Le garçon qui voulait devenir un être humain – Jørn Riel

Note :4/5

Thème :  un jeune Viking perdu se fait adopter par une tribu inuit… et il les adopte aussi

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 Présentation :

Islande, vers l’an mil. Leiv, un jeune Viking dont le père a été assassiné, est farouchement déterminé à laver ce meurtre dans le sang. Il embarque clandestinement à bord d’un drakkar en partance pour le Groenland. Mais un tel voyage est périlleux, et semé d’imprévus. C’est dès lors un destin inattendu qui attend Leiv, avec la découverte d’un autre peuple, les Inuit, et l’apprentissage de la tolérance et de l’amitié.

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Mon avis :

Bonne pioche ! Il m’arrive parfois de faire des folies : piocher dans les étagères d’une librairie, un livre totalement inconnu en espérant que ça sera une bonne surprise. Ça été le cas pour ce petit livre initiatique sous forme de conte historique. J’avais été séduite par sa sublime couverture colorée et par le mot “viking” de la quatrième de couverture.

Nous suivons Leiv, un jeune Viking de 12 ans qui s’embarque à bord d’un drakkar pour venger son père (honneur de viking). Malgré son intention ouverte de vouloir tuer le chef de l’embarcation, celui-ci prend le jeune Viking sous son aile et propose au jeune Leiv de faire partie de son expédition en attendant “d’avoir des bras assez forts pour se venger et avoir un combat équitable”.

Seulement la drakkar fait naufrage dans les glaces du Groenland et Leiv est repéré par des jeunes d’une tribu inuit et ils vont vite lier une amitié.

Au cours du roman, qui s’étale sur environ 4-5 ans, Leiv va s’intégrer petit à petit à sa nouvelle famille. Leur mode de vie paisible et pacifiste va le faire réfléchir sur ses origines et la culture guerrière des Vikings.

Au cours de ses aventures dans le pays gelé en compagnie de ses amis et il va faire des rencontres auxquelles il ne s’attendait pas et va devoir faire preuve de courage et de détermination.

J’ai beaucoup aimé la fraîcheur de ce livre. Les personnages sont attachants et j’ai beaucoup aimé partir à a découverte du Groenland et de son histoire.

L’histoire nous est présentée sous forme de voyages et de découvertes, faisant évoluer le héros, rappelant le conte initiatique. L’écriture est simple sans être simpliste, ce qui fait que ce livre est à mon avis très bien pour les jeunes et les moins jeunes. Les valeurs abordées sont intéressantes sans être ultra novatrices. C’est le cadre particulier qui rend le tout intéressant.

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La conclusion de la guenon :

 Au final j’ai été séduite par ce petit roman. J’ai bien aimé en savoir plus sur cette partie du monde au moment des Vikings. L’histoire est sympathique et entraînante.

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Lu pour :

globreaderschallenge > Groenland

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Bride Stories (tomes 1, 2 et 3) – Kaoru Mori

Couverture Bride Stories, tome 1

Note :5/5

Thème :  manga culturel et historique sur le Kazakhstan-Mongolie

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 Présentation :

La vie d’Amir, 20 ans, est bouleversée le jour où elle est envoyée dans le clan voisin pour y être mariée. Elle y rencontre Karluk, son futur époux… un garçon de huit ans son cadet ! Autre village, autres mœurs… La jeune fille, chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l’aïeule acariâtre, une ribambelle d’enfants et Smith, l’explorateur anglais venu étudier leurs traditions.
Mais avant même que le jeune couple ait eu le temps de se faire à sa nouvelle vie, le couperet tombe : pour conclure une alliance plus avantageuse avec un puissant voisin, le clan d’Amir décide de récupérer la jeune femme coûte que coûte…

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Mon avis :

Repéré chez Bookerdose, je me suis lancé dans la lecture de ce manga car sa critique avait vraiment éveillé ma curiosité.

Pourtant je ne suis pas fan de manga, loin de là, mais j’ai voulu tenter l’aventure car celui-ci semblait beaucoup plus mature et réfléchi que la majorité des mangas qui font un carton (et que je fuis souvent en courant…).

Au final j’ai vraiment ADORE cette histoire. J’ai lu les trois tomes d’une traite, en une soirée. Je ne pouvais plus les lâcher.

Ce qui m’a vraiment plu dans cette saga c’est le côté historique. L’histoire se passe dans les steppes de l’actuel Kazakhstan, au début du XXème siècle. C’est une culture que je connaissais pas du tout et j’ai adoré découvrir leur us et coutumes ainsi que la situation politique de l’époque. A cette époque, les personnes vivent en petits clans  dans cette partie du monde.

Par un travail de recherche impressionnant la mangaka, nous dévoile la vie d’Amir au sein de sa nouvelle tribu (celle de son mari). De nombreux sujets sont abordés et intelligemment inclus au sein de l’intrigue, notamment les statuts hiérarchiques,les codes d’honneurs et les relations entre clans, les choix des époux, la fabrication du pain, l’importance et la signification des motif de broderie,d’ébénisterie ou encore tous plein de codes sociaux.

Et tout ça est mis en valeur par de magnifiques dessins (surement parmi les plus beaux que j’ai vu). Je vous laisse juger par vous même :

Au fil des tomes, on découvre ce monde et ses coutumes en suivants plusieurs personnages. Amir d’abord puis par la suite le scientifique anglais venu étudier cette culture, Henry Smith, et qui va devoir entreprendre un voyage à travers ces terres étrangères.

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La conclusion de la guenon :

Un excellent manga ! J’ai grandement apprécié cette lecture très instructive. L’histoire est bien ficelée et j’ai pris plaisir à découvrir par la même occasion les coutumes de l’Asie centrale. Des illustrations époustouflantes, en plus. L’auteure a pris le temps de peaufiner et le résultat est superbe. J’ai hâte de lire la suite !

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Lu pour :

globreaderschallenge > Actuel Kazakhstan

Beignets de Tomates Vertes – Fannie Flaggs

Couverture Beignets de tomates vertes

Note : 4.5/5

Thème :  portait  haut en couleur d’une ville d’Alabama sur une cinquantaine d’années

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 Présentation :

“Un sacrée numéro, Idgie ! La première fois qu’elle a vu Ruth, elle a piqué un fard et elle a filé à l’étage pour se laver et se mettre de la gomina. Par la suite, elles ont ouvert le café et ne se sont plus jamais quittées. Ah ! Les beignets de tomates vertes du Whistle Stop Café … J’en salive encore !”
Un demi-siècle plus tard, Ninny, quatre-vingt-six ans, raconte à son amie Evelyn l’histoire du Whistle Stop, en Alabama. Il s’en ai passé des choses, dans cette petite bourgade plantée au nord de la voie ferrée ! Et Evelyn, quarante-huit ans, mari indifférent, vie sans relief, écoute, fascinée. Découvre un autre monde. Apprend à s’affirmer, grâce à Ninny, l’adorable vieille dame.
Chronique du Sud profond de 1929 à 1988, ce roman tendre et généreux vous fera rire aux éclats et, au détour d’une page, essuyer une larme. Humour et nostalgie : une recette au parfum subtil …

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Mon avis :

Voilà un sacré bout de temps que ce livre trainait dans ma PAL. Il aura fallu le challenge ABC 2013 (lettre F) et le baby challenge contemporain pour l’en dénicher. Et j’ai bien fait cat j’ai énormément accrochée avec cette histoire.

A travers les souvenirs de Ninny, une adorable vieille femme dans une maison de retraite, on replonge dans l’Alabama des années 20, 30, puis 40 et enfin 50. Cette fresque contemporaine décrit avec douceur, bonne humeur et humour la vie des habitants de la petite ville de Whistle Stop.

Des thèmes comme la condition des noirs et des femmes, l’homosexualité, la pauvreté et bien d’autres sont dépeint avec justesse et sans jugement. On se laisse porter par cette histoire haute en couleurs avec ces personnages vraiment attachants.

J’ai particulièrement aimé les personnalités qui nous sont présentées. On découvre au fil des pages la bonté d’âme, la générosité le courage, la solidarité mais aussi les emportements, l’entêtement des personnages.

Le roman est découpé en chapitres. Certains se déroulant dans les années 80 où la vieille Ninny partage avec nostalgie et bonne humeur ses souvenirs avec Evelyn Couch, une femme d’une quarantaine d’année qui a perdu gout en la vie. D’autres sont des consacré à des éclats de vie à Whistle Stop (et particulièrement au café que tiennent Idgie et Ruth) ou encore (et ce sont mes préférés !) certains sont des extraits de gazette de ville chroniquée avec humour par Dot Weems, qui ne manque jamais de faire un clin d’œil à « sa chère moitié » incroyablement tête en l’air et qui a le chic pour se mettre dans des situations abracadabrantes.

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La conclusion de la guenon :

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé la fraîcheur de ce roman. Mon coup de cœur de l’été !

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Lu pour :

https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img705/7075/contemporainbadge.png abc2013 globreaderschallenge > Alabama

Rebecca – Daphne du Maurier

Couverture Rebecca

Note : 2.5/5

Thème :  réflexion et enquête sur le mystère de la première Mme de Winter, en apparence la femme parfaite…

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 Présentation :

Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman – popularisé par le film d’Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine – dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d’une étrange rivalité entre une vivante – la nouvelle madame de Winter – et le fantôme d’une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude. Du grand art que l’écriture de Daphné du Maurier, qui signe là un véritable chef-d’oeuvre de la littérature du XXe siècle, mi-roman policier, mi-drame psychologique familial bourgeois.

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Mon avis :

Enfin la critique de ce roman bien connu sur la blogosphère. Je n’ai pas été autant déduite que la majorité car cette histoire, je dois avouer. En fait, je dois dire que je me suis assez souvent ennuyée.

Comme je viens de le dire le gros point noir du livre, c’est sa lenteur. Je trouve qu’on met extrêmement longtemps avant de rentrer dans le vif du sujet. Le personnage de Rebecca accapare assez vite l’esprit de la narratrice, la nouvelle épouse de Mr De Winter. L’ancienne épouse est mentionnée deux trois fois par les autres personnages à mot couverts mais rien de mirobolant de qui pique vraiment la curiosité je trouve. La narratrice est hantée les ¾ du roman par la vision de Rebecca, qu’elle s’est inventée, c’est-à-dire la femme et la maitresse de maison parfaite. Pourtant j’ai trouvé qu’elle se faisait trop de films, que son esprit vagabondait trop sur cette épouse morte que cela ne le méritait. Du coup la narratrice s’enferme dans sa peur de ne pas être à la hauteur, sans raison vraiment valable. Bref, moi et l’héroïne ça n’a pas été le grand amour. Je l’ai trouvé trop « victime » et pas assez active.

Bien sûr, comme on pouvait s’y attendre, Rebecca n’est pas aussi parfaite qu’on le croyait. Cela est suggéré une première fois lorsque les deux jeunes époux se retrouvent à se promener sur la plage et pénétrer dans la maison de pêche de la première Madame de Winter. La révélation du vieux pêcheur simple d’esprit qui les informe aurait mérité d’être plus creusée, mais non, on en reste là. La narratrice ne réalise pas. Dommage car c’était un endroit plein de souvenirs et très symbolique, presque angoissant. S’il y avait un endroit ou développer cette ambiance oppressante, c’était là. Mais non. Si ce point avait été utilisé à bon escient par l’auteur, peut être aurais-je mieux aimé le reste de l’histoire.

La deuxième partie du roman est plus intéressante. Il s’agit de la révélation sur le secret de Rebecca et l’enquête de police qui mène l’inspecteur à sou sonner Mr de Winter du meurtre de sa première femme. La, l’ambiance est plus palpable. On se demande comment ils vont s’en sortir et quelles révélations vont encore être mises à jour.

Finalement une première partie qui  m‘a ennuyée à mourir (même si je suppose que l’idée était de jouer sur l’ambiance opprimante du fantôme de Rebecca –eh bien la mayonnaise n’a pas du tout pris avec moi) mais la deuxième partie a relevé le niveau (pourtant je ne suis pas fan de policier, c’est dire si j’étais d’espérée qu’il se passe enfin quelque chose). La toute dernière phrase du roman est surement la plus intéressante du roman. On finit donc en beauté (ouf).

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La conclusion de la guenon :

Grosse déception pour moi attendait énormément de ce livre souvent salué par la critique. J’ai eu du mal à accrocher avec la lenteur de l’histoire, surtout dans la première partie. Une deuxième partie bien plus intéressante. Une super fin. En résumé, la moyenne quoi.

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Lecture commune avec Mina sa critique. (Désolée ma Mina pour le temps de postage de la critique)

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Lu pour :

https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img96/1695/classiquebadge.png challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013 globreaderschallenge > Côte Ouest de l’Angleterre

L’Etrange disparition d’Esme Lennox – Maggie O’Farrell

Couverture L'étrange disparition d'Esme Lennox

Note : 3.5/5

Thème :  secret et honte de familles mis à jour 50 ans après le drame

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 Présentation :

A Edimbourg, un asile ferme ses portes, laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec effroi l’existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de l’isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du souvenir d’une enfance douloureuse ? De l’amitié naissante des deux femmes émergent des secrets inavouables ainsi qu’une interrogation commune : peut-on réellement échapper aux fantômes de son passé ?

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Mon avis :

J’ai lu ce livre car pensais retourner dans une ambiance comme dans le film The Magdalene Sisters, traitant de la vie de jeunes filles dans des couvents de ‘redressement’ où elles se sont retrouvées pour avoir fait un clin d’oeil à un jeune homme ou pire, après avoir été violée. Mais en fait ce livre ne détaille pas cette vie, bien qu’il y  ait pas mal de suggestions à la vie dans ces ‘asiles d’aliénés’.

L’histoire se centre principalement sur ce qui a conduit une vieille femme à se retrouver dans cet asile pour 50 ans… et que sa famille ait totalement caché son existence. La petite nièce de cette femme va faire sa connaissance et la sortir du vieil établissement. Elle est étonnée de la bonne santé d’esprit de la vieille femme et au cours des discussions des deux femmes, on apprend l’histoire d’Esme Lennox.

L’histoire alterne entre des chapitres se déroulant lors de la jeunesse d’Esme et d’autres centrés sur Iris, la petite nièce. Ceux dans le passé ne sont pas dans l’ordre ce qui permet de brouiller les pistes. Mais avec un peu d’imagination et une lecture acérée, on perce le secret assez vite. En tout cas ça été mon cas. Donc pas de grandes surprises de ce côté là. Ce qui est intéressant c’est la psychologie des personnages, notamment la soeur d’Esme, que je trouve très intéressante. Comment quelqu’un de bien peut basculer dans la mesquinerie en gros pour garder la face. Et j’ai aussi beaucoup apprécié la fraîcheur et la spontanéité de la jeune Esme. D’ailleurs trop pour l’époque, car cela lui causera des ennuis.

Un autre point que j’ai trouvé intéressant et qui est en filigrane dans ce roman : l’effet miroir entre Esme et Iris. C’est à peine perceptible et le lien n’est pas dit explicitement mais si on se fie à la psychologie des personnages, on se rend compte que le secret de famille a eu une répercutions inconsistante sur la vie d’Iris. C’est peut être moi qui analyse trop ou qui voit trop de liens mais je suis presque sure que c’était l’intention de l’auteur car elle met un point d’honneur à nous décrire certains points de la vie d’Iris qui ne semblent pas en lien avec l’intrigue principale. Or je pense que cela n’est pas fait au hasard car si on regarde bien, Esme comme Iris entretiennent des relations très étrange avec leur fratrie, souvent fausses et mensongères pour ‘sauver les apparences’. Dans les deux cas la soeur (pour Esme) et le frère (pour Iris) se sont aussi cachés derrière un époux/épouse en carton pour essayer de se convaincre eux même qu’ils mènent un vie on ne peut plus normale. Je ne vous en dis pas plus. Si jamais vous avez lu le livre, dites moi si vous avez ressenti la même chose. Et si vous ne l’avez pas lu, prêtez attention à ce point durant votre lecture 😉

Dommage par contre que cet aspect ne soit pas plus mis en lumière. Dommage également que le pot au rose se devine aussi facilement.

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 La conclusion de la guenon :

Un bon livre sur les secrets de famille et leur répercutions. Il est aussi un bon témoignage de la vision étriquée et abusive de cette époque vis à vis des femmes particulièrement. Une lecture agréable.

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Lu pour :

 abc2013 globreaderschallenge >Ecosse

Et puis, Paulette… – Barbara Constantine

Couverture Et puis, Paulette...

Note : 4/5

Thème : Les petits vieux en colloc’ ça donne ça

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 Présentation :

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

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Mon avis :

Un petit livre bien sympathique avec lequel j’ai passé un bon moment. L’écriture simple et les chapitre courts rendent le livre très reposant et parfait pour la plage.

J’ai découvert cette auteure grâce à ce livre et je dois dire que c’est une bonne surprise. Le choix de centrer son histoire sur le quotidien de petits vieux est un pari osé mais réussi. On s’attache à tous ces papys gâteaux-gâteux, leur entre-aide, et leur relations avec les plus jeunes. Je dirais que ça donne presque envie d’aller faire une visite à Papy-Mamie et de les découvrir sous un autre jour.

L’histoire est simple : Ferdinand se retrouve seule dans sa grande ferme qu’il trouve bien vide depuis que son fils et sa famille ont déménagé. De fils en aiguille ca va devenir la demeure de tous les laissés pour compte du coin : le vieille voisine qui n’a plus de toit, les deux vieilles soeurs qui commencent à souffrir sérieusement d’Alzheimer ou encore l’ami d’enfance veuf tout récemment. On s’attache à tout ce petit monde marqué par les années et les épreuves qui ne sont pas au bouts de leur surprises.

Bref c’est frais, tendre et simple. Je conseille.

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 La conclusion de la guenon :

Un joli petit hymne à la tolérance et à l’esprit de famille et d’entre aide qui semble sans age : l’histoire pourrait très bien se apsser aujourd’hui comme il y a 40 ans (les noms des personnages renforçant cet effet).

 

Nord et Sud – Elizabeth Gaskell

Note : 4/5

Thème : Romance sur fond socio-politique dans l’Angleterre Victorienne.

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 Présentation :

C’est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Eglise et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton.

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Mon avis :

Enfin ma chronique sur ce livre que j’ai lu en LC avec Céline (qui, elle, a posté sa critique dans les temps). Que dire sur ce roman ? Beaucoup de choses. Je commencerai par dire que si vous aimer les intrigues à la Jane Austen, Charlotte Brontë et autres du genre, ce livre est pour vous : on retrouve l’écriture recherchée sans être lourde de cette époque.

Côté histoire, disons que la romance n’est pas loin et assez proche de celle d’Orgueil et Préjugés : une jolie jeune femme pas forcément issue d’une très bonne famille qui a le verbe haut et ose dire ce qu’elle pense en face d’un homme d’apparence brusque et distant. Bref vous voyez le tableau.

Ce qui différencie ce roman d’Elizabeth Gaskell de ceux de ses consœurs, c’est le cadre socio-politique bien  plus marqué. Quand dans les autres œuvres, celui-ci sert d’environnement au roman, dans Nord et Sud il y a une véritable réflexion dessus et d’est un des fils conducteurs du récit. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé le fait que l’auteure ne dépeigne aussi bien la noblesse oisive, les bourgeois riches et travailleurs que la classe ouvrière. Cette dernière tranche de la population est trop souvent oubliée des romans de l’époque, comme s’elle ne méritait pas qu’on s’y arrête. L’auteure met en avant les besoins et les intérêts de chacun et nous propose une image de la vie d’alors, sans qu’aucune classe ne soit montrée du doigt comme fautive. J’ai beaucoup aimé cette approche. Thornton représente la bourgeoisie qui a réussi à s’enrichir à force de travail et la famille de Margaret, la petite noblesse sur le déclin. Au cours du roman Margaret va se lier d’amitié avec certains ouvriers et écouter leur revendication non dénuées de sens mais elle sera déchirer entre leur venir en aide et donner raison à Thornton, leur patron, dont les faits et gestes se justifient aussi. Les différences entre le Sud campagnard et le Nord industriel de l’Angleterre (que personnellement je n’avais jamais perçu jusque là) sont aussi la fibre du roman et le nœud d’incompréhension entre le 2 personnages principaux au départ.

Et au milieu de tout cela, vous vous en doutez, la relation entre Margaret et John Thornton va jouer un rôle phare. Au début ils ne s’entendent pas, mais alors pas du tout et puis au fur et à mesure que le roman avance, la vision qu’ils ont l’un de l’autre change progressivement.

Une belle écriture donc, un cadre très intéressant et des personnages attachants malgré leurs défauts. J’ai donc beaucoup aimé mais, car il y a un « mais », tout n’est pas parfait non plus. Je dois avouer que le personnage de Margaret m’a plus d’une fois agacée. Son côté hautain donnait envie de lui mettre des baffes par moment même si les autres aspects de sa personnalité sont très louables (fille dévouée, intelligente, plein de compassion, etc.). Alors que je n’ai pas ressenti cela une seconde pour Thornton, au contraire ce personnage se dévoile au fur et à mesure du roman et on s’y attache de plus en plus. Dans le genre, il fait penser à Darcy. Il y a aussi  certains passages traînaient parfois en longueur. Je me suis surprise des fois à avoir envie de sauter des pages pour aller à la scène suivante. Par exemple, les moments où l’auteure décrivait les journées moroses du vieux pasteur et tous les soins de sa fille pour lui redonner le moral ont fini par m’agacer car j’avais l’impression d’avoir toujours la même mélodie qui revenait en boucle (pauvre pasteur dépité et sa fille dévouée qui fait tout pour lui, blablabla, oui bon ça va on a  compris ^^). C’est qu’il avait souvent le moral au plus bas le bonhomme .

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 La conclusion de la guenon :

Au final un  bon roman de l’époque victorienne avec toutes les particularité des récits de cette période. Le mise en place petit à petit d’une romance est donc obligatoire mais ici le cadre historique tant au niveau de l’organisation sociale entre les classe qu’entre le Nord et le Sud est très marqué et le fil rouge du roman. A lire.

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Lu pour :

challenge-des-100-livres-chez-bianca abc2013 globreaderschallenge > Nord de l’Angleterre, probablement comté du Grand Manchester

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Le petit plus :

Il existe un mini  série TV réalisé en 2004 par la BBC (décidément la BBC produit des bons programmes). Je l’ai regardé avant de lire le livre et je l’ai trouvé plutôt fidèle malgré le choix de l’actrice principale qui me laisse un peu sceptique. Sinon le reste du livre, notamment l’ambiance est très bien retranscrite. En plus, c’est Richard Armitage (vous savez, Thorin dans le Hobbit ; mais en vrai, il est canonesque  🙂 )  qui joue Thornton et rien que pour ça, la série mérite d’être regardée !

Désolée je n’ai pas trouvé de bande annonce en français mais les images parlent d’elles mêmes 🙂

Le bleu est une couleur chaude – Julie Maroh

Couverture Le bleu est une couleur chaude

Note : 4.5/5

Thème : roamnce sur le thème de l’homosexualité féminine et ses tabous

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 Présentation :

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désirs et lui permettra d’affronter le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

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Mon avis :

J’ai lu cette BD dans le cadre du Baby Challenge BD de Livraddict, mon but étant de découvrir les “bests” de la BD, type de lectures que je connais très peu. Parmi les titres proposées, celui ci m’a tout de suite attirée grâce à sa couverture sobre, monochrome et mystérieuse (le personnage sur la couverture est très androgyne et on ne sait pas exactement ce qu’il faut en conclure par exemple) . Quand j’ai vu les notes générales des lecteurs, je n’ai pas hésité et je me suis jetée à l’eau.

Je n’ai pas regretté mon voyage. Les dessins par exemple. Ils sont plein d’émotion et l’aquarelle donne un côté rêveur et romantique. Presque tout est en noir et blanc sauf bien sûr le bleu des cheveux d’Emma et les dernières planches qui sont en couleur. Vous comprendrez pourquoi si vous le lisez.

Côté histoire, j’ai été séduite par la manière dont nous est présenté cette rencontre entre deux jeunes femmes et le cheminement de l’une d’elle vers la découverte de ses véritables désirs. L’homosexualité nous est présentée de manière douce et sans tabou, qui m’a beaucoup plu. L’auteur n’en fait pas des tonnes, elle nous présente simplement les sentiments naissants entre les deux jeunes femmes.

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 .La conclusion de la guenon :

Je ne le dis pas souvent des BD mais : à lire sans hésiter et sans complexes.

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Lu pour :

https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img705/4381/bandedessinebadge.png

La couleur des sentiments – Kathryn Stockett

Couverture La Couleur des sentiments

Note : 5/5

Thème : Immersion dans la vie des bonnes du Mississippi dans les années 50-60

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 Présentation :

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

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Mon avis :

Souvenez-vous du grand Martin Luther King. Ça se passe à cette époque, où les noirs ne sont bons qu’à faire les nounous et travailler dans les jardins des blancs.  A travers les points de vue de deux bonnes noires et d’une jeune journaliste blanche qui veut faire changer les choses, on découvre leur quotidien. Les bonnes choses comme les pires. Au fur et à mesure, des liens se créent malgré la peur et le regard de la société.

Certain personnages sont attachants, tous sont intéressants et recherchés. Par exemple j’ai beaucoup apprécié Celia Foote, la blondasse la plus bête du monde mais pas méchante pour deux sous. D’ailleurs malgré sa superficialité affichée, ce personnage est un de ceux qui m’a le plus plu en dehors du trio narrateur. Son ignorance fait qu’elle agit avec spontanéité, sans arrière-pensée et sans a priori. C’est la seule femme du roman à voir sa bonne Minnie comme une femme qui l’aide à tenir sa maison et non comme la femme noire à son service.

A côté de ça j’ai adoré voir Skeeter, la journaliste, dégommer cette saleté de Miss Hilly, Aibileen aimer les enfants de sa patronne comme les sien, leur mère les ignorant, ou encore voir toutes ces bonnes être aimée ou détestée de leur patronne et leur enfants.

Je pourrais encore vous en parler longtemps mais je risquerais de tout vous révéler. J’ajoute simplement que l’écriture est si addictive que vous ne lâcherez pas le livre avant la fin !

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La conclusion de la guenon :

En deux mots : lisez-le ! Coup de coeur. Best seller mérité.

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Lu pour :

https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img705/7075/contemporainbadge.png

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Le petit plus :

Voici la bande annonce du film adapté de ce livre. Il est très fidèle et très réussi. Je vous conseille de le visionner.

Soldat Peaceful – Michael Morpurgo

Couverture Soldat Peaceful

Note : 4.5/5

Thème : Souvenirs fraternels et bucoliques d’un jeune soldat

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 Présentation :

Il s’appelle Tommo. Il n’a que dix-sept ans mais il a déjà vécu bien des choses, des joyeuses et des plus tristes. Il a passé une jeunesse heureuse avec sa mère et ses frères à la campagne, même si la vie n’était pas toujours facile. Mais tout a changé lorsqu’il est parti pour la guerre avec son grand frère Charlie. Cette nuit, Tommo ne veut surtout pas dormir, il veut penser à lui, à eux, à leur vie passée. Parce que demain, au petit matin, son existence va basculer pour toujours. Il veut profiter pleinement de ces dernières heures pour se souvenir, pour ne jamais oublier que rien n’est plus beau que l’amour et la fidélité, que rien n’est plus terrible que l’injustice et la guerre…

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Mon avis :

Alors que je vagabondais sur les challenges de Livraddict, je suis tombée par hasard sur ce titre. La couverture m’a tout de suite attirée l’œil. D’habitude les livres sur la guerre je m’en passe (j’en ai trop lu je crois). Et puis j’ai remarqué que c’était sur la première guerre mondiale (beaucoup moins de livres que sur la suivante).  Je dois dire aussi que l’oxymore du titre a aiguisé ma curiosité (peaceful= paisible).

Du coup je me le suis procuré et j’ai adoré ! Vraiment. J’espérais bien aimer mais je ne m’attendais pas à tomber sous le charme à ce point de ce petit livre de 250 pages à peine.

En fait je crois que je l’ai tant aimé car la partie sur le front n’arrive que vers la fin. Ce n’est pas du tout le sujet principal du roman. Non, en fait ce livre parle d’amour fraternel.

Le roman s’ouvre sur l’annonce d’une condamnation à mort. A partir de là, le narrateur se remémore les souvenirs de sa vie car le lendemain il sera trop tard pour se rappeler de ces moments passés. On plonge alors dans sa vie, lorsqu’il vivait tranquille dans la campagne anglaise avec ses parents et ses deux frères. On découvre ses premières bêtises, la mort de son père, ses  souvenirs les plus joyeux avec ses frères comme les plus angoissants, son premier amour, et puis finalement son enrôlement.

Le roman s’axe très vite sur la relation qu’entretiennent le narrateur et son grand frère, Charlie. Aventurier,  joueur,  courageux et un brin provocateur Charlie est un vrai modèle pour son frère Tommo (Thomas), un garçon gentil mais effacé.  Tour à tour, ami, guide, figure paternelle, adversaire, Charlie a toujours joué un rôle important dans la vie du narrateur. Ces différentes facettes nous sont présentées par « éclats de souvenir » que Tommo se remémore avant la fin du compte à rebours, avant le lever du jour.

A mon plus grand plaisir, on passe donc la majorité du temps à suivre les tribulations du narrateur, jusqu’à son enrôlement avec son fère dans l’armée et  leur vie sur le front (très soft, je vous rassure). A travers leur histoire, on s’attache énormément à eux et la fin n’en est que plus dure à accepter.

À travers ce roman, l’auteur rend hommage au nombreux fusillés “pour l’exemple”, durant la Première Guerre mondiale. Ce roman montre à la perfection qu’avant d’être des soldats, ces personnes étaient avant tout des hommes avec une famille, une histoire, une vie.

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La conclusion de la guenon :

Un roman très touchant sur une complicité entre deux frères qui jouera des tours, bons comme mauvais jusqu’au dernier jour. Presque un coup de cœur.

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Lu pour :

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Le petit plus :

Michael Morpurgo est également l’auteur de Cheval de Guerre, livre porté à l’écran récemment pas Steven Spielberg.