Beignets de Tomates Vertes – Fannie Flaggs

Couverture Beignets de tomates vertes

Note : 4.5/5

Thème :  portait  haut en couleur d’une ville d’Alabama sur une cinquantaine d’années

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 Présentation :

“Un sacrée numéro, Idgie ! La première fois qu’elle a vu Ruth, elle a piqué un fard et elle a filé à l’étage pour se laver et se mettre de la gomina. Par la suite, elles ont ouvert le café et ne se sont plus jamais quittées. Ah ! Les beignets de tomates vertes du Whistle Stop Café … J’en salive encore !”
Un demi-siècle plus tard, Ninny, quatre-vingt-six ans, raconte à son amie Evelyn l’histoire du Whistle Stop, en Alabama. Il s’en ai passé des choses, dans cette petite bourgade plantée au nord de la voie ferrée ! Et Evelyn, quarante-huit ans, mari indifférent, vie sans relief, écoute, fascinée. Découvre un autre monde. Apprend à s’affirmer, grâce à Ninny, l’adorable vieille dame.
Chronique du Sud profond de 1929 à 1988, ce roman tendre et généreux vous fera rire aux éclats et, au détour d’une page, essuyer une larme. Humour et nostalgie : une recette au parfum subtil …

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Mon avis :

Voilà un sacré bout de temps que ce livre trainait dans ma PAL. Il aura fallu le challenge ABC 2013 (lettre F) et le baby challenge contemporain pour l’en dénicher. Et j’ai bien fait cat j’ai énormément accrochée avec cette histoire.

A travers les souvenirs de Ninny, une adorable vieille femme dans une maison de retraite, on replonge dans l’Alabama des années 20, 30, puis 40 et enfin 50. Cette fresque contemporaine décrit avec douceur, bonne humeur et humour la vie des habitants de la petite ville de Whistle Stop.

Des thèmes comme la condition des noirs et des femmes, l’homosexualité, la pauvreté et bien d’autres sont dépeint avec justesse et sans jugement. On se laisse porter par cette histoire haute en couleurs avec ces personnages vraiment attachants.

J’ai particulièrement aimé les personnalités qui nous sont présentées. On découvre au fil des pages la bonté d’âme, la générosité le courage, la solidarité mais aussi les emportements, l’entêtement des personnages.

Le roman est découpé en chapitres. Certains se déroulant dans les années 80 où la vieille Ninny partage avec nostalgie et bonne humeur ses souvenirs avec Evelyn Couch, une femme d’une quarantaine d’année qui a perdu gout en la vie. D’autres sont des consacré à des éclats de vie à Whistle Stop (et particulièrement au café que tiennent Idgie et Ruth) ou encore (et ce sont mes préférés !) certains sont des extraits de gazette de ville chroniquée avec humour par Dot Weems, qui ne manque jamais de faire un clin d’œil à « sa chère moitié » incroyablement tête en l’air et qui a le chic pour se mettre dans des situations abracadabrantes.

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La conclusion de la guenon :

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé la fraîcheur de ce roman. Mon coup de cœur de l’été !

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Lu pour :

https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img705/7075/contemporainbadge.png abc2013 globreaderschallenge > Alabama

L’Affaire Jane Eyre – Jasper Fforde

Note : 5/5

Thème : Enquête dans un passé alternatif et décalé pour sauver les classiques de la littérature

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 Présentation :

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

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Mon avis :

J’ai vraiment été transportée par cette histoire décalée, plein d’humour, d’aventures et… de dodos ! Je découvre à travers ce livre et l’auteur et le genre de l’uchronie et j’ai adoré les deux. Je pense que je re-testerai  (les deux aussi 🙂 )

On suit les péripéties de Thursday Next (je me suis beaucoup amusée avec les noms donnés aux personnages de ce livre), une vétérante de  guerre fonceuse et qui n’a pas sa langue dans sa poche, travaillant au service de l’état chez les OpéSpec dédiés à la littérature, les LittéraTech.

Tout d’abord j’ai adoré l’univers déjanté créé par l’auteur. On nous décrit un monde où le culte des classiques littéraires a remplacé celui de la religion (LE grand débat sur la paternité des œuvres de Shakespeare est un sujet inépuisable), où le Royaume-Uni (qui n’est plus royaume mais une république) est en guerre depuis plus de 100ans en Crimée, où l’on peut faire des sauts dans le temps (si on est habilité bien sûr), où le clonage est à disposition de tous dans les supermarchés (le Dodo est un animal de compagnie très prisé) et où la technologie permet de provoquer une explosion digne de Tchernobyl avec une simple arme à feu. Bref, si on ne nous affirmait pas qu’on est dans les 70, on se croirait dans les années 2100…

Dans cette réalité altérée, évolue notre héroïne casse-cou, qui bientôt devra faire face au Grand Méchant (avec majuscule SVP parce qu’il mérite le titre) Achéron Hadès, un homme qui fait le mal par plaisir… et qui a la particularité de ne pas mourir sous les balles et troubler la vision de la réalité de ses ennemis qui le prendront par exemple pour une vieille dame sans défense (alors qu’en réalité le type en face d’eux ressemble à une armoire à glace). Il découvre que l’oncle de Thursday a inventé un petit bijou : une machine permettant de rentrer dans un livre et d’en modifier son contenu. Achéron s’attèle la tache de changer la fin des grandes œuvres littéraires du monde connu rien que pour bien faire chier les adeptes. Il commence par un manuscrit de Dickens et tue un personnage secondaire, ce qui provoque  l’ire des puristes et un sacré boulot chez les LittéraTech. Thursday se charge personnellement de l’enquête pour sauver son oncle, fait prisonnier par Achéron. Ses alliés : un collègue débutant, un chasseur de vampire et… Mr Rochester !

Les situations, l’humour, les caricatures, la dérision qui se dégagent de se livre font qu’on ne peut s’empêcher d’adorer.  Et pour ne rien gâcher, l’histoire est menée tambour battant, avec une héroïne qui a le punch et un univers original qui en séduira plein d’un.

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La conclusion de la guenon :

Un livre que je conseille, truffé d’humour et au style assez décalé mais plaisant. Entre la science-fiction, le policier, la fantasy et le roman humoristique, cette enquête vous fera traverser l’espace-temps et la limite entre la réalité et la fiction !

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013

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Le petit plus :

En exclusivité, voici le poème cité en début du roman “The Daffodils” de Wordsworth, où au cours du roman la tante de Thursday a été enfermée par Achéron. Je vous le met en anglais car je le trouve plus mélodieux.

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
and twinkle on the Milky Way,
They stretched in never-ending line
along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:
A poet could not but be gay,
in such a jocund company:
I gazed—and gazed—but little thought
what wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

Maudit Karma – David Safier

Couverture Maudit karma

Note : 4/5

Thème : Tribulations comiques d’une fourmi en quête de redevenir humaine

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 Présentation :

Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles… et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l’existence ! Tour à tour incisif, léger et émouvant, Maudit Karma est un roman jubilatoire.

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Mon avis :

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge Livradeux de Livraddict avec Céline. Dans les trois livres qu’elle m’avait proposé j’ai opté pour celui-ci car j’avais envie de quelque chose de léger et distrayant. J’ai l’ai lu tout de suite après avoir fait mon choix mais je n’ai pas pris la peine d’écrire ma chronique tout de suite et la voilà seulement maintenant (pas bien !).

Je voulais me distraire, c’est gagné car ce livre m’a beaucoup fait rire. L’héroïne, Kim,  est une sale opportunisme et une carriériste de première. Elle est prête à tout pour réussir en tant que meilleure présentatrice de la télé allemande, notamment à écarter tout adversaire. Et pas seulement écarté, non l’écraser et le réduire en bouillie avec son talon aiguille. Sa vie de famille à côté ? Bah, pas besoin de les coller non plus hein ? Sa vie de couple est un véritable désastre aussi. Mais elle s’en fiche, elle couche avec le beau gosse qui présente une émission sur la même chaîne que la sienne. Bref, un vrai modèle de sainteté cette femme…

Jusqu’au jour où elle meurt (après avoir passé la pire journée de sa vie, ça finit en beauté, comme on dit).  Et là, elle a été tellement ingrate durant sa vie qu’elle se réincarne en fourmi. Elle a va donc essayer de faire des bonnes actions afin de se réincarner à chaque fois dans un animal plus noble jusqu’à redevenir humaine et reconquérir son mari (parce que, même si elle le traitait comme un moins que rien, elle ne veut surtout pas le partager).

Comme compagnon de route, elle aura le grand Casanova. Ce personnage est surement celui que j’ai préféré. Ses côté burlesque et séducteur sont à mourir de rire surtout lorsqu’il se vante de son irrésistibilité alors qu’il n’est qu’une simple fourmi. On a  du mal à imaginer une fourmi sexy…

Les dialogues sont vraiment sympas et la morale est pas mal non plus, bien qu’assez classique : faire le bien s’en rendre compte est mieux que de le faire en attendant quelque chose en retour, la beauté importante est celle de l’intérieur, etc.. Petite à petit Kim se transforme sans le vouloir de vraie peste en quelqu’un de bien.

Bon soyons honnête, je ne doutais pas une seconde de l’heureux dénouement mais les aventures de l’héroïne sont vraiment sympathiques et reposantes.

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La conclusion de la guenon :

Je le conseille à n’importe qui aurait le cafard. Çà redonne le sourire en moins deux. J’ai passé un très bon moment avec Kim la fourmi, et ses autres évolutions Pokemon. Les dialogues caustiques valent le détour.

Cartographie des nuages – David Mitchell

Note : 4.5/5

Thème : 6 histoires. 6 époques. 6 héros. 6 destins croisés.

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 Présentation :

Adam Ewing est un homme de loi américain, embarqué à bord d’une goélette partie de Nouvelle-Zélande et faisant route vers San Francisco, sa ville natale. Il n’a rien à voir avec Robert Frobisher, lequel, un siècle plus tard, se met au service d’un compositeur génial pour échapper à ses créanciers. Ni l’un ni l’autre ne peuvent connaître Luisa Rey, une journaliste d’investigation sur la piste d’un complot nucléaire, dans la Californie des années 70. Ou Sonmi~451, un clone condamné à mort par un État situé dans le futur. Pourtant, si l’espace et le temps les séparent, tous ces êtres participent d’un destin commun, dont la signification se révèle peu à peu. Chaque vie est l’écho d’une autre et revient sans cesse, telle une phrase musicale qui se répéterait au fil d’innombrables variations.

Mon avis :

J’ai découvert avec le film. J’avais adoré cette histoire très originale ni ne rentre dans aucun genre particulier, pour la simple et bonne raison qu’elle met à point d’honneur à varier les styles !

Ce roman, c’est le destin de 6 personnes liés au fil des générations par une étrange marque de naissance en forme d’étoile. Mais s’il ne s’agissait que d’une marque corporelle… non ! En fait chacun à leur façon, les personnages principaux vont essayer de changer le monde ou en tout cas de bouleverser les préjugés, d’aller là ou personne n’osait aller avant eux.

C’est un véritable pavé. J’adore. Mais ça peut faire peur. A tous les réticents je dirai que vous n’aurez pas l’impression de lire un roman mais six d’un coup !  L’auteur varie tous les styles et tous les genres, s’adaptant à l’époque dont il est question. Car on n’écrit pas de la même façon en 1850 (date approximative de la première histoire, celle de Jonathan Ewing) et en 2300 et des brouettes (dernière histoire, post apocalyptique). Vocabulaire, tournure de phrase, personnalité du héros (droit, discret, volage, audacieux, réticent, arrogant, culoté, etc. ) tout est adapté pour donner à chaque historiette son identité propre.

L’auteur donne aussi différents tons à chaque aventure et il manie tous les genres à la perfection : on commence par un récit de voyage, puis on enchaine avec un romance dramatique, une enquête policière, une comédie (ma préférée !), de la dystopie et on finit par du post-apocalyptique.

Les histoires sont emboitées les unes dans les autres, comme des babas russes. Le livre est en forme de miroir : au milieu de chaque histoire, ça coupe et on enchaine sur la suivante. Pile au moment le plus intéressant bien sûr. Il faut donc attendre la dernière page  pour connaitre le fin mot de l’aventure de Jonathan Ewing.

Même si chaque histoire semble indépendante l’une de l’autre et avoir son style propre, les liens entre chacune d’elle sont ténues. D’ailleurs chaque histoire est racontée et « léguée » d’une façon ou d’autre autre pour être retrouver plus tard dans l’histoire suivante. J’ai d’ailleurs aimé le fait que l’auteur choisisse un support de « transmission » différent à chaque fois. On a donc un journal de bord pour Jonathan Ewing, qui sera retrouvé et lu par Robert Forbisher, le musicien qui relatera ses aventures à son seul véritable amour dans des lettres. Lettres qui seront découvertes par la journaliste Louisa Rey lors de son enquête. Les découvertes de cette dernière seront relatées dans un manuscrit transmis à Timothy Cavendish pour l’éditer. Les aventures de ce vieux bonhomme seront quant à elle portées à l’écran et visionnées des années plus tard par la serveuse (presque) automate Sonmi -451. Zachry et Meronym pour leur part mettrons la main sur l’enregistrement du discours final de cette dernière. Et pour finir, l’histoire de Zachary sera racontée sous frome de témoignage oral aux petits de sa tribus.

Je le disais plus haut et j’insiste sur ce point particulier de roman car il fait sa force : les personnages « du destin » semble être liés entre eux par une force invisible, comme s’ils étaient des réincarnations successives. Plus que leur motivation à faire changer les choses, ils ont parfois des visons ou des sensations de jà vu de certaines scènes… que leur « double de destin » a vécu ! Et bien sûr, il y a cette fameuse musique, « Cartographie des Nuages », composé par Robert Forbisher si envoutante et profonde !

Je tiens tout de même à préciser que pour ceux qui ont vu le film il y a certaines différences assez notoires. Notamment l’âge de certains personnages principaux. Le cinéma a enjolivés certaines choses (ne vous attendez pas à une histoire d’amour à Neo Séoul) mais reste sur d’autres très fidèle allant jusqu’à retranscrire presque mot pour mot des dialogues !

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La conclusion de la guenon :

J’ai passé un très bon moment avec ce livre si particulier qui m’a vivre des aventures très différentes les unes des autres et éprouver beaucoup d’émotion.  J’ai aimé tous les personnages et apprécié leur histoire, chacune pour une raisons différentes. Tous essayent de changer le monde ; tenter l’aventure LA grande, là où personne n’est jamais allé avant eux. C’est comme un cycle qui se répète et une mentalité d’acier pour chaque personnage que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Petite préférence pour l’histoire de Timothy Cavendish où je me suis tordue de rire (bien que ce soit celui qui ait le moins fait pour « l’humanité » parmi les héros.  Je conseille le vivement.

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Lecture commune avec ColdtrollBouquinettePetite Fleur, Amanite

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Le petit plus :

C’est un bon résumé ! Cliquez pour découvrir les subtilités de l’histoire en grand

Pourquoi j’ai mangé mon père – Roy Lewis

Couverture Pourquoi j'ai mangé mon père

Note : 4 /5

Thème : La famille Pierrafeu nous raconte à sa manière les grandes évolutions de l’homme avec humour

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Présentation :

Ernest, un jeune homme préhistorique du Pléistocène moyen raconte les aventures de sa famille et en particulier de son père Édouard, féru de sciences et pétri d’idées généreuses. Pour échapper aux prédateurs de l’Afrique orientale, Édouard invente successivement le feu, les pointes durcies à la flamme, l’exogamie et l’arc. Seul l’oncle Vania voit cette débauche de progrès d’un mauvais œil et ne se prive pas de critiquer Édouard, en profitant toutefois de ses dernières trouvailles : si son cri de ralliement est « Back to the trees! », il le pousse volontiers auprès d’un foyer rassurant.

Le reste de sa famille est également inventif : la mère découvrira la cuisson des aliments alors que Ernest et ses frères se distingueront chacun à leur manière, tel William, qui tentera de domestiquer un chien, Alexandre qui à l’aide de morceaux de charbon dessinera des images contre les rochers ou encore Oswald qui poussera, en bon chasseur, la famille à la vie nomade.

L’incendie accidentel de la savane, le don du feu à des tribus adversaires, puis la découverte de l’arc donnent lieu à de nombreuses controverses conduisant au dénouement tragique qui justifie le titre français.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre car :

  1. Le titre m’a attiré l’œil
  2. La couverture était mimi
  3. Le résumé m’a fait rire
  4. Il était pas cher 😉

Alors que :

  1. Je n’en avais jamais entendu parler
  2. Je répugne à acheter des livres qu’on ne m’a pas conseillés au moins une fois
  3. Je m’étais promis de ne rien acheter à la Fnac ce jour-là, damn it !

Et finalement :

  1. J’ai beaucoup ri. Discours et situations cocasses en vue.
  2. J’ai appris plus de choses sur les homos erectus et le Pléistocène que lors de mes cours de SVT d’il y a  quelques années… et j’y ai pris plaisir (sisi)
  3. Le vocabulaire actuel est utilisé et dénote avec cette histoire, pour notre plus grand plaisir
  4.  Les personnages sont tous un peu des caricatures de notre société actuelle… on n’a pas beaucoup évolué depuis, Mouahaha !
  5. Et oui, le narrateur mange effectivement son père à la fin, ce n’est pas une métaphore ^^ Mais tout s’explique, tout s’explique !
  6. Je le conseille. Bonne tranche de rigolade assurée.  A acheter.

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La conclusion de la guenon :

A toi Homo Sapiens sapiens : relis le point 6. de la partie « Et finalement ». CQFD

Timeville – Tim Sliders

Note : 3/5

Thème : Back to the eighties ! What a nightmare !

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Présentation :

 2012. David Cartier, grand chef étoilé, parcourt le monde pour ouvrir ses restaurants. Anna, sa femme – mais plus pour longtemps, David est venu signer les papiers du divorce – élève leur ado, Agathe, et leur petit garçon, Tom. David est resté dormir à la maison – sur le canapé – avant de repartir le lendemain pour New York. Lorsqu’il se réveille au matin, il ne reconnaît plus le décor de la maison et ne trouve plus son téléphone portable. Agathe, elle, ne comprend pas pourquoi elle porte un immonde tee-shirt sur lequel est écrit Duran Duran. Quant au petit Tom, il se demande pourquoi la TV n’a que trois chaînes. La petite famille a tout bonnement voyagé dans le temps et va devoir cohabiter à nouveau pour une durée indéterminée… au tout début des années 80. .

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Mon avis :

J’ai lu ce livre sans en attendre  grand-chose et j’ai passé plutôt un bon moment. Très bien pour égailler un trajet en train. Après ce n’est pas un livre qui restera dans les annales non plus.

J’avais deviné la fin dès les premières pages mais bon cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment avec des personnages plutôt drôles et débrouillards et qui se retrouvent  dans des situations plutôt cocasses. Entre l’ado qui pique sa crise car elle n’a plus de portable ni internet et qui se demande comment elle va survire à cet ‘enfer’ et les parents qui se retrouvent en bas de l’échelle professionnelle et sont traités comme des débutants, ce qui n’est pas forcément très facile quand on est grand chef dans son boulot… Une bonne claque et une leçon d’humilité à certains moments.

Les personnages vont essayer de s’adapter à cette nouvelle vie et ça donne lieu à ces situations plutôt plaisantes à lire. A côté de ça, ils vont aussi mener l’enquête sur la raison de leur présence ici et le moyen de repartir dans le futur (enfin le présent suivant le référentiel).

Le roman fait références à des véritables événements qui se sont produits à cette époque et les personnages vont essayer de tirer parti de leur connaissances du futur pour ‘survivre à ce cauchemar’. J’ai bien aimé le mélange de situations réelle avec l’histoire du roman. J’ai même appris des petits trucs… notamment que je suis nulle en culture générales des années 80 ! Mentions spécial à Jean Jacques Goldman qui fait une petite apparition toute mimi.  Là j’avais capté de qui il s’agissait quand il a chanté ‘Quand la musique est bonne’ quand même. Je m’y connais pas trop en année 80 mais tout de même !

Finalement, cette famille va finir par aimer cette nouvelle vie et apprendre à recréer une vie familiale qu‘ils avaient plutôt délaissée ces dernières années. Le roman veut d’ailleurs mettre l’accent sur cette morale puisque, vous vous en rendrez compte, ce retour vers le passé est « une punition » qui ne sera levé que lorsqu’ils auront revu leur fonctionnement familiale chaotique à la hausse.

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La conclusion de la guenon :

Une histoire plutôt légère et agréable avec des personnages assez caricaturaux mais sympathiques et jolie petite morale. C’est mignon, c’est plutôt drôle  donc à lire pour le plaisir et pour se vider la tête après des lectures plus sérieuses.

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 Lu pour : 

abc2013

Critiques Express – Spécial BD

Alors ça y est j’ai pris une bonne résolution en 2013 : lire des BD ! C’est un genre qui jusque-là ne m’avait jamais attiré. A part quelques Tintin et Astérix et 2-3 BD, je n’en avais pour ainsi dire jamais lu. Pourtant je suis sure que c’est un genre très riche. En fait la motivation m’est venue il y a un mois quand j’errais dans la bibliothèque municipale, désespérée car je ne trouvais aucun roman sur la liste de 15 ouvres que j’avais notées sur un bout de papier. Du coup, je me suis retrouvée à fureter du côté des BD et j’en ai vu une ou 2 que j’ai trouvé magnifiques, tant au niveau des dessins qu’au scénario (en tout cas à ce que j’ai vu en feuilletant à la va vite). Je ne me rappelle plus du nom de la BD, mais une particulièrement avait attiré mon attention : ça se passait en Amérique au temps des indiens et les dessins étaient en aquarelle avec des couleurs pastels. Somptueux. D’ailleurs si quelqu’un voit de quelle BD je parle, qu’il me fasse signe ^^  Bref ça été la révélation et du coup j’ai décidé de faire le Baby Challenge BD 2013 pour découvrir « la crème » du genre.

J’ai donc lu 5 BD pendant cette période de Noel. Et oui. Finalement je ne suis pas déçue de certaines découvertes. Je vous propose donc un rapide point sur ces albums.

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L’île Noire (Tintin #7) – Hergé

Note : 3.5/5

J’ai lu beaucoup de Tintin et vu presque tous les épisodes avec la série TV mais il restait quelques tomes que je ne connaissais pas. Celui-ci en faisait partie. On retrouve Dupont et Dupond toujours aussi nuls en tant qu’enquêteurs mais toujours aussi drôle sans le vouloir. Je regrette par contre que ce tome prenne autant de temps avant de devenir intéressant. Personnellement, j’ai trouvé l’intrigue un peu plate. Il y a de l’action mais je la trouve moins prenante et originale que dans Les 7 boules de Cristal, L’affaire Tournesol ou encore Le trésor de Rackham de Rouge. En somme, un Tintin sympathique, comme on attend à ce qu’il le soit mais pas un des meilleurs. Je prévois de lire Les Cigares du Pharaon bientôt… ou un album avec le Capitaine Haddock (entre nous Tintin ne serait pas aussi cool sans lui, vous ne trouvez pas ?)

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Le Combat de chefs (Astérix #7) – Goscinny et Uderzo

Note : 4/5

Ah, je me souviens maintenant pourquoi Astérix est une BD culte qu’il ne faut surtout pas louper : on se régale.  Rien que les noms des personnages et des camps romains valent le détour ! Par exemple dans cet épisode le Centurion s’appelle Langelus et tout ce qu’il dit, il le hurle. On ne pouvait pas en attendre moins d’un homme avec un tel nom. Comme à leur habitude, Astérix, Obélix et tous les autres s’amusent à ridiculiser les pauvres romains pour notre plus grand plaisir. Dans cet album, on nous parle des autres tribus gauloises qui se sont soumises aux romains, un aspect complètement absent des autres albums, où nos héros partent en général à l’aventure en de lointains pays. Panoramix a perdu la raison et les romains en profitent pour suggérer à un chef gaulois soumis de le provoquer en duel, sans crainte que le druide arrive à faire la potion magique. Astérix et Obélix vont tout essayer pour qu’il redevienne lui-même, non sans nous faire rire. Finalement  nous avons là un album nous présentant la vie du village et ses relations avec les autres gaulois.

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Journal Infime (Lou #1) – Julien Neel

Note : 4/5

Album lu dans le cadre du challenge Baby challenge Livraddict, je ne regrette pas cette découvrete très girly. On suit les aventures de Lou une fille de 12 ans comme les autres et de sa mère, une geek de première catégorie. Le duo marche du tonnerre et est très attachant. Des fois on se demande qui est la mère de qui. On les suit dans les scènes de leur quotidien : elles essayent de trouver l’ââmour, font leur boulet et surtout s’amusent comme des folles. Le tout avec humour et  bonne humeur. Des dessins stylisés très mignons

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La vengeance du chat (Le Chat #3) – Philippe Geluck

Note : 3.5/5

Humour absurde. On aime ou on n’aime pas. Pour ma part j’aime bien. Des bonne trouvailles, d’autres moins bonnes. Dans l’ensemble une bonne tranche de déconnade mais il ne faut surtout pas essayer de comprendre toutes les vannes parce que des fois il n’y a rien à comprendre. Je me demande même où l’auteur va les chercher…. Si vous connaissez un peu le chat et que ça vous a plu, ce 3ème tome devrait vous plaire : il est dans la même veine que les précédents.

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Lackadaisy (Volume #1) – Tracy J. Butler – VO

Note : 5/5

Je ne lis ni des BD ni en anglais (ou alors très rarement) alors je suis moi-même surprise d’avoir réussi à combiner les deux ! Je connaissais depuis plusieurs années le web-comic Lackadaisy qui déclenche un phénomène dans les pays anglophones mais je n’ai décidé de le lire que tout récemment. L’album papier est disponible à la vente mais je me suis contenté de lire les chapitres correspondant au tome 1 en ligne. Verdict : j’ai adoré ! Je suis fan de cet univers des années 20 aux USA, époque de la prohibition et les personnages sont décapants ! Coup de cœur pour Rocky, le violoniste du Lackadaisy et accessoirement aventurier et homme à tout faire r – enfin chat à tout faire car les personnages nous sont présentés sous cette forme – qui a le chic pour toujours se mettre dans des situations abracadabrantes. Bien que ça ne soit pas explicitement montré, c’est bien lui le héros de l’histoire. Il a un humour à toute épreuve et ses dialogues, même avec ses « ennemis », dont il se moque ouvertement mais avec classe, sont juste génialissimes ! Quant à l’intrigue, tout est si réel, si bien ficelé et si empreint de cette époque. J’adore ! Je veux savoir la suite ! Ah, et puis les dessins et les décors sont simplement magnifiques. Je vous le conseille fortement !

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Lus pour :

babychallange 2013 : Tintin, Astérix, Lou

abc2013 : tous

 : Tintin Astérix, Lou

Les Fourberies de Scapin – Molière

Note : 4/5

Genre : Du Molière tout craché : un valet rusé sort ses maîtres la mouise et en profite pour les ridiculiser.

 

Présentation :

Branle-bas de combat dans les ruelles napolitaines ! Octave a, en secret, épousé Hyacinthe, la jeune femme qu’il aime, mais voilà que son père a décidé à son tour de le marier à une inconnue ; quant à Léandre, c’est Zerbinette qu’il aime, mais son père en a lui aussi décidé autrement. Alors, que vont bien pouvoir faire ces deux jeunes gens sans le sou contre la puissance et l’autorité de leurs barbons de pères ? Faire appel à Scapin, bien sûr, le valet bondissant et malicieux, joueur et beau parleur : rien de tel que l’un de ses nombreux tours pour retourner la situation ! Personnage clef de la commedia dell’arte, Scapin est de tous les coups pendables, de toutes les comédies : rien d’étonnant à ce que Molière l’ait choisi pour animer l’une de ses farces les plus enlevées. Rien d’étonnant non plus à ce que cette pièce ait été l’une des plus jouées et des plus applaudies du répertoire de Molière : son humour universel continue de divertir même les pince-sans-rire.

 

Mon avis :

Je me suis rendue compte pas plus loin que la semaine dernière que j’avais lu plus de pièce du grand Shakespeare que de notre Molière national. Ce pauvre Monsieur ne méritait pas un tel affront et j’ai donc entamé ma lecture des Fourberies de Scapin pendant un trajet en train.

J’ai retrouvé l’humour des pièces de Molière que j’avais lues dans mon enfance et adolescence et je dois avouer que les Fourberies de Scapin sont, à mon humble avis, une des pièces les plus cocasses.  On retrouve, comme marque de fabrique, le valet coquin et débrouillard qui se joue de ses maitres.

Bon après je ne vous cache pas que rien qu’en lisant la description des personnages au début de la pièce, j’avais déjà deviné comment ça allait se finir. Ma foi, j’ai quand même passé un bon moment. Je me suis quand même demandé si c’était monnaie courante à cette époque d’avoir une sœur/un frère qu’on avait jamais vu avant ses vingt ans et ne même pas savoir son nom… Enfin bref.

Sinon bien sûr rien de mieux que de voir la pièce jouée mais bon,  faute de grive on mange du merle : la lecture se suffit à elle-même et est plaisante.

 

La conclusion de la guenon :

Une lecture à la hauteur de la renommée de Molière : c’est lui tout craché. Son style se reconnait à 10 lieues à al rondes. J’ai bien ri. C’est culte et c’est rapide à lire. Pour ceux qui ont envie de passer un bon moment de lecture et qui ont une heure à tuer : je le conseille.

 

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La Prime (Stéphanie Plum #1) – Janet Evanovich

Note : 4/5

Genre : nouvelle chasseuse de primes sur talons hauts cherche à coffrer un flic pro en cavale pour payer son loyer. Et les biscuits de son hamster. Si infos sur un certain Joe Morelli, composez le 555-132-456.

Présentation :

 Adieu froufrous, adieu dentelles. La lingerie, c’est fini. Stéphanie Plum, trente ans, n’a plus de boulot. Sa télé est au clou, son frigo est vide et elle se désespère. Heureusement, il y a son cousin Vinnie ! Il dirige une agence de cautionnement et cherche un chasseur de primes… Elle décroche le job et se retrouve sur les traces de Joe Morelli, un flic accusé de meurtre. Un malin, un dur, un séducteur… D’ailleurs, ce ne serait pas le même Joe Morelli qui l’a séduite et abandonnée lorsqu’elle avait seize ans ? Une raison de plus pour le retrouver !

” Stépahnie Plum a de l’humour, de la spontanéité, du bagou, de la rancune. Du charme, quoi ! ” Dinah Brand

Mon avis :

Des fous rires. Beaucoup de fous rires. C’est ce que je retiendrai de ce premier tome des aventures de l’apprentie chasseuses de prime, Stéphanie Plum. Une lecture vraiment agréable qui me réconcilie presque avec les romans policier, dont je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas fan en général !

Disons que j’ai vu beaucoup d’avis positifs sur cette série policière et je me suis laissée tentée parce qu’on disait qu’il y avait de l’humour, et comme je cherchais une lecture légère, je me suis dit, banco !

Je ne regrette pas mon choix, j’ai vraiment été séduite par ce roman, dont je n’attendais vraiment pas beaucoup, à la limite de chick-lit et du policier. Deux genres qui ne sont pas trop mon truc d’habitude mais mixés ensemble c’est vraiment sympa.

Je me suis vraiment attachée à cette héroïne, pas mal maladroite, pal mal déterminée, un peu rancunière et carrément poisseuse mais drôle, des fois (souvent) sans le vouloir et c’est ça qui fait son charme.

J’ai été assez séduite par le fait que ça soit pas le grosse bombasse, la fille super sexy, la copine parfaite (d’ailleurs je ne sais pas qui est la fille sur la couverture, mais en tout elle ne ressemble pas à Stéphanie Plum !). Oui elle a de la répartie mais à côté elle est quand même des fois à côté de la plaque.  Mais avec du cran. J’adhère.

D’ailleurs, les hommes ne s’y trompent pas, surtout le flic en cavale qu’elle est censé retrouver… et qui passe plus de temps à la retrouver elle, qu’elle lui. Bah oui, c’est qu’elle débute la petite, et franchement il a presque pitié d’elle. Leurs rencontres sont toujours extrêmement drôles. Ce séducteur ne manque pas de lui rappeler leur amourette 15 ans plus tôt rien que pour la faire enrager. Et ça marche. Mais malgré la rancune et la prime si elle le ramène, notre héroïne sur talons hauts hésite à le dénoncer. Non parce qu’elle est amoureuse (ouf, d’ailleurs, ça change !) mais parce qu’elle le trouve presque sympa, qu’il protège son cul mine de rien et que de toute façon elle n’a aucune chance de coffrer toute seule. Alors ils passent un marché…

C’est léger, c’est bien mené, on essaierait presque de devenir chasseur de primes (si on n’a pas peur des bosses, des gros bras, armés ou non, des heures sans bouger dans une bagnole pourrie en plein soleil et des escapades dans les bennes à ordures) et j’aime beaucoup les crapahutages de Stéphanie dans sa petite ville de banlieue dans le New Jersey. L’intrigue y est essentiellement concentrée et on commence à la connaitre comme notre poche, comme si on y vivait, et ça met dans l’ambiance !

La conclusion de la guenon

J’espère ne pas vous en avoir trop révélé mais en tout cas pour moi ça été une lecture de franche rigolade sans être niaise pour autant. Je pense acheter le deux, vous imaginez !

 

Lu pour :
Challenge ABC 2012

 

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La huitième couleur – Terry Pratchett

Note : 3,5/5

Genre : Un touriste qui joue le touriste en plein milieu d’un monde fantastique peuplé… et bien, de créatures fantastiques plus ou moins dangereuses ! Photos-souvenir garanties !

Présentation :

Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue… Oui, c’est le Disque-monde…

Les habitants de la cité d’Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu.
Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes.
Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu’au rebord du Disque.

Car Deuxfleurs était d’une espèce plus redoutable qu’on ne l’imaginait : c’était un touriste…

Mon avis :

Pratchett par-ci, Pratchett par-là . On n’arrêtait pas de m’en parler. Et à chaque fois c’était « tu vas voir, c’est hilarant ! Tu vas adorer, toi qui as aimé H2G2 ».

C’est vrai, j’ai aimé. Je n’ai pas adoré par contre. Les péripéties de nos héros sont un peu trop décousues pour que j’accroche vraiment même si, bien sûr, le côté décousu vient du fait que ce roman est une caricature des romans fantasy. Du coup on veut tout nous montrer mais je trouve que ça va un peu vite. Tout y passe : mage nullos, grand monstre enfui au cœur de la terre, dragons, aventuriers pas du tout assortis, et j’en passe. En fait ça me rappelle les séries auditives le Donjon de Naheulbeuk et le très bon Reflet d’Acide.

Bien sûr, les situations sont caustiques et on retrouve l’humour anglais que j’affectionne particulièrement ! Il y a plein de choses que je pourrais reprocher aux anglais mais pas leur humour ! Ah ça non : j’adore ! Et franchement ça fait du bien d’en lire de temps en temps (ou d’en voir même : je suis une grande fan de comédies anglaises).

Au final un roman que j’ai bien apprécié mais qui malheureusement, n’a pas été lus dans les meilleures conditions (10 pages par ci 10 par là. Plus de 2 semaines pour venir à bout de si peu de pages. Bref pas l’idéal pour rester dans l’ambiance.

 

La conclusion de la guenon :

Pour résumer, La huitième couleur, premier tome des annales du Disque-Monde de Terry Pratchett est une lecture très agréable et très détendante qui vous fera sourire ou même rire bien souvent. Dans la même veine que H2G2 de Douglas Adams ou Artemis Fowl de Eoin Colfer.

J’ai passé un bon moment, avec des personnages drôles, surtout le duo Deuxfleurs et Rincevent et une bonne caricature des romans fantasy sans pour autant en négliger l’intrigue et l’aventure.

Je pense que j’aurais apprécié plus ma lecture si j’avais lu le roman dans de meilleures conditions mais je lirai les autres tomes si l’occasion se présente.

 

Le petit plus :

Allez, rien que pour le fun, je vous mets le lien où vous pourrez écouter le premier épisode de Reflets d’Acide. C’est en gros comme le Donjon de Naheulbeuk en plus fin, plus recherché et donc de mon point de vue plus abouti et plus drôle. Enjoy !

http://www.synopsite.com/articles.php?lng=fr&pg=16

 

Lu pour :
Fin de série

 

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