La maison des miroirs – John Connolly

Couverture La Maison des Miroirs

Note : 4/5

Thème :  petit thriller qui vous fera redouter les miroir

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 Présentation :

Quelques meubles minables. Une odeur infecte. Aux murs, des miroirs, et encore des miroirs. Ici, il y a vingt ans, John Grady a tué quatre enfants. Ce n’est plus une maison, c’est un tombeau.
Et quelque chose y demeure, qui ne demande qu’à ressurgir. Chargé de surveiller cet endroit sinistre, Charlie Parker scrute les ombres… Il n’est pas seul : dehors, un homme étrange attend de recouvrir une dette. Le « Collectionneur ».
Et si le pire était à chercher de l’autre côté des miroirs ?

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Mon avis :

J’avais prévu de lire Le livre de choses perdues de cet auteur pour le challenge Irlande. Finalement je découvre sa plume à travers un Policier/Thriller. Bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection, j’ai été séduite par son petit nombre de pages. Un trajet en train et c’était réglé.

L’atmosphère pesante de la veille cabane, ancienne résidence d’un meurtrier est très bien rendue. La maison est abandonnée mais très vite plusieurs personnages pas très nets sont découverts à roder aux alentours. On les soupçonne tour à tour. Finalement ils sont tous liés d’une certaine manière mais j’ai été bluffée par le véritable coupable. On découvre au fur et à mesure que le détective privé Charlie Parker semble plus lié qu’on ne le croit et cela fait remonter en lui des moments douloureux.

La maison joue très bien son rôle d’endroit où il ne fait pas bon traîner surtout de nuit. Le coup des miroirs partout à l’intérieur où des ombres semblent passer fait vraiment froid dans le dos. Le final est particulière saisissant. On se croirait devenu fou.

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La conclusion de la guenon :

Au final un petit thriller pas déplaisant et bien angoissant comme certains les aiment. Le roman est cependant très court (trop ?) et semble une introduction au personnage de l’inspecteur Parker. Une bonne introduction au genre je suppose.

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Lu pour :

  globreaderschallenge > Connecticutt

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Rebecca – Daphne du Maurier

Couverture Rebecca

Note : 2.5/5

Thème :  réflexion et enquête sur le mystère de la première Mme de Winter, en apparence la femme parfaite…

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 Présentation :

Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman – popularisé par le film d’Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine – dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d’une étrange rivalité entre une vivante – la nouvelle madame de Winter – et le fantôme d’une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude. Du grand art que l’écriture de Daphné du Maurier, qui signe là un véritable chef-d’oeuvre de la littérature du XXe siècle, mi-roman policier, mi-drame psychologique familial bourgeois.

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Mon avis :

Enfin la critique de ce roman bien connu sur la blogosphère. Je n’ai pas été autant déduite que la majorité car cette histoire, je dois avouer. En fait, je dois dire que je me suis assez souvent ennuyée.

Comme je viens de le dire le gros point noir du livre, c’est sa lenteur. Je trouve qu’on met extrêmement longtemps avant de rentrer dans le vif du sujet. Le personnage de Rebecca accapare assez vite l’esprit de la narratrice, la nouvelle épouse de Mr De Winter. L’ancienne épouse est mentionnée deux trois fois par les autres personnages à mot couverts mais rien de mirobolant de qui pique vraiment la curiosité je trouve. La narratrice est hantée les ¾ du roman par la vision de Rebecca, qu’elle s’est inventée, c’est-à-dire la femme et la maitresse de maison parfaite. Pourtant j’ai trouvé qu’elle se faisait trop de films, que son esprit vagabondait trop sur cette épouse morte que cela ne le méritait. Du coup la narratrice s’enferme dans sa peur de ne pas être à la hauteur, sans raison vraiment valable. Bref, moi et l’héroïne ça n’a pas été le grand amour. Je l’ai trouvé trop « victime » et pas assez active.

Bien sûr, comme on pouvait s’y attendre, Rebecca n’est pas aussi parfaite qu’on le croyait. Cela est suggéré une première fois lorsque les deux jeunes époux se retrouvent à se promener sur la plage et pénétrer dans la maison de pêche de la première Madame de Winter. La révélation du vieux pêcheur simple d’esprit qui les informe aurait mérité d’être plus creusée, mais non, on en reste là. La narratrice ne réalise pas. Dommage car c’était un endroit plein de souvenirs et très symbolique, presque angoissant. S’il y avait un endroit ou développer cette ambiance oppressante, c’était là. Mais non. Si ce point avait été utilisé à bon escient par l’auteur, peut être aurais-je mieux aimé le reste de l’histoire.

La deuxième partie du roman est plus intéressante. Il s’agit de la révélation sur le secret de Rebecca et l’enquête de police qui mène l’inspecteur à sou sonner Mr de Winter du meurtre de sa première femme. La, l’ambiance est plus palpable. On se demande comment ils vont s’en sortir et quelles révélations vont encore être mises à jour.

Finalement une première partie qui  m‘a ennuyée à mourir (même si je suppose que l’idée était de jouer sur l’ambiance opprimante du fantôme de Rebecca –eh bien la mayonnaise n’a pas du tout pris avec moi) mais la deuxième partie a relevé le niveau (pourtant je ne suis pas fan de policier, c’est dire si j’étais d’espérée qu’il se passe enfin quelque chose). La toute dernière phrase du roman est surement la plus intéressante du roman. On finit donc en beauté (ouf).

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La conclusion de la guenon :

Grosse déception pour moi attendait énormément de ce livre souvent salué par la critique. J’ai eu du mal à accrocher avec la lenteur de l’histoire, surtout dans la première partie. Une deuxième partie bien plus intéressante. Une super fin. En résumé, la moyenne quoi.

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Lecture commune avec Mina sa critique. (Désolée ma Mina pour le temps de postage de la critique)

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Lu pour :

https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img96/1695/classiquebadge.png challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013 globreaderschallenge > Côte Ouest de l’Angleterre

L’Affaire Jane Eyre – Jasper Fforde

Note : 5/5

Thème : Enquête dans un passé alternatif et décalé pour sauver les classiques de la littérature

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 Présentation :

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

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Mon avis :

J’ai vraiment été transportée par cette histoire décalée, plein d’humour, d’aventures et… de dodos ! Je découvre à travers ce livre et l’auteur et le genre de l’uchronie et j’ai adoré les deux. Je pense que je re-testerai  (les deux aussi 🙂 )

On suit les péripéties de Thursday Next (je me suis beaucoup amusée avec les noms donnés aux personnages de ce livre), une vétérante de  guerre fonceuse et qui n’a pas sa langue dans sa poche, travaillant au service de l’état chez les OpéSpec dédiés à la littérature, les LittéraTech.

Tout d’abord j’ai adoré l’univers déjanté créé par l’auteur. On nous décrit un monde où le culte des classiques littéraires a remplacé celui de la religion (LE grand débat sur la paternité des œuvres de Shakespeare est un sujet inépuisable), où le Royaume-Uni (qui n’est plus royaume mais une république) est en guerre depuis plus de 100ans en Crimée, où l’on peut faire des sauts dans le temps (si on est habilité bien sûr), où le clonage est à disposition de tous dans les supermarchés (le Dodo est un animal de compagnie très prisé) et où la technologie permet de provoquer une explosion digne de Tchernobyl avec une simple arme à feu. Bref, si on ne nous affirmait pas qu’on est dans les 70, on se croirait dans les années 2100…

Dans cette réalité altérée, évolue notre héroïne casse-cou, qui bientôt devra faire face au Grand Méchant (avec majuscule SVP parce qu’il mérite le titre) Achéron Hadès, un homme qui fait le mal par plaisir… et qui a la particularité de ne pas mourir sous les balles et troubler la vision de la réalité de ses ennemis qui le prendront par exemple pour une vieille dame sans défense (alors qu’en réalité le type en face d’eux ressemble à une armoire à glace). Il découvre que l’oncle de Thursday a inventé un petit bijou : une machine permettant de rentrer dans un livre et d’en modifier son contenu. Achéron s’attèle la tache de changer la fin des grandes œuvres littéraires du monde connu rien que pour bien faire chier les adeptes. Il commence par un manuscrit de Dickens et tue un personnage secondaire, ce qui provoque  l’ire des puristes et un sacré boulot chez les LittéraTech. Thursday se charge personnellement de l’enquête pour sauver son oncle, fait prisonnier par Achéron. Ses alliés : un collègue débutant, un chasseur de vampire et… Mr Rochester !

Les situations, l’humour, les caricatures, la dérision qui se dégagent de se livre font qu’on ne peut s’empêcher d’adorer.  Et pour ne rien gâcher, l’histoire est menée tambour battant, avec une héroïne qui a le punch et un univers original qui en séduira plein d’un.

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La conclusion de la guenon :

Un livre que je conseille, truffé d’humour et au style assez décalé mais plaisant. Entre la science-fiction, le policier, la fantasy et le roman humoristique, cette enquête vous fera traverser l’espace-temps et la limite entre la réalité et la fiction !

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013

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Le petit plus :

En exclusivité, voici le poème cité en début du roman “The Daffodils” de Wordsworth, où au cours du roman la tante de Thursday a été enfermée par Achéron. Je vous le met en anglais car je le trouve plus mélodieux.

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
and twinkle on the Milky Way,
They stretched in never-ending line
along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:
A poet could not but be gay,
in such a jocund company:
I gazed—and gazed—but little thought
what wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

Cartographie des nuages – David Mitchell

Note : 4.5/5

Thème : 6 histoires. 6 époques. 6 héros. 6 destins croisés.

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 Présentation :

Adam Ewing est un homme de loi américain, embarqué à bord d’une goélette partie de Nouvelle-Zélande et faisant route vers San Francisco, sa ville natale. Il n’a rien à voir avec Robert Frobisher, lequel, un siècle plus tard, se met au service d’un compositeur génial pour échapper à ses créanciers. Ni l’un ni l’autre ne peuvent connaître Luisa Rey, une journaliste d’investigation sur la piste d’un complot nucléaire, dans la Californie des années 70. Ou Sonmi~451, un clone condamné à mort par un État situé dans le futur. Pourtant, si l’espace et le temps les séparent, tous ces êtres participent d’un destin commun, dont la signification se révèle peu à peu. Chaque vie est l’écho d’une autre et revient sans cesse, telle une phrase musicale qui se répéterait au fil d’innombrables variations.

Mon avis :

J’ai découvert avec le film. J’avais adoré cette histoire très originale ni ne rentre dans aucun genre particulier, pour la simple et bonne raison qu’elle met à point d’honneur à varier les styles !

Ce roman, c’est le destin de 6 personnes liés au fil des générations par une étrange marque de naissance en forme d’étoile. Mais s’il ne s’agissait que d’une marque corporelle… non ! En fait chacun à leur façon, les personnages principaux vont essayer de changer le monde ou en tout cas de bouleverser les préjugés, d’aller là ou personne n’osait aller avant eux.

C’est un véritable pavé. J’adore. Mais ça peut faire peur. A tous les réticents je dirai que vous n’aurez pas l’impression de lire un roman mais six d’un coup !  L’auteur varie tous les styles et tous les genres, s’adaptant à l’époque dont il est question. Car on n’écrit pas de la même façon en 1850 (date approximative de la première histoire, celle de Jonathan Ewing) et en 2300 et des brouettes (dernière histoire, post apocalyptique). Vocabulaire, tournure de phrase, personnalité du héros (droit, discret, volage, audacieux, réticent, arrogant, culoté, etc. ) tout est adapté pour donner à chaque historiette son identité propre.

L’auteur donne aussi différents tons à chaque aventure et il manie tous les genres à la perfection : on commence par un récit de voyage, puis on enchaine avec un romance dramatique, une enquête policière, une comédie (ma préférée !), de la dystopie et on finit par du post-apocalyptique.

Les histoires sont emboitées les unes dans les autres, comme des babas russes. Le livre est en forme de miroir : au milieu de chaque histoire, ça coupe et on enchaine sur la suivante. Pile au moment le plus intéressant bien sûr. Il faut donc attendre la dernière page  pour connaitre le fin mot de l’aventure de Jonathan Ewing.

Même si chaque histoire semble indépendante l’une de l’autre et avoir son style propre, les liens entre chacune d’elle sont ténues. D’ailleurs chaque histoire est racontée et « léguée » d’une façon ou d’autre autre pour être retrouver plus tard dans l’histoire suivante. J’ai d’ailleurs aimé le fait que l’auteur choisisse un support de « transmission » différent à chaque fois. On a donc un journal de bord pour Jonathan Ewing, qui sera retrouvé et lu par Robert Forbisher, le musicien qui relatera ses aventures à son seul véritable amour dans des lettres. Lettres qui seront découvertes par la journaliste Louisa Rey lors de son enquête. Les découvertes de cette dernière seront relatées dans un manuscrit transmis à Timothy Cavendish pour l’éditer. Les aventures de ce vieux bonhomme seront quant à elle portées à l’écran et visionnées des années plus tard par la serveuse (presque) automate Sonmi -451. Zachry et Meronym pour leur part mettrons la main sur l’enregistrement du discours final de cette dernière. Et pour finir, l’histoire de Zachary sera racontée sous frome de témoignage oral aux petits de sa tribus.

Je le disais plus haut et j’insiste sur ce point particulier de roman car il fait sa force : les personnages « du destin » semble être liés entre eux par une force invisible, comme s’ils étaient des réincarnations successives. Plus que leur motivation à faire changer les choses, ils ont parfois des visons ou des sensations de jà vu de certaines scènes… que leur « double de destin » a vécu ! Et bien sûr, il y a cette fameuse musique, « Cartographie des Nuages », composé par Robert Forbisher si envoutante et profonde !

Je tiens tout de même à préciser que pour ceux qui ont vu le film il y a certaines différences assez notoires. Notamment l’âge de certains personnages principaux. Le cinéma a enjolivés certaines choses (ne vous attendez pas à une histoire d’amour à Neo Séoul) mais reste sur d’autres très fidèle allant jusqu’à retranscrire presque mot pour mot des dialogues !

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La conclusion de la guenon :

J’ai passé un très bon moment avec ce livre si particulier qui m’a vivre des aventures très différentes les unes des autres et éprouver beaucoup d’émotion.  J’ai aimé tous les personnages et apprécié leur histoire, chacune pour une raisons différentes. Tous essayent de changer le monde ; tenter l’aventure LA grande, là où personne n’est jamais allé avant eux. C’est comme un cycle qui se répète et une mentalité d’acier pour chaque personnage que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Petite préférence pour l’histoire de Timothy Cavendish où je me suis tordue de rire (bien que ce soit celui qui ait le moins fait pour « l’humanité » parmi les héros.  Je conseille le vivement.

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Lecture commune avec ColdtrollBouquinettePetite Fleur, Amanite

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Le petit plus :

C’est un bon résumé ! Cliquez pour découvrir les subtilités de l’histoire en grand

La Prime (Stéphanie Plum #1) – Janet Evanovich

Note : 4/5

Genre : nouvelle chasseuse de primes sur talons hauts cherche à coffrer un flic pro en cavale pour payer son loyer. Et les biscuits de son hamster. Si infos sur un certain Joe Morelli, composez le 555-132-456.

Présentation :

 Adieu froufrous, adieu dentelles. La lingerie, c’est fini. Stéphanie Plum, trente ans, n’a plus de boulot. Sa télé est au clou, son frigo est vide et elle se désespère. Heureusement, il y a son cousin Vinnie ! Il dirige une agence de cautionnement et cherche un chasseur de primes… Elle décroche le job et se retrouve sur les traces de Joe Morelli, un flic accusé de meurtre. Un malin, un dur, un séducteur… D’ailleurs, ce ne serait pas le même Joe Morelli qui l’a séduite et abandonnée lorsqu’elle avait seize ans ? Une raison de plus pour le retrouver !

” Stépahnie Plum a de l’humour, de la spontanéité, du bagou, de la rancune. Du charme, quoi ! ” Dinah Brand

Mon avis :

Des fous rires. Beaucoup de fous rires. C’est ce que je retiendrai de ce premier tome des aventures de l’apprentie chasseuses de prime, Stéphanie Plum. Une lecture vraiment agréable qui me réconcilie presque avec les romans policier, dont je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas fan en général !

Disons que j’ai vu beaucoup d’avis positifs sur cette série policière et je me suis laissée tentée parce qu’on disait qu’il y avait de l’humour, et comme je cherchais une lecture légère, je me suis dit, banco !

Je ne regrette pas mon choix, j’ai vraiment été séduite par ce roman, dont je n’attendais vraiment pas beaucoup, à la limite de chick-lit et du policier. Deux genres qui ne sont pas trop mon truc d’habitude mais mixés ensemble c’est vraiment sympa.

Je me suis vraiment attachée à cette héroïne, pas mal maladroite, pal mal déterminée, un peu rancunière et carrément poisseuse mais drôle, des fois (souvent) sans le vouloir et c’est ça qui fait son charme.

J’ai été assez séduite par le fait que ça soit pas le grosse bombasse, la fille super sexy, la copine parfaite (d’ailleurs je ne sais pas qui est la fille sur la couverture, mais en tout elle ne ressemble pas à Stéphanie Plum !). Oui elle a de la répartie mais à côté elle est quand même des fois à côté de la plaque.  Mais avec du cran. J’adhère.

D’ailleurs, les hommes ne s’y trompent pas, surtout le flic en cavale qu’elle est censé retrouver… et qui passe plus de temps à la retrouver elle, qu’elle lui. Bah oui, c’est qu’elle débute la petite, et franchement il a presque pitié d’elle. Leurs rencontres sont toujours extrêmement drôles. Ce séducteur ne manque pas de lui rappeler leur amourette 15 ans plus tôt rien que pour la faire enrager. Et ça marche. Mais malgré la rancune et la prime si elle le ramène, notre héroïne sur talons hauts hésite à le dénoncer. Non parce qu’elle est amoureuse (ouf, d’ailleurs, ça change !) mais parce qu’elle le trouve presque sympa, qu’il protège son cul mine de rien et que de toute façon elle n’a aucune chance de coffrer toute seule. Alors ils passent un marché…

C’est léger, c’est bien mené, on essaierait presque de devenir chasseur de primes (si on n’a pas peur des bosses, des gros bras, armés ou non, des heures sans bouger dans une bagnole pourrie en plein soleil et des escapades dans les bennes à ordures) et j’aime beaucoup les crapahutages de Stéphanie dans sa petite ville de banlieue dans le New Jersey. L’intrigue y est essentiellement concentrée et on commence à la connaitre comme notre poche, comme si on y vivait, et ça met dans l’ambiance !

La conclusion de la guenon

J’espère ne pas vous en avoir trop révélé mais en tout cas pour moi ça été une lecture de franche rigolade sans être niaise pour autant. Je pense acheter le deux, vous imaginez !

 

Lu pour :
Challenge ABC 2012

 

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Le Parfum – Patrick Süskind

Note : 5/5

Genre : Bienvenue dans le laboratoire des odeurs, mais méfiez-vous de ce qui n’en a pas…

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Présentation

L’histoire abominable et drolatique de Jean-Baptiste Grenouille a déjà fait rire et frémir, en quelques mois, des centaines de milliers de lecteurs allemands et italiens. La voilà, en somme, réimportée en France, puisque c’est ici qu’elle se passe, à Paris et en Provence, en plein XVIII siècle.

Ce vrai roman, ce roman d’aventures, est aussi un merveilleux conte philosophique à la Voltaire. Il y est d’ ailleurs beaucoup question d’essences…

“Car l’odeur était sœur de la respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci ; ils ne pouvaient se défendre d’elle, s’ils voulaient vivre. Et l’odeur pénétrait en eux jusqu’à leur cœur et elle y décidait catégoriquement de l’inclinaison et du mépris, du dégoût, de l’amour et de la haine. Qui maîtriserait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes.”

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Mon avis

Les critiques encensaient ce livre. J’ai vu le film, je l’ai trouvé grandiose. Alors pourquoi avoir attendu presque 5 ans pour lire le livre ? Bonne question en effet car une fois que je l’ai ouvert, je ne l’ai plus lâché.
Au dos du livre on lit une critique de presse disant « Dans ce livre, chaque page sent. Chaque page a une odeur ». J’ai envie de lui donner raison. Je dirais même que c’est un excellent résumé.
L’histoire est diablement originale mais le mieux c’est la manière d’écrire et de décrire tout ce qui se passe par les odeurs. le résultat est juste superbe.
La tournure de l’écriture est si bien tournée que je n’ai pas réussi à détester Grenouille au cours du livre. On pardonne presque les désirs et les manies ce tueur en série sans foi ni loi autre que celle de créer un merveilleux parfum car comment agirions-nous si nous étions nés avec ce don qui fait fuir les autres sans qu’ils le sachent ?

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La conclusion de la guenon

Une fois n’est pas coutume, je laisse la parole à lehane-fan qui a écrit une merveilleuse conclusion à ce livre :

“Livre à la fragrance millésimée.
Cueillez-le , sentez-le , humez-le à vous en étourdir .
Ayez du flair , du nez , du tarin , ne passez pas à coté !
J’ajouterais qu’à ce prix , un tel parfum , dont l’arome n’a d’égal que la générosité , en est presque indécent…
La perfection olfactive a un prix et pour ce faire , votre vie , aux yeux de Grenouille , n’en a aucun !”

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Le petit plus :

Pour vous donnez un avant-gout, voici la bande annonce du film, qui, bien que n’arrivant pas à la cheville du livre (comment transcrire cette explosion d’odeurs ?) n’est reste pas moins fidèle et fascinant.

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Lu pour :
challenge-des-100-livres-chez-bianca Challenge ABC 2012

 

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– Le fantôme de l’Opéra – Gaston Leroux
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