.
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La conclusion de la guenon :

Vous l’avez compris, je n’ai pas été vraiment séduite par ce roman. Il aurait pu être bien mieux exploité mais il reste agréable à lire… une fois… quand on est ado. Tout pile la moyenne.

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Retranscription d’une critique de 2011.

La dernier jour de ma vie – Lauren Oliver

 Note :  3.75/5 Parce que ça vaut plus que 3.5 mais pas exactement 4.

Genre : et si vous étiez une sale peste et que vous reviviez le jour avant votre mort éternellement jusqu’à ce que vous vous ouvriez les yeux sur votre comportement et essayiez de réparer les pots cassés ?

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Présentation :

Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Comment vous habilleriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour sauver votre vie ?

Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une côte de popularité illimitée.
Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt sept chances. Sept jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Sept occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure.
Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?

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Mon avis :

Je partais sans rien attendre de particulier de ce livre, dont l’histoire n’est pas des plus originale  il faut l’avouer.  Un mixte entre 7 à la maison et Demain à la une. Bref, vous voyez le tableau.

Ayant plusieurs mauvaises expériences en YA, j’avais peur de retomber dans le même style d’histoire cucul et cousue de fil blanc. La première partie du livre était plutôt semblable à ce que je m’attendais : Sam, l’héroïne, est le cliché de la fille qu’on a envie de claquer au début : belle, drôle, populaire, le copain dont toutes le filles rêvent (mais qui est en fait un gros nullos comme le sont souvent les Quaterbacks qui sortent avec les cheerleaders) mais elle en a bien trop conscience. Conséquence : elle traite les autres comme des merde, parce que c’est ça la popularité. Comme on s’en doute, alors que chaque matin elle recommence indéfiniment la même journée, celle de sa mort, elle va se rendre compte qu’elle est mesquine et va essayer de rectifier le tir. Pas forcément facile dans cette société toute formatée.

Pourtant la deuxième partie m’a agréablement surprise. Bien que très prévisible, j’ai pris plaisir à vivre des journées identiques mais pourtant tellement différentes les unes des autres. Entre la journée “fo-folle rebelle”, celle “ressourcement familial” ou encore “gentille âme dévouée”, j’ai aimé voir cette héroïne profiter de la vie et prendre conscience du plaisir de vivre, comme si elle n’avait plus rien à perdre, comme si elle allait mourir le lendemain. Ah.. mais attendez, c’est le cas en fait 😉 C’est dingue comme on ne regrette quelque chose que lorsque l’on l’a perdu.

Il y a des scènes que j’ai totalement adorées ! Je les ai trouvé magiques, douces, innocentes, sereines et pleines de folie en même temps. Une vraiment belle surprise. Et je dois aussi préciser que je ne pensais que la toute fin serait celle là.

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La conclusion de la guenon :

Le livre prend son envol sur la deuxième partie que j’ai beaucoup aimé : on suit l’héroïne faire des pas vers la maturité à coup de échec/ré-essai. Des passages très fun et d’autres très tendres. Un livre Young Adult à découvrir.

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Lu pour :

 Challenge ABC 2012

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Vous aimerez peut être aussi :

  • Journal d’une princesse – Meg Cabot
  • Quatre filles et un jean – Ann Brashares
  • La déclaration – Gemma Malley
  • Uglies – Scott Westerfield

Sans âme (le Protectorat de l’ombrelle #1) – Gail Carriger

Note : 4/5

Genre : Une Londres victorienne peuplée de vampires, loups garous, fantômes et Sans Âmes. So Steampunk

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Présentation :

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d?’me. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d?un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon ? beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures ? est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l?affaire. Des vampires indésirables s?en mêlent, d?autres disparaissent, et tout le monde pense qu?Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

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Mon avis :

Un très bon moment de lecture.  Je reconnais que j’ai été happée par l’histoire, l’héroïne m’a fait rire plus d’une fois. Son attitude « bonne éducation anglaise » donne lieu à des dialogues vraiment cocasses. Elle a du caractère, elle a de l’audace mais, elle a des manières, non mais oh ! Le roman met d’ailleurs le ton dès le début. Dès les premières pages, l’auteure nous présente une Alexia Tarabotti qui annonce la couleur : la jeune femme est attaquée par un vampire et, en toute anglaise de bonne famille, traite simplement le monsieur de « malpoli ! ». La classe anglaise victorienne, que voulez-vous. Bref, ça commençait vraiment très bien et le style décalé est un véritable délice. Parce que oui, reproduire le style du siècle en y ajoutant des scènes avec des vampires assoiffés et des loups garous enragés, ça donne un mélange unique et bourré d’humour.

Après vous avoir présenté, le style, passons à l’histoire. Alexia est un peu l’anti-héroïne  des romances normales : vieille fille, pas au top physiquement et avec une famille insupportable digne des Bennet dans Orgueil et Préjugés. Bref une mise au rancard de la bonne société londonienne. Sans parler que le Comte de Woolsey, riche célibataire, et chef de meute des loups garous de Londres accessoirement, la déteste. Bref, ça ne commençait pas top pour elle.  On est vite plongé dans l’intrigue, qui se révèle petit à petit. Elle est bien menée et on saute de révélation en révélation avec plaisir. Bien sûr il y a des choses cousues de fil blanc mais j’ai tout de même beaucoup aimé cette lecture. J’ai bien aimé l’invention des Sans Ames et des Trop d’Ames pour expliquer l’origine des créatures de la nuit. Une vision assez originale qui a su me séduire, ainsi que Le Bureau secret  de « régulation » de ces créatures, connues et acceptées dans le ce Londres uchronique.

 Les personnages sont attachants et hauts en couleur. J’ai une petit préférence pour le scandaleux vampire dandy Lord Akeldama (appelant tout le monde « mon sucre d’orge », « ma praline à la crème », « mon cornichon fleuri », euh… non pas ça. Bref vous avez saisi). Son style déjanté est adorable. On le voit presque trop peu. J’ai eu aussi un énorme coup de cœur pour le Professeur Lyall, bêta de la meute, et contrairement à son Alpha, un homme posé, réfléchi et très présentable. En un sens, il me rappelle Remus Lupin.

J’ai également aimé les personnages  principaux, Alexia Tarabotti et Conall Maccon (comte de Woolsey) mais leur personnage était un peu trop « dans le moule » à mon gout. Bon sinon, on pourra dire ce qu’on veut mais ce titre appartient bien à la BitLit, même si cette fois l’héroïne craque pour un loup garou et non un vampire. L’amourette empiète petit à petit  mais surement sur l’intrigue, il faut le reconnaitre. Parce que oui, les « Oh, oui mors-moi ! » toutes les 10 pages dans la dernière partie du roman, ça m’a saoulé au bout d’un moment, je l’avoue. Un peu de romance c’est bien, nous en servir dans des situations presque too much à toutes des rencontres des deux amoureux, c’est lourdingue !

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La Conclusion de la guenon :

Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture avec un style qui décape et des personnages vraiment sympas. Sans parler de l’univers steampunk que j’affectionne particulièrement. Un titre de la BitLit vraiment sympa et pas trop caricature BitLit même si on y retrouve des éléments du genre. Je lirai la suite avec plaisir.

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Lu pour :

Fin de série

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Lecture commune avec :

  • Sunflo
  • Michou
  • Ellcrys

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Vous aimerez peut être :

  • Neverwhere – Neil Gaiman
  • La Cité des Ténèbres – Cassandra Clare
  • Orgeuils et Préjugés – Jane Austen
  • Jonathan Strange et Mr. Norrell – Suzanna Clarke

Quand souffle le vent du Nord – Daniel Glattauer

Note : 4,5/5

Genre : naissance d’un amour par mail inattendu

Présentation :

Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant… Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

Mon avis :

Une fois n’est pas coutume, j’achète un livre « dans le vent » et c’est le cas de dire alors que c’est une histoire d’amour (vraiment pas mon genre de prédilection) et que ça fait à peine une semaine que j’en ai entendu parlé pour la première fois. Pour être honnête je l’ai vu plusieurs fois sortir dans les classements des lecteurs dans « que proposer à quelqu’un qui n’aime pas lire ? ». Si cela n’avais pas été cas, je n’aurais jamais acheté un livre dont e sujet est une histoire d’amour virtuelle (ie par échange de mails).

Verdict : j’ai adoré ! Au début je n’y croyais pas vraiment. Je me suis dit que ça allait être du genre Marc Levy sous forme de mails. Bref une amourette gnangnan.

Et bien non. Le style d’écriture est très agréable, vraiment adapté à chaque des  personnages. Et puis c’est bien écrit. Au revoir les mdr et kikoolol. C’est quand même plus beau avec des belles phrases réfléchies et bien tournée. Presque poétique par moment. Moi je dis : si un jour un mec m’écrit comme ça, moi aussi je tombe amoureuse ! 😉

Ca se ressent dans la manière d’écrire mais j’aime bien être claire : les deux « héros » sont plus âgés que la normale pour les personnages d’un  roman d’amour. A savoir environ  35 ans. C’est peut être un détail, pour moi c’est finalement ce qui fait en grande partie le charme du roman. Et qui le fait sortir des sentiers battus.

Quant au titre, il faut attendre un certain temps avant de le comprendre mais le choix est très bien trouvé !

La conclusion de le guenon :

Un très beau roman d’amour. Très original. Un  très beau style. De l’humour, du sérieux, des rires, des larmes. On vibre avec les personnages. On s’y croit. Bref, j’adore !

 

Vous aimerez peut-être aussi :

  • Soie – Alessandro Barrico
  • Entre chiens et loups – Malorie Blackman
  • La nuit des temps – René Barjavel
  • Le temps n’est rien – Audrey Niffenegger
  • The Notebook – Nicholas Sparks

Entre Chiens et Loups – Malorie Blackman

Note : 5/5

Genre : Une amitié mal vue qui se transforme en amour impossible

Présentation :

Callum m’a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m’a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J’ai fermé les yeux et je l’ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C’était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m’emmener. Au paradis. Ou en enfer.
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin…
Et s’ils changeaient ce monde ?

Mon avis :

J’ai lu ce livre il y a maintenant bien 3 ans et j’avais écrit une critique très positive, qui, quand je la relis maintenant, est à pleurer. Je vais donc essayer de faire une critique de ce nom pour ce magnifique roman qui est toujours dans mon top 10 de tous les temps depuis !

L’histoire peut sembler classique, vue et revue des millions de fois (genre de Roméo et Juliette des temps modernes) mais la magie fonctionne ! Le petit plus qui donne vraiment son originalité à l’histoire, et qui, pour ma part m’a donné envie d’acheter le livre, c’est le fait que le monde où se déroule l’histoire est divisé en 2 communautés : les blancs et les noirs, avec une animosité et une relation dominant/dominé comme dans les années 50 aux états-Unis avant le grand Martin Luther King et son I have a dream. Sauf qu’ici ce cher pasteur serait… blanc ! Et oui, c’est le monde à l’envers.

Ainsi, à travers cette histoire d’amitié puis d’amour entre 2 personnes qui ne devraient même pas se parler, on voit aussi apparaître une critique de notre société et un hymne contre le racisme.

A côté de ça, j’ai beaucoup aimé l’histoire et les deux héros, tous les deux très attachants, avec leurs qualités et leurs défauts, leurs réussites et leurs erreurs. Bref, des personnages que j’ai trouvé suprêmement réels et qu’on pourrait presque croiser dans la rue. J’ai une petite préférence pour Callum, qui a le beau rôle, il faut le reconnaître : le blanc  opprimé par la société et qui essaye de s’en sortir, d’abord par la voie classique de la bonne éducation et quand celle-ci lui est fermée, se tourne vers des moyens plus “extrémistes” pour faire entendre sa voix.

J’ai beaucoup aimé la relation que Sephy et Callum entretenait. La première partie du roman ils sont enfants puis de jeunes ados. Malgré les regards et les avis de leur famille respective ils continuent à se voir “en tant que meilleurs amis”.  Ce qui est intéressant, c’est que lecteur se rend vite compte que c’est plus que ça mais les deux héros ne semblent pas remarquer le changement progressif, comme s’ils le reniaient. C’est la deuxième partie du roman qui leur ouvrent les yeux, se déroulant quelques années plus tard. Cette deuxième partie est ma préférée, et pourtant je en suis pas une grande amatrice de romans d’amour et de chick-lit. Mais là, rien de cucul, rien de too much. Juste une belle histoire d’amour contre l’adversité.  Et avec de l’action et de l’aventure !

Je sais que certains n’ont pas aimé la fin mais pour ma part, je la trouve parfaite, très “réelle”. Je trouve que c’est justement cette fin qui donne 5 étoiles au livre et non 4.5 ! Je ne vous en dit pas plus…

Conclusion de la guenon :

Un très beau roman d’amour original et criant de vérité. La série mériterait d’être plus connue, surtout ce premier tome qui est le meilleur.

Il mérite une place dans mon top ten, et ça, ce n’est pas rien !

Même si vous n’êtes pas amateurs de romans d’amour de YA, je vous le conseille, il n’a aucun cliché des deux genres. Et si vous voulez une fin surprenante, n’hésitez plus !

 

Le petit plus :

J’avais fait un dessin il y a déjà plusieurs années de Callum et Sephy, seulement impossible de remettre la main dessus  ! Je crois que je l’ai perdu à jamais avec tous les autres dessins du carnet. Snif. Bon tout ce que j’ai pu retrouver, c’est une palette de personnages masculins favoris (datant de 2009 donc mes goûts ont bien évolué depuis) mais Callum y tient une place (admirez mes compétences de coloriage sur ordi à pleurer ^^). Saurez vous le retrouver ? 😉

 

Vous aimerez peut-être aussi :

  • Roméo et Juliette – William Shakespeare
  • La nuit des temps – René Barjavel
  • La couleur des sentiments – Kathryn Stockett
  • Hunger Games – Suzanne Collins
  • La voleuse de livres – Markus Zusak

La nuit des Temps – René Barjavel

Note : 4/5

Genre : roman d’amour sous des airs de science fiction

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Présentation

Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace…

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? “La nuit des temps”, c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné.

Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

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Mon avis

Une magnifique histoire d’amour. Un style très poétique par moment.

Elea, magnifique jeune femme retrouvée dans les glaces du pôle Nord, est la dernière survivante de son espèce. Les scientifiques veulent tout savoir de leurs coutumes mais elle n’a qu’une chose en tête : Païkan, son amour perdu qu’elle se remémore avec tristesse…

C’est un très bon livre pour lire de la science fiction même si l’on n’aime pas la science fiction. Car l’histoire principale dont on parle ici est celle d’un amour incroyable et absolu où on ne dit pas “je t’aime” mais “je suis à toi”.

J’ai adoré mais j’ai tout de même été déçue par la fin : cette histoire de bombe n’était pas du tout terrible. Je me suis grandement attachée à Eléa et à Païkan mais je n’ai pas réussi à trouver Simon, le personnage principal, intéressant à côté des 2 autres.

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La conclusion de la guenon

Je le conseille à ceux qui veulent lire une belle histoire d’amour sans tomber dans le cucul-gnangnan généralement attribué au genre. Une très belle lecture.

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca

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Vous aimerez peut être aussi :

– Entre Chiens et Loups – Malorie Blackman
–  Des fleurs pour Algernon – Daniel Keyes
– La voleuse de livres – Markus Zusak
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