Rebecca – Daphne du Maurier

Couverture Rebecca

Note : 2.5/5

Thème :  réflexion et enquête sur le mystère de la première Mme de Winter, en apparence la femme parfaite…

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 Présentation :

Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman – popularisé par le film d’Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine – dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d’une étrange rivalité entre une vivante – la nouvelle madame de Winter – et le fantôme d’une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude. Du grand art que l’écriture de Daphné du Maurier, qui signe là un véritable chef-d’oeuvre de la littérature du XXe siècle, mi-roman policier, mi-drame psychologique familial bourgeois.

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Mon avis :

Enfin la critique de ce roman bien connu sur la blogosphère. Je n’ai pas été autant déduite que la majorité car cette histoire, je dois avouer. En fait, je dois dire que je me suis assez souvent ennuyée.

Comme je viens de le dire le gros point noir du livre, c’est sa lenteur. Je trouve qu’on met extrêmement longtemps avant de rentrer dans le vif du sujet. Le personnage de Rebecca accapare assez vite l’esprit de la narratrice, la nouvelle épouse de Mr De Winter. L’ancienne épouse est mentionnée deux trois fois par les autres personnages à mot couverts mais rien de mirobolant de qui pique vraiment la curiosité je trouve. La narratrice est hantée les ¾ du roman par la vision de Rebecca, qu’elle s’est inventée, c’est-à-dire la femme et la maitresse de maison parfaite. Pourtant j’ai trouvé qu’elle se faisait trop de films, que son esprit vagabondait trop sur cette épouse morte que cela ne le méritait. Du coup la narratrice s’enferme dans sa peur de ne pas être à la hauteur, sans raison vraiment valable. Bref, moi et l’héroïne ça n’a pas été le grand amour. Je l’ai trouvé trop « victime » et pas assez active.

Bien sûr, comme on pouvait s’y attendre, Rebecca n’est pas aussi parfaite qu’on le croyait. Cela est suggéré une première fois lorsque les deux jeunes époux se retrouvent à se promener sur la plage et pénétrer dans la maison de pêche de la première Madame de Winter. La révélation du vieux pêcheur simple d’esprit qui les informe aurait mérité d’être plus creusée, mais non, on en reste là. La narratrice ne réalise pas. Dommage car c’était un endroit plein de souvenirs et très symbolique, presque angoissant. S’il y avait un endroit ou développer cette ambiance oppressante, c’était là. Mais non. Si ce point avait été utilisé à bon escient par l’auteur, peut être aurais-je mieux aimé le reste de l’histoire.

La deuxième partie du roman est plus intéressante. Il s’agit de la révélation sur le secret de Rebecca et l’enquête de police qui mène l’inspecteur à sou sonner Mr de Winter du meurtre de sa première femme. La, l’ambiance est plus palpable. On se demande comment ils vont s’en sortir et quelles révélations vont encore être mises à jour.

Finalement une première partie qui  m‘a ennuyée à mourir (même si je suppose que l’idée était de jouer sur l’ambiance opprimante du fantôme de Rebecca –eh bien la mayonnaise n’a pas du tout pris avec moi) mais la deuxième partie a relevé le niveau (pourtant je ne suis pas fan de policier, c’est dire si j’étais d’espérée qu’il se passe enfin quelque chose). La toute dernière phrase du roman est surement la plus intéressante du roman. On finit donc en beauté (ouf).

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La conclusion de la guenon :

Grosse déception pour moi attendait énormément de ce livre souvent salué par la critique. J’ai eu du mal à accrocher avec la lenteur de l’histoire, surtout dans la première partie. Une deuxième partie bien plus intéressante. Une super fin. En résumé, la moyenne quoi.

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Lecture commune avec Mina sa critique. (Désolée ma Mina pour le temps de postage de la critique)

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Lu pour :

https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img96/1695/classiquebadge.png challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013 globreaderschallenge > Côte Ouest de l’Angleterre

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Notre-Dame-Aux Ecailles – Mélanie Fazi

Notre-Dame-aux-Écailles

Note : 4/5

Thème :  recueil de nouvelles à la limite entre la réalité et l’imaginaire

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 Présentation :

Saviez-vous qu’à Venise, qui vole des soupirs encourt la vengeance de la ville ? Connaissez-vous vos plus sensuelles métamorphoses, lorsque vous êtes loup, lorsque vous devenez lionne ? Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ?
Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme et des lieux les plus hantés : une villa qui palpite de vies enfuies, l’océan dont certains ne reviennent plus tout à fait humains, ou encore ce train de nuit qu’empruntent ceux qui cherchent l’oubli…
Mais attention : de ces voyages intimes et inquiétants, on ne rentre pas indemne.

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Mon avis :

Je reviens ENFIN après un mois d’absence sur la blogoshère avec une critique d’un recueil lu il y a plus d’un mois maintenant mais que j’avais beaucoup apprécié. Je voulais le lire depuis longtemps, mon intérêt piqué par les ambiances troubles et étranges qui semblaient être le mot d’ordre de ces nouvelles.

Je n’ai pas été déçue sur ce point ! Mélanie Fazi a un don pour rendre fascinant, sensuel, déstabilisant et un brin angoissant des lieux connus de tous en y injectant quelques touches de surnaturel et de mystère.

Dans toutes les nouvelles, la limite entre la réalité et l’imaginaire est floue et souvent dévoilée au fur et à mesure. Tout commence normalement puis vient s’insérer un fait étonnant qui s’affirme de plus en plus et se dévoile totalement à la fin de la nouvelle. De quoi recommencer à croire aux fantômes, et autres esprits ! L’auteure aime jouer avec nos émotions et quelques fois nos peurs. Des nouvelles assez psycho en fin de compte, qui brouille pas mal notre vision de la réalité.

La Cité travestie : La belle ville de Venise semble habitée par une âme qui vole des soupirs et demande un tribu à ceux qui les prennent à sa place.  Récit d’un voleur de Soupirs… La ville romantique par excellence nous apparaît sous un autre jour, qui fait légèrement froid dans le dos.

En forme de dragon : Une des nouvelles avec lesquelles j’ai le moins accrochée. Les dessins d’un père d’une petite filles disparaissent au son d’une musique qui se fait entendre tous les soirs. Une seule façon de l’arrêter : trouver le dessin qui correspondra à la musique, sera son essence même, transcrite sur une feuille de papier.

Langage de la peau : Très courte nouvelle qu’on peine à cerner jusqu’à ce qu’on arrive vers la fin. Le mythe du loup garou revisité (en tout cas c’est mon interprétation, à vous de vous faire la votre) Maître mot : laisser parler vos instincts animaux.

Le Train de Nuit : une de mes nouvelles favorites du recueil bien que ce soit une des plus sombres : Une femme monte à bord du Train de Nuit, le train de ceux qui veulent quitter la réalité, laisser leur vie derrière, en un mot oublier. A elle se présentera plusieurs choix : rester dans le train de nuit et sombrer dans un sommeil infini comme la plupart des passagers, redescendre ou errer éveillée dans le train jusqu’à ce que son choix soit arrêté.

Les Cinq Soirs du Lion : Une jeune femme se retrouve face à son animal totem : un lion. Elle doit plonger au fond d’elle même pour comprendre cette signification, faire un travail sur elle même, plonger dans ses souvenirs. Résoudre l’énigme… Une nouvelle plutôt étrange sur la force de l’inconscient vis à vis de nos souvenirs.

La Danse au bord du fleuve : encore une nouvelle que j’ai beaucoup aimé. Rien de plus à ajouter qu ce qu’en donne le résumé : “Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ?” Nouvelle très sensuelle. Enjoy.

Villa Rosalie : une nouvelle assez fraîche par rapport aux autres du recueil : un homme est le gardien d’une villa dont chaque pièce contient l’âme d’une femme. Nous partons à la découverte de leurs gouts et de leur personnalité grâce au tour de la maison que le narrateur effectue.

Le Nœud Cajun : Surement la nouvelle qui devient la glauque au fur et à mesure qu’on avance. Au début simple fait peu anodin, plus on avance plus on se rend compte qu’il se passe des choses pas nettes. Le thème n’est pas le plus original du recueil mais c’est certainement la fin la plus oppressante ! Il s’agit d’une famille d’un village d’Alabama qui commence à perdre les pédales lorsque la femme, enceinte jusqu’au yeux, arrive à terme de sa grossesse. Vaudou, démon et boucle dans le temps au programme. Aussi une nouvelle que j’ai beaucoup appréciée.

Notre Dame Aux Écailles : une femme se trouve une ressemblance frappante avec une statue du jardin de ses beaux parents. Je n’ai pas trop accrochée avec cette nouvelle, qui donne son nom au recueil.

Mardi Gras : Dans la ville ravagée de La Nouvelle Orléans, après le passage d’un ouragan, la fête bat son plein. Au cœur de la foule, des personnes masquées  vous entraînent dans les endroits sombres de la ville, loin des lumières de la fête. Dans les quartiers les plus ravagés, ne semblant habités que par des fantômes. Une nouvelle agréable, bien qu’assez prévisible (la seule !). Seule l’identité des Masques est restée longtemps un mystère.

Noces d’écume : Après une journée de pêche, 4 hommes se transforment peu à peu en êtres de l’eau, ne vivant que pour la mer et ne semblant plus se soucier de rien ni même se rendre compte du reste du monde qui les entoure.  De loin la nouvelle la plus dérangeante à mon gout (surement une question de ressenti, je suis sure que ça ne sera pas l’avis de tout le monde). Elle m’a mise franchement mal à l’aise. J’ai été contente en arrivant à la fin.

Fantômes d’épingles : Une jeune femme se rend compte qu’elle ne ressent plus la moindre émotion, ni même de la tristesse lors de la mort de son ami d’enfance. Elle incrimine une poupée dans laquelle elle plantait, plus jeune, une épingle à chaque fois qu’elle était triste… La nouvelle que j’ai le moins aimé. Assez déprimante.

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 La conclusion de la guenon :

Recueil plutôt sombre finalement, cela ne m’a pas empêché de beaucoup l’apprécier pour son originalité et sa subtilité. Soyez prêts à vous jeter dans des eaux troubles ! Une très belle écriture, tout en subtilité et très poétique.

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Lu pour :

globreaderschallenge >Venise (La Cité Travestie), Espagne (La danse au bord du fleuve), Alabama (le Noeud Cajun), La Nouvelle-Orléans (Mardi Gras)

L’Etrange disparition d’Esme Lennox – Maggie O’Farrell

Couverture L'étrange disparition d'Esme Lennox

Note : 3.5/5

Thème :  secret et honte de familles mis à jour 50 ans après le drame

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 Présentation :

A Edimbourg, un asile ferme ses portes, laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec effroi l’existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de l’isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du souvenir d’une enfance douloureuse ? De l’amitié naissante des deux femmes émergent des secrets inavouables ainsi qu’une interrogation commune : peut-on réellement échapper aux fantômes de son passé ?

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Mon avis :

J’ai lu ce livre car pensais retourner dans une ambiance comme dans le film The Magdalene Sisters, traitant de la vie de jeunes filles dans des couvents de ‘redressement’ où elles se sont retrouvées pour avoir fait un clin d’oeil à un jeune homme ou pire, après avoir été violée. Mais en fait ce livre ne détaille pas cette vie, bien qu’il y  ait pas mal de suggestions à la vie dans ces ‘asiles d’aliénés’.

L’histoire se centre principalement sur ce qui a conduit une vieille femme à se retrouver dans cet asile pour 50 ans… et que sa famille ait totalement caché son existence. La petite nièce de cette femme va faire sa connaissance et la sortir du vieil établissement. Elle est étonnée de la bonne santé d’esprit de la vieille femme et au cours des discussions des deux femmes, on apprend l’histoire d’Esme Lennox.

L’histoire alterne entre des chapitres se déroulant lors de la jeunesse d’Esme et d’autres centrés sur Iris, la petite nièce. Ceux dans le passé ne sont pas dans l’ordre ce qui permet de brouiller les pistes. Mais avec un peu d’imagination et une lecture acérée, on perce le secret assez vite. En tout cas ça été mon cas. Donc pas de grandes surprises de ce côté là. Ce qui est intéressant c’est la psychologie des personnages, notamment la soeur d’Esme, que je trouve très intéressante. Comment quelqu’un de bien peut basculer dans la mesquinerie en gros pour garder la face. Et j’ai aussi beaucoup apprécié la fraîcheur et la spontanéité de la jeune Esme. D’ailleurs trop pour l’époque, car cela lui causera des ennuis.

Un autre point que j’ai trouvé intéressant et qui est en filigrane dans ce roman : l’effet miroir entre Esme et Iris. C’est à peine perceptible et le lien n’est pas dit explicitement mais si on se fie à la psychologie des personnages, on se rend compte que le secret de famille a eu une répercutions inconsistante sur la vie d’Iris. C’est peut être moi qui analyse trop ou qui voit trop de liens mais je suis presque sure que c’était l’intention de l’auteur car elle met un point d’honneur à nous décrire certains points de la vie d’Iris qui ne semblent pas en lien avec l’intrigue principale. Or je pense que cela n’est pas fait au hasard car si on regarde bien, Esme comme Iris entretiennent des relations très étrange avec leur fratrie, souvent fausses et mensongères pour ‘sauver les apparences’. Dans les deux cas la soeur (pour Esme) et le frère (pour Iris) se sont aussi cachés derrière un époux/épouse en carton pour essayer de se convaincre eux même qu’ils mènent un vie on ne peut plus normale. Je ne vous en dis pas plus. Si jamais vous avez lu le livre, dites moi si vous avez ressenti la même chose. Et si vous ne l’avez pas lu, prêtez attention à ce point durant votre lecture 😉

Dommage par contre que cet aspect ne soit pas plus mis en lumière. Dommage également que le pot au rose se devine aussi facilement.

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 La conclusion de la guenon :

Un bon livre sur les secrets de famille et leur répercutions. Il est aussi un bon témoignage de la vision étriquée et abusive de cette époque vis à vis des femmes particulièrement. Une lecture agréable.

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Lu pour :

 abc2013 globreaderschallenge >Ecosse

Cartographie des nuages – David Mitchell

Note : 4.5/5

Thème : 6 histoires. 6 époques. 6 héros. 6 destins croisés.

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 Présentation :

Adam Ewing est un homme de loi américain, embarqué à bord d’une goélette partie de Nouvelle-Zélande et faisant route vers San Francisco, sa ville natale. Il n’a rien à voir avec Robert Frobisher, lequel, un siècle plus tard, se met au service d’un compositeur génial pour échapper à ses créanciers. Ni l’un ni l’autre ne peuvent connaître Luisa Rey, une journaliste d’investigation sur la piste d’un complot nucléaire, dans la Californie des années 70. Ou Sonmi~451, un clone condamné à mort par un État situé dans le futur. Pourtant, si l’espace et le temps les séparent, tous ces êtres participent d’un destin commun, dont la signification se révèle peu à peu. Chaque vie est l’écho d’une autre et revient sans cesse, telle une phrase musicale qui se répéterait au fil d’innombrables variations.

Mon avis :

J’ai découvert avec le film. J’avais adoré cette histoire très originale ni ne rentre dans aucun genre particulier, pour la simple et bonne raison qu’elle met à point d’honneur à varier les styles !

Ce roman, c’est le destin de 6 personnes liés au fil des générations par une étrange marque de naissance en forme d’étoile. Mais s’il ne s’agissait que d’une marque corporelle… non ! En fait chacun à leur façon, les personnages principaux vont essayer de changer le monde ou en tout cas de bouleverser les préjugés, d’aller là ou personne n’osait aller avant eux.

C’est un véritable pavé. J’adore. Mais ça peut faire peur. A tous les réticents je dirai que vous n’aurez pas l’impression de lire un roman mais six d’un coup !  L’auteur varie tous les styles et tous les genres, s’adaptant à l’époque dont il est question. Car on n’écrit pas de la même façon en 1850 (date approximative de la première histoire, celle de Jonathan Ewing) et en 2300 et des brouettes (dernière histoire, post apocalyptique). Vocabulaire, tournure de phrase, personnalité du héros (droit, discret, volage, audacieux, réticent, arrogant, culoté, etc. ) tout est adapté pour donner à chaque historiette son identité propre.

L’auteur donne aussi différents tons à chaque aventure et il manie tous les genres à la perfection : on commence par un récit de voyage, puis on enchaine avec un romance dramatique, une enquête policière, une comédie (ma préférée !), de la dystopie et on finit par du post-apocalyptique.

Les histoires sont emboitées les unes dans les autres, comme des babas russes. Le livre est en forme de miroir : au milieu de chaque histoire, ça coupe et on enchaine sur la suivante. Pile au moment le plus intéressant bien sûr. Il faut donc attendre la dernière page  pour connaitre le fin mot de l’aventure de Jonathan Ewing.

Même si chaque histoire semble indépendante l’une de l’autre et avoir son style propre, les liens entre chacune d’elle sont ténues. D’ailleurs chaque histoire est racontée et « léguée » d’une façon ou d’autre autre pour être retrouver plus tard dans l’histoire suivante. J’ai d’ailleurs aimé le fait que l’auteur choisisse un support de « transmission » différent à chaque fois. On a donc un journal de bord pour Jonathan Ewing, qui sera retrouvé et lu par Robert Forbisher, le musicien qui relatera ses aventures à son seul véritable amour dans des lettres. Lettres qui seront découvertes par la journaliste Louisa Rey lors de son enquête. Les découvertes de cette dernière seront relatées dans un manuscrit transmis à Timothy Cavendish pour l’éditer. Les aventures de ce vieux bonhomme seront quant à elle portées à l’écran et visionnées des années plus tard par la serveuse (presque) automate Sonmi -451. Zachry et Meronym pour leur part mettrons la main sur l’enregistrement du discours final de cette dernière. Et pour finir, l’histoire de Zachary sera racontée sous frome de témoignage oral aux petits de sa tribus.

Je le disais plus haut et j’insiste sur ce point particulier de roman car il fait sa force : les personnages « du destin » semble être liés entre eux par une force invisible, comme s’ils étaient des réincarnations successives. Plus que leur motivation à faire changer les choses, ils ont parfois des visons ou des sensations de jà vu de certaines scènes… que leur « double de destin » a vécu ! Et bien sûr, il y a cette fameuse musique, « Cartographie des Nuages », composé par Robert Forbisher si envoutante et profonde !

Je tiens tout de même à préciser que pour ceux qui ont vu le film il y a certaines différences assez notoires. Notamment l’âge de certains personnages principaux. Le cinéma a enjolivés certaines choses (ne vous attendez pas à une histoire d’amour à Neo Séoul) mais reste sur d’autres très fidèle allant jusqu’à retranscrire presque mot pour mot des dialogues !

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La conclusion de la guenon :

J’ai passé un très bon moment avec ce livre si particulier qui m’a vivre des aventures très différentes les unes des autres et éprouver beaucoup d’émotion.  J’ai aimé tous les personnages et apprécié leur histoire, chacune pour une raisons différentes. Tous essayent de changer le monde ; tenter l’aventure LA grande, là où personne n’est jamais allé avant eux. C’est comme un cycle qui se répète et une mentalité d’acier pour chaque personnage que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Petite préférence pour l’histoire de Timothy Cavendish où je me suis tordue de rire (bien que ce soit celui qui ait le moins fait pour « l’humanité » parmi les héros.  Je conseille le vivement.

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Lecture commune avec ColdtrollBouquinettePetite Fleur, Amanite

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Le petit plus :

C’est un bon résumé ! Cliquez pour découvrir les subtilités de l’histoire en grand

Le jardin des Secrets – Kate Morton

Note : 5 /5

Thème : Roman à trois voix entre passé et présent sur la quête du jeune femme à propos de ses origines

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 Présentation :

Une enfant abandonnée
Sur un bateau en partance pour l’Australie, une petite fille de 4 ans se cache, terrorisée. Elle ne doit pas parler, pas bouger. Elle attend la conteuse, une femme mystérieuse qui lui a assuré qu’elle reviendrait. Mais le navire lève l’ancre et la conteuse n’est pas revenue…

Un terrible secret
La nuit de son vingt-et-unième anniversaire, une bouleversante révélation change la vie de Nell à jamais. Des années plus tard, elle part en Angleterre, à la recherche de ses origines…

Un étrange héritage
À la mort de sa grand-mère, Cassandra hérite d’un mystérieux cottage en Cornouaille dont le jardin secret pourrait bien apporter les réponses au mystère d’une petite fille abandonnée…

Mon avis :

J’adôôre ! Depuis que j’ai lu L’ombre du Vent et plus tard Le Treizième compte, je me suis découvert une passion pour les romans où les héros mène une quête initiatique ou identitaire en replongeant dans le mystère de leur passé. Le Jardin des Secret appartient à ce genre qui me plait de plus en plus.

Étonnamment, je ne suis pas fana des romans policiers ou d‘enquête à l’état pur mais j’ai été séduite par la quête de Cassandra sur les origines de sa grand-mère Nell, adoptée très jeune après avoir été retrouvée seule dans le port de Brisbane.

Les chapitres alternent entre le point de vue de trois femmes : Cassandra tout d’abord, à notre époque, Nell qui nous raconte le début de sa quête sur ses origines dans les années 70 et finalement Eliza, une jeune femme  du début du XX siècle surnommée « la conteuse » dont le destin est étroitement lié aux deux autres.

Tout commence quand Cassandra, après la mort de sa grand-mère, hérite d’une petite valise ayant appartenue à la défunte. Elle y trouve à l’intérieur une énigme à résoudre : celle des origines de sa grand-mère. Les seuls indices sur ses vrais parents se trouvent dans cette fameuse valise, dont un fameux livre de conte écrit par une certaine Eliza Makepeace. Cette enquête la mènera en Cornouailles, dans le grand et majestueux domaine de Blackhurst, rempli de mystère et de souvenir.

Les chapitres s’entremêlent ensuite intelligemment entre les 3 époques pour faire avancer l’intrigue petit à petit et mener finalement à la découverte finale : qui sont les parents de Nell et pourquoi ont-ils abandonné leur fille ? Je n’ai pas été le moins du monde surprise par la révélation finale que je flairais depuis presque le début mais en tout cas j’ai été séduite par le déroulement de l’intrigue et la vie extraordinaire d’Eliza, la vraie héroïne du roman selon moi.  Cette femme a une personnalité vraiment remarquable ! Elle est d’abord présentée comme une personne dont on ne sait que trop pense : est-elle bonne ou mauvaise ? Si au départ on ne sait pas les intentions de la « conteuse », il devient clair au fur et à mesure qu’elle est la ‘gentille âme rebelle’ de l’histoire même si son rôle dans le passé de Nell reste jusqu’à la fin LA grande question.

Je suis tombée amoureuse de Blackhurst et de ses habitants, qu’ils soient amicaux ou antipathiques. J’adore vraiment cette image de la vieille Angleterre mystérieuse. Le cadre est vraiment magique et propice aux enquête sur les secrets cachés.

En plus de ça, le style de l’auteur est vraiment agréable et fluide. Il nous plonge dans cet univers et nous donne envie de nous fondre dans le décor. Le déroulement de l’intrigue est magnifiquement bien mené. Les retours dans le passé sont placé judicieusement, exactement au bon endroit pour nous permettre d’illustrer l’avancement de l’enquête de Cassandra (ou Nell). Les chapitres de Nell et Cassandra eux, nous donnent envie d’en découvrir toujours un peu plus, de percer tous les nouveaux secrets qui arrivent les uns après les autres.

Je ferais tout de même un petit reproche qui n’est pas lié au roman mais à l’édition. J’ai repéré pas mal de fautes de frappe (au moins 5-6, et à mon avis je ne les ai pas toutes vues). C’est assez agaçant surtout pour une édition aussi répandue que Pocket. C’est la première fois que je trouve ça dans un de leurs romans, ce genre de bourde étant plutôt la spécialité de Points… Bref, parfois ça pique les yeux ! 🙂

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La conclusion de la guenon :

Un magnifique livre qui nous plonge dans les secrets familiaux au cœur d’une Angleterre du début du XXème siècle. Une très belle plume et une histoire envoûtante et mystérieuse. A se procurer de toute urgence !

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Lu pour :

https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img705/7075/contemporainbadge.png

Le treizième Conte – Diane Setterfield

Note : 5/5

Genre : Entre roman à énigmes et Jane Eyre…

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Présentation :

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l’écart du monde, s’est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd’hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l’invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l’imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité. Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

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Mon avis :

Waouh, bravo, j’ai adoré et je n’ai pas réussi à lâcher le livre avant une heure avancée de la nuit à chaque jour de lecture.

Il était depuis longtemps dans ma PAL et je ne regrette pas de l’en avoir sorti pour la lecture commune organisée par LivrAddict car ce livre est vraiment sensationnel ! J’ai tout aimé : les personnages, l’ambiance, l’écriture, l’intrigue, bref, tout.

Ce livre est atemporel, dans le sens ou on est incapable de dire si la rencontre entre Maragaret, la biographe amateur, et Miss Winter, l’écrivain à succès mais oh combien mystérieuse,  se déroule à notre époque ou il y a plusieurs décennies. Ça peut paraître un détail mais pour moi ça fait partie de l’ensemble de l’ambiance mise en place dans le livre : on brouille les pistes et les repères.

Ambiance au manoir d’Angelfield….

Ah, comme j’aime ces petits villages anglais reclus et pleins de mystère où se déroule l’histoire… enfin les 2 histoires en fait. Car oui, il y en a deux imbriquées l’une dans l’autre. Première histoire : Margaret Lea est engagée pour faire la biographie de Miss Winter alors que celle-ci se bornait depuis le début de sa carrière à mener les journalistes sur des fausses pistes, leur inventant des histoires sur sa vie passée, insinuant que les contes étaient bien plus intéressants que la vérité. Mais à l’aube de sa mort, l’écrivain veut pour une fois dire la vérité. Deuxième histoire : celle que Miss Winter raconte à Margret. La vérité sur sa vie et celle de sa famille, de riches anglais semblant venir du siècle passé avec un arrière-gout de Jane Eyre et des Hauts de Hurlevent (ces livres sont d’ailleurs souvent cités au cours du roman !), qui vivaient reclus dans leur manoir d’Angelfield et que tout le monde évitait car ils étaient bizarres. Vous l’aurez deviné cette histoire, c’est le treizième conte.

Et quel conte ! Une histoire hors du commun, des fois à faire froid dans le dos. J’ai tout de suite été envoûtée par le conte qu’elle nous raconte. Un conte étrange, sombre et hors du commun, sur lequel plane une brume permanente. Mensonges ou vérité ? La biographe part à la quête aux informations sur le lieu où prit place cette histoire mais attention aux révélations et aux manoir hantés !

 «Croyez-vous aux histoires de fantômes Miss Lea ? ». C’est ce que demande Miss Winter à notre héroïne lors de leur première rencontre. Question pas tout à fait anodine car le treizième conte est empli de secrets, de morts, des survivants, de disparus dans laisser de traces et… de fantômes.

Et les personnages : waouh ! Tous très complexes, atypiques et des fois bien dérangés, ce qui donne une ambiance proche des films d’épouvante par moment. J’ai adoré.

Tout au long du roman l’auteur sème des indices pour lever le voile sur la vie de Miss Winter pleine d’interrogation, mais de façon si subtile que j’ai été énormément surprise du dénouement ! Une fin grandiose, qui en surprendra plus d’un !

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La conclusion de la guenon

 Entre roman gothique, mystère, à énigme et de fantôme, dans une Angleterre reculée du monde où rien n’est interdit, pourvu qu’on se cache bien, Le Treizième Conte est à ne pas louper ! J’adoré cette ambiance secrète, étrange et en même temps pleine de belles surprises. Les personnages sont à l’image du reste. Un coup de cœur pour ma part ! Foncez et lisez-le !

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Lecture Commune LivrAddict

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Vous aimerez peut-être :

  • Les Hauts de Hurlevent – Emily Brontë
  • L’ombre du Vent – Carlos Ruiz Zafon
  • La Voleuse de Livres – Markus Zusack
  • Les Enfants du Crépuscule – Serge Brussolo
  • Jane Eyre – Charlotte Brontë

Sleepy Hollow, La légende du Cavalier sans tête – Washington Irving

Couverture

Note : 3,5/5

Genre : dans un village bien  tranquille et bucolique où l’on croit aux histoires de fantômes, on finit toujours par en croiser un.

Présentation :

A la fin du XVIIIe siècle, un vallon ensommeillé sur les bords de l’Hudson où vit une paisible communauté d’origine hollandaise… La légende qui s’y colporte d’un fantomatique cavalier furieux vient à menacer la quiétude de ses habitants. On raconte qu’il décapite dans sa course folle tous ceux qu’il rencontre, et lui-même serait sans tête… Sur un ton parodique, Washington Irving (1783-1859) brocarde un rêve américain qui tourne rapidement au cauchemar. La Légende du Cavalier sans tête constitue un surprenant mélange d’enchantement et de fantastique. Tim Burton s’est approprié cet univers pour en donner une version très noire dans son dernier film, Sleepy Hollow.

Mon avis :

On m’avait prévenue : il ne fallait pas que je m’attende à retrouver l’ambiance du film de Tim Burton, qui soit dit en passant, j’adore. En effet je n’ai pas retrouvé grand chose de similaire à part le nom du lieu (Sleepy Hollow = Val Dormant, pour les nuls en anglais ^^), le nom du personnage principal (juste le nom hein, pas la personnalité ni tout le reste) et le fantôme : le cavalier sans tête.

Pour le reste, si vous voulez retrouver l’enquêteur déluré joué par Johnny Depp ou encore l’atmosphère d’angoisse et de meurtres inexpliqué du film, passez votre chemin. En fait, vous aurez tout simplement l’impression de lire une autre histoire, ou alors peut être une de ces apparitions passées légendaires qu’on attribue au Cavalier sans Tête dans le film.

Ichabod Crane, jeune maître d’école paisible du Val Dormant, ultra-superstitieux et aimant se promener dans les environs de son école, tombe amoureux de la belle Katrina Van Tessel, fille du plus riche fermier du coin. Enfin il tombe surtout amoureux de sa fortune et de la belle maison familiale. Bref, un brave garçon mais quand même bien opportuniste  Son plus grand rival pour le coeur de la belle : le grand, fort et doux comme un grizzli Brom Van Blunt. Comment Ichabod va réussir à séduire la belle ?

Voila, vous avez lu les trois quarts de la nouvelle, d’environ 50 pages en tout. Cela étant dit je dois avouer que j’ai trouver ce tout petit ouvrage trop mignon : un mini format vraiment de poche. Comme on dit, tout ce qui est petit est mignon.

Vous vous rappelez de cette scène dans le film où de nuit, Ichabod est pourchassé par le cavalier sans tête près d’un petit pont, non loin de la demeure des Van Tessel ? Oui ? Bien. Ca sera la seule apparition “mystique” du cavalier que Tim Burton aura repris dans son film, pour la simple et bonne raison que c’est le seule du livre. J’ai attendu ce moment tout le long de la nouvelle et il faut dire que l’ambiance glaciale et à faire froid dans le dos est assez bien rendue par Irving. Je regrette seulement que ce ne soit que la seule petite aventure à se mettre sous la dent.

La conclusion de la guenon :

A côté de ça, le style d’Irving est agréable, avec des petite touches d’humour d’époque. Ses personnages et les lieux sont sympathiques, même malgré leur défauts. Bref une lecture agréable mais qu’il ne faut surtout pas comparée au film sinon, on est forcément déçu. Pris à part c’est une bonne petite nouvelle bien ficelée mais qui ne mérite peut être pas l’étiquette fantastique-horreur. Une fin plutôt sympathique.

 

Le petit plus :

Allez, rien que pour le plaisir  je vous mets la bande annonce du film, qui est tout simplement géniale et dans la lignée des films de Tim Burton : gothique, sombre mais en même temps plein d’humour et décalé.

 

Lu pour :

Challenge ABC 2012

 

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La Saga Harry Potter – J. K. Rowling

Harry Potter : Les 7 années

Note générale : 5/5

Genre : un petit binoclard bien connu prend des cours de magie dans un château en Ecosse nommé Poudlard, école de sorcellerie pour mages et sorciers

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On ne présente plus Harry Potter. D’ailleurs c’est tellement connu que je ne me suis même jamais fatiguée à écrire aucune critique sur cette saga. Mais finalement, je me suis dit qu’il restait encore d’irréductibles lecteurs qui n’avaient pas tenté l’aventure et que je ferais peut être mieux de donner mon petit avis. Et aussi en hommage à LA série de mon adolescence.

J’ai eu la chance de grandir avec Harry Potter. J’ai lu le premier tome quand j’avais 12 ans. Cette même année je lisais les tomes 2 et 3. Puis le quatre s’est fait un peu attendre : j’avais 13-14 ans. 15-16 ans pour le 5 et ainsi de suite. Bref à quelques mois près j’ai toujours eu l’âge d’Harry. Et c’est un sacré avantage. On se reconnait en lui. C’est le bon ami. Le super copain de classe. Le gentil élève qui ne s’en sort pas si mal et, malgré sa célébrité, ça ne lui donne pas la grosse tête. Il est bon pour voler sur un balai (on l’envie !), sympa, aidant, pas super beau gosse, pas super drôle, juste le bon pote, quoi. Il est droit dans ses bottes et défend ses idées mais il n’est jamais vraiment provocateur (enfin jusqu’à la crise d’adolescence mais que voulez-vous, on est tous passés par là…). Et pourtant, il pourrait en avoir des occasions vu la pelletée de gens qui lui en veulent tout au long de ces 7 tomes !

Le Trio : Hermione Granger, Harry Potter et Ron Weasley

Et le petit sorcier à lunettes avec une cicatrice en forme d’éclair en a séduit plus d’un ! Même s’il est finalement rarement le personnage préféré, il a su captiver les foules pendant 7 longs livres que les lecteurs s’arrachaient à la sortie, après 10 heures de queue devant les librairies. Ah, quelle aventure !

Jamais aucune saga n’avait autant ensorcelé les gens. Pourtant, en y regardant bien, le style n’est pas digne de Shakespeare. Ce n’est pas du Tolkien non plus. C’est juste une bonne histoire où tout est bien dosé, sans en faire trop dans quoi que ce soit. Une série qui plait à tout le monde en somme.

L’univers est fouillé, il joue sur les légendes et mythes (les farfadets, les loups garous, les dragons, les géants, les sorciers bien sûr et bien d’autres). Tout est bien réfléchi. Dans  chaque tome, Harry et Ron et Hermione, ses amis de toujours, ont une espèce d’énigme à résoudre. Tout est bien imbriqué.  On se prend au jeu. L’intrigue est bien ficelée et on cherche à tout dénouer. Le dénouement, toujours dans les 3-4 derniers chapitres est toujours riche en rebondissements et en révélations, levant le voile sur les interrogations semées tout au cours du roman. Et toutes ces révélations nous fascinent, on en veut plus, on veut tout savoir (qui n’a jamais rêvé de passer quelques temps avec les maraudeurs par exemple ?). Sans parler des jeux de mots avec les noms des personnages ou des touches d’humour bien dosé de temps en temps. On sent que JKR s’amuse à faire plein de clins d’œil et, mine de rien, de nous donner des indices sur ses personnages.

Le Trio, donc, enquête tout en suivant des cours de sortilèges, métamorphose ou encore le très redouté cours de Potions avec un des personnages les plus mystérieux et intriguant du monde l’imaginaire : le Professeur Rogue, le Maître des Potions, comme il est si bien nommé dans un titre de chapitre du premier tome.

Personnellement, si j’ai autant aimé Harry Potter, c’est grâce à Poudlard. Ce château est magique, et c’est le cas de le dire ! Son ambiance, ses passages secrets, ses quatre maisons, ses fantômes, ses profs, tout est génial ! Si seulement il pouvait exister, si seulement je pouvais un jour fouler ce sol dallé, quelques dragées de Bertie Crochue dans ma poche, des livres de magie dans mon sac, une baguette dans une main, un balai volant dans l’autre et un chapeau pointu sur la tête. Si seulement je pouvais sortir sur la pointe des pieds la nuit, passer devant la Grosse Dame sans la réveiller, guetter que personne ne rode sur mon trajet grâce à la carte du maraudeur et partir explorer le château, tendre un piège un Rusard et finir en beauté en prenant le passage de la Sorcière Borgne pour faire une excursion à Honeydukes ou encore délaisser les murs du château pour flâner au clair de lune dans le parc, avec le reflet de la lune sur le Lac.

Allez, avouez, vous en avez tous rêvés, non ? 😉

Après cet avis général, je vous propose un petit résumé made in me suivi d’un avis sur chacun des tomes.

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Harry Potter à l’école des sorciers (tome 1)

Le professeur Dumbledore, directeur de Poudlard. Un génie un peu fou mais un génie.

Harry est maigrichon, mal coiffé, a des lunettes rafistolées, une cicatrice en forme d’éclair sur le front et se fait brutaliser par son affreux cousin. Bref, ça commençait pas top pour lui.  Jusqu’au jour de son 11ème anniversaire où, après moult péripéties, il arrive enfin à lire la première lettre de sa vie qui lui est adressée : Harry est un sorcier. Ce qui expliquerait pourquoi les pulls rapetissaient quand il  ne voulait pas les mettre, pourquoi il s’était retrouvé sur le toit de l’école comme par magie en voulant échapper à des gamins enragés ou encore pourquoi un serpent avait fondu sur son gros cousin après que la vitre du terrarium ait mystérieusement disparue. Tout s’explique. Enfin presque : pourquoi on ne lui a pas dit avant !? Parce que tonton et tata sont des crétins, mais des peureux jaloux surtout ! Enfin bref, notre petit Harry apprend en plus qu’il est célèbre dans tout le monde de la magie parce qu’il a survécu au plus grand mage noir de tous les temps : Voldemort. Et ça à l’âge de… 1 an. C’est un petit précoce. Notre Survivant apprend aussi qu’il doit continuer ses études à l’école de sorcellerie : Poudlard. Il se retrouve donc au château de Poudlard et là, l’aventure commence ! On découvre avec enchantement les quatre maisons, la cabane du géant Hagrid le gardien des clés de Poudlard ; les cours de sortilèges, de métamorphose et bien autres. Et puis il y a le professeur Rogue qui ne peut pas le voir, et on se demande pourquoi. Le malicieux et déjanté directeur de l’école : Dumbledore. Et puis tous les autres : professeurs, élèves, fantômes, hiboux… troll ! Oups, celui-là, ce n’est pas normal. Ca sent Voldemort à plein nez, ça. Harry et ses nouveaux meilleurs amis Ron et Hermione comptent bien éclaircir tout ça.

Une première aventure très réussie qui donne le ton et le rythme. L’ambiance est géniale. On s’en délecte. On rêve d’être Harry pour pouvoir découvrir ce château comme lui.

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Harry Potter et la chambre des secrets (tome 2)

La Potion de Polynectar d’Hermione contenait un poil de chat. Aïe.

Harry repart pour Poudlard pour la deuxième fois de sa vie. Mais cette fois, il arrive par la voie des airs, en voiture volante. Que voulez-vous, il faut bien trouver une solution, quand on loupe le train… Et ce n’est que le début des mauvaises nouvelles : bientôt on retrouve des habitants du château pétrifiés (tous d’ascendance moldue, comme par hasard…) avec un message sanglant sur le mur « La chambre des secrets a été ouverte. Ennemis de l’héritier de Serpendard, prenez garde ! ». On en apprend  alors une belle sur Poudlard, le genre d’histoire qui sent vraiment mauvais : ce n’est pas la première fois que ça arrive. La dernière fois il y avait fini par avoir un mort. Il faut résoudre ce mystère et savoir où se trouve la chambre des secrets. Etant donné qu’on l’a cherché pendant des siècles sans jamais la trouver, c’est pas gagné. Le trio commence son enquête par le bout qui lui semble le plus simple : trouver l’héritier de Serpentard.

Dans ce tome, plus sombre que le premier, on en apprend plus sur Voldemort et sa façon de procéder : en séduisant les gens puis en les mettant à sa botte de force. Une technique efficace s’il en est. Et très machiavélique surtout. De belles découvertes sur les secrets du château et de ses fondateurs. JKR revisite le mythe du Basilic, et on accroche. La magie continue d’opérer même si personnellement c’est un des tomes avec lequel j’ai le moins accroché. Peut-être est-ce dû à l’absence d’Hermione une bonne partie de l’histoire. Mine de rien, ses petites réflexions de première de classe manquent.

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Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (tome 3)

Le Professeur Remus Lupin. Le meilleur professeur d’Harry en DCFM de sa scolarité.

Azkaban, ce n’est pas Alcatraz, mais presque. D’ailleurs j’entends comme une similarité dans les sons, pas vous ? 😉 Parce que sur l’ile d’Azkaban sont enfermé les plus dangereux sorciers. Dont un certain Sirius Black, celui qui  a « vendu » les Potter à Voldemort voilà presque 12 ans. Et ce cher monsieur s’est évadé ! C’est une première. Et ce n’est pas cool pour Harry, ça. Tout le monde pense qu’il va vouloir finir le travail. Pendant ce tome, notre petit héros en apprend plus sur ses parents et leurs années à Poudlard. Une quête d’identité pour notre héros, dont le plus grand rêve est de connaitre sa famille.

J’aime beaucoup l’ambiance et il y a de belles découvertes dans ce tome, notamment la carte du maraudeur, donc les passages secrets… qui ne sont plus si secrets que ça pour qui détient la carte, Pré-au-Lard, le village exclusivement sorcier à deux pas de Poudlard (il est magnifique sous la neige, comme le rend assez bien le film), les animagi, les hippogriffes ou encore le retourneur de temps. Bref de belles aventures dans et autour du château qui se révèle de plus en plus sous nos yeux émerveillés. Les incontournables sont toujours là  pour notre plus grand plaisir : les minauderies de Draco, les punitions de Rogue ou encore les matchs de Quidditch. Et puis il y a les petits nouveaux : le chevalier du Catogan (plus pompeux tu meurs), le professeur Trealawney (bien perchée celle-là), Remus Lupin, le nouveau professeur de défense contre les forces du mal (on se souviendra tous de son cours sur les épouventards) ou encore le fameux Sirius Black (malin, sombre, dangereux et presque séducteur : yeah baby). Bref que du bonheur dans ce tome, où Voldemort nous laisse souffler une année sans voir sa tronche 😉 Pour moi c’est le meilleur tome de la série.  Je l’ai lu une dizaine de fois je pense !

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Harry Potter et la coupe de feu (tome 4)

Le grand final, dans le cimetière de Little Hangleton

Attention : au milieu de ce tome, vous aurez lu la moitié des aventures d’Harry Potter. Et oui, déjà… Bon alors que nous a concocté de bon JKR ? Une coupe de monde de Quidditch. Mmmmh pas mal. Qui finie avec la marque des ténèbres dans le ciel, avec une foule en panique. Aaaah, mieux ! Ça commence sur les chapeaux de roues. Voldy ne perd pas son temps pour nous rappeler que, non, il n’a pas pris sa retraite et qu’il se porte d’ailleurs de mieux en mieux : et oui, cette marque, symbole de Voldemort et de ses toutous n’était pas apparue depuis 13 ans ! Après cette petite mise en bouche, le trio reprend le chemin de Poudlard pour la quatrième fois, où cette année un événement hors du commun aura lieu : le Tournoi des Trois Sorciers. Il y aura donc des visiteurs d’autres écoles pour leur tenir compagnie : les élèves de l’école de Dumstrang, en Bulgarie et ceux de Beauxbâtons, en France. Un de chaque école sera  désigné part la Coupe de Feu pour représenter son école. Mais petit hic : 4 noms sortent, dont un est celui d’Harry, sans que celui-ci ait même déposé son nom ! Ça sent la magie noire de haut niveau. Ca plus la marque des ténèbres, plus de doute pour Harry : Voldy prépare un mauvais coup. Mais pour beaucoup d’autres c’est juste le célèbre Harry Potter qui veut défendre son titre de plus célèbre sorcier de l’école.  En tout cas, bon gré, mal gré, les règles sont claires : Harry devra participer au tournoi.

Premier tome qui dépasse les 500 pages et ce n’est pas pour ça que l’on s’ennuie ou se lasse. C’est même le contraire : on raffole de ces nouvelles aventures et péripéties. Cette année, Harry va devoir affronter pour la première fois les vrais coups de gueule avec ses amis de toujours et survivre (bon ça ce n’est pas nouveau) à trois épreuves pour sorciers bien plus qualifiés que lui. Il devra compter sur la main aidante de ses amis pour s’en sortir. On découvre aussi une autre facette du monde magique : et oui, il ne s’arrête pas à la frontière de la Grande Bretagne ! Des scènes cultes dans ce tome (Malfoy, la merveilleuse fouine bondissante !). Les épreuves du Tournoi sont diversifiées et… on se prend au jeu. Un final grandiose qui nous fait retenir notre souffle. Voldemort n’a jamais été aussi menaçant !

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Harry Potter et l’ordre du Phénix (tome 5)

Tonks, Auror et Métamorphomage : elle a la particularité de changer d’apparence à volonté ! Trop classe !

Voldemort est de retour, pour vous jouer un mauvais tour. Afin de préserver le monde de la dévastation et de rallier tous les peuples à sa nation. Afin d’écraser l’amour et la vérité… OK OK j’arrête. Harry doit donc être encore plus protégé qu’avant et le mage noir doit être arrêté avant que ça ne soit trop tard. Une organisation secrète, sous l’égide de Dumbledore, revoit le jour presque 15 ans après sa dissolution, du temps de la première apogée de Voldemort : L’Ordre du Phénix. Son QG ? 12 Square Grimmaurd, à Londres, la Noble et Ancienne Maison des Black (Toujours Pure). Harry y retrouve tous ses grands alliés des tomes précédents : la famille Weasley, Hermione, Remus Lupin, Sirius, des Aurors (en gros les agents d’élite du FBI Magique) et… Serverus Rogue, à son plus grand dam. Les serviteurs de Voldemort reviennent : ils s’échappent d’Azkaban, le Ministère de la Magie nie le retour du Mage Noir et accuse Harry de mensonge. Il faut faire vite. A Poudlard, ce n’est pas la joie non plus : le nouveau professeur de défense contre les forces du mal est une horrible bonne femme qui adore le rose et les chatons et qui « inspecte » l’école, ou pour parler plus clairement qui est mandatée par le Ministère pour contrôler l’école. Et le pire dans tout ça c’est qu’Harry fait vraiment des rêves très étranges sur Voldemort. Il est sûr qu’il concocte encore un mauvais coup.

Mon deuxième tome préféré de la série. L’Armée de Dumbledore, la pensine, les arrivées de Tonks, Luna Lovegood ou encore Kingsley sont les bienvenues. On s’éloigne de temps en temps de Poudlard pour visiter d’autres endroits cultes du monde magique : l’hôpital sainte Mangouste, le Ministère de la Magie ou encore Poudlard au moment des Maraudeur (un passage culte pour tout fan de HP qui se respecte). On est toujours autant happé par l’intrigue et on ne lâche plus ce pavé de plus de 1000 pages. Seul petit bémol : Harry fait sa crise d’ado et on a franchement envie de le tarter parfois !

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Harry Potter et  le prince de Sang mêlé (tome 6)

Rogue et Narcissa Malefoy scellent un Serment Inviolable pour protéger Draco.

Bon ça y est, Voldemort est de retour et cette fois, tout le monde est d’accord là-dessus. Ses serviteurs sont de nouveau de service et il y a même des petits nouveaux, dont un certain Draco Malfoy. Il y a des protections partout. Dumbledore vient chercher lui-même Harry chez lui. Poudlard est surveillé de concert par les Détraqueurs et les Aurors. Ambiance.  Et comme si ça ne suffisait pas, Rogue a ENFIN eu le poste qu’il convoitait depuis des années : celui de Défense contre les Forces du Mal. Sachant qu’il fait partie des fidèles de Voldemort, ça fait peur. On se demande ce qui est passé par la tête du directeur. Heureusement, le cours de Potions est plus chaleureux du coup : un nouveau prof, anciennement à la retraite, a repris du service : Horace Slughorn. Et c’est dans son cours qu’Harry tombe sur un vieux grimoire ayant appartenu à un certain Prince de Sang Mêlé, un petit génie des potions, mais aussi, Harry le découvrira, de la magie noire…

Je n’ai pas trop accroché avec ce tome. Enfin tout est relatif. C’est quand même un Harry Potter donc du très bon travail. Seulement, il y a quelque chose qui m’a gêné dans ce tome, je ne saurai dire quoi, car en y réfléchissant, il est très bon. Les souvenirs de Tom Jedusor, les petites amourettes, les ensorcellement à Pré-au-Lard, les fêtes au club de Slug et les excursions de nuit sont de mises et on garde un bon rythme tout du long, pour finir en apothéose dans une grotte maléfique. J’ai bien aimé en apprendre davantage sur le grand méchant de l’histoire mais aussi découvrir des personnages sous un autre jour tels que Dumbledore, Draco, Rogue ou même Tonks.

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Harry Potter et les reliques de la mort (tome 7)

Le Médaillon de Serpentard essaye de tenter Ron

Première année d’Harry hors de Poudlard. Bouh, le sécheur ! Il faut dire qu’il a tous les sbires de Voldy aux trousses et Poudlard est tombé sous leur joug depuis la mort de Dumbledore. Ron et Hermione l’accompagne bien sûr. Ensemble, ils vont essayer de détruire tous les fragments d’âme que Voldemort a caché dans des objets, les Horcruxes. Commence une longue quête en solitaire (enfin à trois, quoi), en fugitif. Visites au Ministère de la Magie, campement dans les bois, loin de tout, visite à Godric’s Hollow, là où tout a commencé, chez Luna, chez les Malfoy, dans les fins fonds de Gringotts et bien d’autres. Voici quelques échantillons des aventures que le trio va suivre.

Ce dernier tome est de loin le plus sombre. Beaucoup l’ont trouvé long et chiant, surtout sur la première partie, ça n’a pas été mon cas. J’ai été un peu énervée par l’inaction d’Harry parfois mais quand il y a de l’action, il y a de l’action ! Et ces moments de pauses étaient les bienvenues. J’avais vraiment peur que Poudlard me manque mais en fait, non. Finalement j’ai apprécié faire le tour des lieux magiques, leur faire un  dernier adieu avant LA fin et lever le voile sur toutes les questions amassées au cours des tomes. A la fin, je suis triste que ça soit fini mais les bonnes choses ont toujours une fin. Ce dernier tome clôture à merveille les aventures du petit sorcier, qui n’est d’ailleurs plus si petit, on s’en rend compte. Snif, nostalgie, quand tu nous tiens. Par contre je trouve cette fin trop édulcorée ! Et puis les prénoms des gosses, non mais franchement ! En plus Harry a un peu beaucoup de cul, il faut le dire. A part ça, j’ai adoré !

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Mon classement des tomes par ordre de préférence :

  1. HP et le prisonnier d’Azkaban (T.3)
  2. HP et l’ordre du Phénix (T. 5)
  3. HP et les reliques de la mort (T.7)
  4. HP et la coupe de feu (T.4)
  5. HP à l’école des sorciers (T.1)
  6. HP et la chambre des secrets (T.2)
  7. HP et le prince de sang mêlé (T.6)

Artistes : palnkviria13Hito, Midget525, Makani, LunaLouise, Mad42SamChyringaPrydester

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Lus pour : 

challenge-des-100-livres-chez-bianca

Coraline – Neil Gaiman

Note : 5/5

Genre : Conte initiatique où les souris dansent, les chats parlent et les parent sont un peu flippants…

Présentation :

Coraline est une petite fille d’une dizaine d’années qui aime par-dessus tout explorer.  Elle et sa famille viennent d’emménager dans un nouvel appartement et elle s’ennuie terriblement; ses parents sont toujours occupés, ils voudraient lui faire manger de la nourriture qu’elle n’aime pas et surtout, elle s’ennuie terriblement.  Pendant l’une de ses missions d’exploration, elle découvre que l’une des portes de la maison, celle qui donnait auparavant sur un mur de brique, semble soudain l’amener quelque part.  Elle se retrouve alors dans l’exacte reproduction de son appartement, où une dame qui se dit son autre mère l’accueille.  Ces autres parents ont tout leur temps pour Coraline… sauf que leurs yeux sont un peu étranges…

Mon avis :

Les meilleurs romans ne sont pas forcément les plus longs. Le Petit Prince, Soie et bien d’autres le prouvent. Coraline en fait partie.

Je partais avec un mauvais à priori sur ce livre : j’avais vu la bande annonce du film et je n’avais pas été du tout tentée. Ca me paraissait glauque, glauque, glauque ! Finalement j’ai acheté le livre parce qu’il était petit, limite culte et que je suis tombée dessus alors que j’ne cherchais un autre que je ne trouvais pas.

Finalement le destin fait bien les choses et comme on dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis car j’ai été comblée par ce roman.

L’ambiance, assez sombre voir gothique, comme de nombreux romans de Gaiman (Neverwhere, L’Etrange vie de Nobody Owens) peut sembler pesante ou donner des frissons mais moi j’ai adoré ! J’ai l’impression qu’on me sert du Tim Burton en livre.

Ici nous suivons une petite fille, Coraline,  qui rêve d’une vie où son père jouerait plus avec elle ou sa mère serait plus câline, où ses jouets seraient animés et où les chats parleraient. Bref un monde plus cool. Et coup de chance, elle découvre ce monde parallèle derrière une porte cachée de sa maison. Sauf que ce monde n’est pas si rose que ça. Le paradis devient vite un enfer.  Merci au monstre possessif et machiavélique qui se fait passer pour son « autre » mère.

Un joli conte initiatique qui nous apprend à apprécier la vie qu’on a et que le bonheur n’est pas forcément là on le croit. Que les défauts sont aussi attachants que les qualités chez les gens qu’on aime. A lire par les jeunes (s’ils n’ont pas peur du noir !) et par les moins jeunes. Chacun y trouvera des choses intéressantes.

 

La conclusion de la guenon :

En un mot comme en cent : génial ! Sautez dessus ! Très bon conte pour enfants mais pas que. Du Neil Gaiman dans toute sa splendeur. Presque un coup de cœur.

 

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  • Le K – Dino BUzzati
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  • Contes – Hans Christian Andersen
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Jonathan Strange & Mr. Norrell – Susanna Clarke

Jonathan Strange & Mr. Norrell

Note : 5/5

Genre :  Fantastique victorien so british

Présentation :

1806. Dans une Angleterre ravagée par la guerre surgit un homme qui se prétend le plus grand des magiciens. Un certain Mr Norell qui éblouit le pays par ses prouesses. Mais un jeune et brillant magicien, Jonathan Stange, attiré, lui, par les aspects les plus ténébreux de son art, se pose en rival. Une sombre prophétie annonce de terribles événements…

Mon avis :

Well, well, well… L’année commence bien. Après avoir été bluffée par L’ombre du Vent en Décembre, je suis époustouflée par Jonathan Strange et Mr Norrell en cette fin de Janvier. J’ai bien envie de dire qu’il mérite une place dans mon top 10, mais comme je l’ai dit il y a moins d’un mois pour un autre livre, vous allez penser que je suis trop influençable et change bien trop souvent les livres de mon top 10. Non, non, que nenni (comme dirait Jonathan Strange, mais je vous en reparlerai plus tard). Je suis juste très chanceuse ! J’ai découvert de très grands livres ces deux derniers mois.

A tous ceux qui sont encore hésitants à se lancer dans la lecture de ce pavé de plus de 1000 pages, voici ma recommandation : lisez-le, les pages se tournent à une vitesse folle. Le style recherché et so british est un vrai plaisir et on ne sent pas une seule fois de moments de creux. L’intrigue est menée de main de maitre. 10 ans à bosser dessus et ça se ressent !

A tous ceux qui hésitent car ça parle de magie et les histoires de fantasy avec des magiciens, depuis l’ère Harry Potter, on en a marre : lisez-le. La magie est bien sûr au centre de cette histoire mais est bien plus subtile que dans de nombreux autres livres fantastiques, et j’ose le dire, plus réelle palpable. On y croirait presque.

A tous ceux qui aiment Jane Austen, Oscar Wilde et Lord Byron : lisez-le. Le style est un concentré des deux premiers, mixés avec ingéniosité. On y retrouve même leur humour subtil. Quant au dernier, le cher poète anglais fait une apparition hilarante, tout comme Lord Wellington et George III d’Angleterre.

L’histoire se déroule en Angleterre à l’époque Georgienne, c’est-à-dire au temps de Jane Austen et Lord Byron (ce qui explique certaines particularités du livre énoncées plus tôt…). La magie a désertée l’Angleterre depuis plus de 200 ans. Le livre conte les aventures des 2 derniers magiciens anglais : Mr Norrell et Jonathan Strange, vous vous en doutez. Ils œuvrent pour redonner à la magie anglaise toute sa grandeur d’autrefois. Alors que le vieux et ennuyeux Mr. Norrell est plutôt un homme d’étude frileux, le jeune et affable Jonathan Strange, son élève, est beaucoup plus aventureux. Peut-être même un peu trop. Et malgré les mises en garde de Mr Norrell, il s’aventurera sur un chemin où le lien entre magie blanche et noire est bien mince. Ce qu’il ne sait pas, c’est que ce chemin, son maitre, l’a déjà emprunté par le passé ce qui aura beaucoup plus d’impact qu’aucun des deux ne le soupçonnent…

Si ce petit résumé, ne vous émeut pas plus que ça et n’éveille aucune curiosité, je n’ai pas donné mon dernier mot.

Loin d’être un roman de fantasy classique, relatant les aventures de magiciens talentueux et leur lutte contre un esprit malveillant, JS&MN dépeint un monde on ne peut plus british. Lords, gentleman, bals mondains, pot de vin et guerres napoléoniennes sont monnaie courante et peuplent l’univers de JSMN. Les apparitions de personnages réels et d’événements connus de tous (la bataille de Waterloo par exemple) font que le monde dépeint par Susanna Clarke crie de vérité. Les personnages, magiciens ou non, sont faillibles, loin des d’être des surhommes, dont les désirs, les peurs et les contraintes sont les mêmes que n’importe quelle personne de cette époque. Et le style d’écriture, se rapprochant des auteurs de l’époque ne fait que renforcer cette impression. Un vrai plaisir à lire.

Les dernières 200 pages sont justes grandioses ! Mes préférés, à n’en pas douter. Car arrive dans ces pages tout ce qu’on a espéré tout au long du roman

Conclusion de la guenon :

Si vous n’aimez pas la fantasy, ce livre pourrait vous la faire aimer pour la simple et bonne raison qu’on n’a pas l’impression de lire de la fantasy. En un mot comme en cent : si vous aimez la bonne littérature (anglaise), plongez-vous dans cet univers.

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