La forêt des damnés (La Forêt des damnés #1) – Carrie Ryan

Couverture La Forêt des damnés

Note : 2.5 /5

Thème : Une fille, un jeune homme, un autre… et des zombies qui s’échappent. On mixte. C’est prêt.

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 Présentation :

Dans le monde de Marie, il y a des vérités simples.
Les Soeurs savent toujours le mieux.
Les Gardiens protègent et servent.
Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais.
Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village.
La clôture qui les sépare de la Forêt des Damnés.
Mais lentement, les vérités de Marie s’effondrent et son monde est plongé dans le chaos.
Elle doit faire face à la vérité de la Forêt des Damnés.
Se pourrait-il qu’il y ait de la vie dans ce monde dévoré par la mort ?

Un monde post-apocalyptique peuplé de zombies, une histoire d’amour ensorcelante.

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Mon avis :

Soit c’est moi qui ai lu trop de livres du genre (héroïne rebelle/amoureuse qui vit dans un monde angoissant) et que je suis lasse soit c’est qu’il n’est pas aussi bien que toutes les critiques le laissent croire.

Quand j’ai lu la 4ème de couverture du roman j’ai été très vite attirée. A la vue des avis des lecteurs j’en attendais beaucoup et j’ai été déçue, je vous le dit tout de suite.

L’univers est intéressant et les idées avancées sont originales mais malheureusement très peu exploitées. De nombreuses questions sont soulevées sans jamais trouver de réponse, dommage car la substance était là mais à peine effleurée et sacrifiée pour mettre au premier plan du triangle amoureux. Et oui, encore… vous pouvez soupirer, je l’ai fait maintes fois moi aussi.

Mary l’héroïne m’a tout de suite agacée. Elle se veut rebelle sans l’être et est un peu cucul. Parce que oui Mary est amoureuse folle d’un garçon qui n’avait pour moi aucun intérêt, comme la plupart des personnages d’ailleurs. Oui je suis méchante mais bon je commence en avoir par dessus la tête des héroïnes gourdasse qui passent leur temps à penser amourette alors que le monde auteur d’elle est sur le point de s’effondrer. Je ne dis pas qu’il faut supprimer la romance de ce genre de livres mais dans notre cas elle a pris bien trop de place à mon gout. Et puis, c’est le retour (encore) du fameux triangle amoureux, recette qui semble fonctionner car on le voit presque à toute les sauces et la plupart des jeunes lectrices bavent devant et en redemandent (admirez, la réccurence du vocabulaire de la cuisine dans cette phrase. Oui, bon, bah faut bien s’amuser en écrivant la critique à défaut d’avoir pris plaisir à déguster le roman). Cette amourette ne m’a pas convaincue le moins du monde, la fautes aux personnages auxquels je ne me suis pas attachée pour deux ronds.  Même leur mort m’a laissé de marbre. Mary ressasse toujours les mêmes questions et on a l’impression de tourner en rond alors que l’on pourrait en savoir plus sur le monde des zombies pendant ce temps là., ce qui me semble être tout l’intérêt de cet univers.

Heureusement le roman décolle vers le milieu de l’histoire quand Mary et toute la clique parent ENFIN à l’aventure. A partir de ce moment là on est happé par l’histoire et son style fluide. Le roman souffre encore de de quelque maladresses, notamment les “je t’aime moi non plus”, mais au moins on a le droit à de l’action en parallèle et l’intrigue se déroule petit à petit. L’angoisse des la présence des zombies est de plus en plus palpable. L’idée des maisons dans les arbres m’a bien plu.
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La conclusion de la guenon :

Vous l’avez compris, je n’ai pas été vraiment séduite par ce roman. Il aurait pu être bien mieux exploité mais il reste agréable à lire… une fois… quand on est ado. Tout pile la moyenne.

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Retranscription d’une critique de 2011.

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Sans âme (le Protectorat de l’ombrelle #1) – Gail Carriger

Note : 4/5

Genre : Une Londres victorienne peuplée de vampires, loups garous, fantômes et Sans Âmes. So Steampunk

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Présentation :

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d?’me. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d?un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon ? beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures ? est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l?affaire. Des vampires indésirables s?en mêlent, d?autres disparaissent, et tout le monde pense qu?Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

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Mon avis :

Un très bon moment de lecture.  Je reconnais que j’ai été happée par l’histoire, l’héroïne m’a fait rire plus d’une fois. Son attitude « bonne éducation anglaise » donne lieu à des dialogues vraiment cocasses. Elle a du caractère, elle a de l’audace mais, elle a des manières, non mais oh ! Le roman met d’ailleurs le ton dès le début. Dès les premières pages, l’auteure nous présente une Alexia Tarabotti qui annonce la couleur : la jeune femme est attaquée par un vampire et, en toute anglaise de bonne famille, traite simplement le monsieur de « malpoli ! ». La classe anglaise victorienne, que voulez-vous. Bref, ça commençait vraiment très bien et le style décalé est un véritable délice. Parce que oui, reproduire le style du siècle en y ajoutant des scènes avec des vampires assoiffés et des loups garous enragés, ça donne un mélange unique et bourré d’humour.

Après vous avoir présenté, le style, passons à l’histoire. Alexia est un peu l’anti-héroïne  des romances normales : vieille fille, pas au top physiquement et avec une famille insupportable digne des Bennet dans Orgueil et Préjugés. Bref une mise au rancard de la bonne société londonienne. Sans parler que le Comte de Woolsey, riche célibataire, et chef de meute des loups garous de Londres accessoirement, la déteste. Bref, ça ne commençait pas top pour elle.  On est vite plongé dans l’intrigue, qui se révèle petit à petit. Elle est bien menée et on saute de révélation en révélation avec plaisir. Bien sûr il y a des choses cousues de fil blanc mais j’ai tout de même beaucoup aimé cette lecture. J’ai bien aimé l’invention des Sans Ames et des Trop d’Ames pour expliquer l’origine des créatures de la nuit. Une vision assez originale qui a su me séduire, ainsi que Le Bureau secret  de « régulation » de ces créatures, connues et acceptées dans le ce Londres uchronique.

 Les personnages sont attachants et hauts en couleur. J’ai une petit préférence pour le scandaleux vampire dandy Lord Akeldama (appelant tout le monde « mon sucre d’orge », « ma praline à la crème », « mon cornichon fleuri », euh… non pas ça. Bref vous avez saisi). Son style déjanté est adorable. On le voit presque trop peu. J’ai eu aussi un énorme coup de cœur pour le Professeur Lyall, bêta de la meute, et contrairement à son Alpha, un homme posé, réfléchi et très présentable. En un sens, il me rappelle Remus Lupin.

J’ai également aimé les personnages  principaux, Alexia Tarabotti et Conall Maccon (comte de Woolsey) mais leur personnage était un peu trop « dans le moule » à mon gout. Bon sinon, on pourra dire ce qu’on veut mais ce titre appartient bien à la BitLit, même si cette fois l’héroïne craque pour un loup garou et non un vampire. L’amourette empiète petit à petit  mais surement sur l’intrigue, il faut le reconnaitre. Parce que oui, les « Oh, oui mors-moi ! » toutes les 10 pages dans la dernière partie du roman, ça m’a saoulé au bout d’un moment, je l’avoue. Un peu de romance c’est bien, nous en servir dans des situations presque too much à toutes des rencontres des deux amoureux, c’est lourdingue !

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La Conclusion de la guenon :

Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture avec un style qui décape et des personnages vraiment sympas. Sans parler de l’univers steampunk que j’affectionne particulièrement. Un titre de la BitLit vraiment sympa et pas trop caricature BitLit même si on y retrouve des éléments du genre. Je lirai la suite avec plaisir.

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Lu pour :

Fin de série

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Lecture commune avec :

  • Sunflo
  • Michou
  • Ellcrys

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Vous aimerez peut être :

  • Neverwhere – Neil Gaiman
  • La Cité des Ténèbres – Cassandra Clare
  • Orgeuils et Préjugés – Jane Austen
  • Jonathan Strange et Mr. Norrell – Suzanna Clarke

Lestat le Vampire

Note : 4,5/5

Genre : Des vampires, des vrais (qui veulent du sang et se pavanent) !

Présentation :

Vampire impie, qui ne croit ni en Dieu ni au diable, ivre d’amour et de sensualité, résolu à découvrir les mystérieuses origines de ses semblables, Lestat se lance dans une quête effrénée qui va nous transporter du Paris de Louis XV à l’Égypte ancienne pour nous amener aujourd’hui à San Francisco où, devenu chanteur de rock, il lance un défi suprême aux “puissances des ténèbres”.
Fresque épique, mélodrame flamboyant et superbe roman de terreur, riche de l’héritage de la littérature populaire, “Lestat le vampire” bouscule les genres et les conventions pour nous offrir l’un des très grands livres de ces dernières années.

Mon avis :

J’ai découvert l’univers d’Anne Rice grâce au film Entretien avec un vampire. J’étais en 3ème, dans ma période “trop fan des acteurs beaux gosses”. Oui, j’assume car je suis sûre que presque tout le monde est passé par là. Bref, un film avec Tom Cruise et Brad Pitt ? Je fonce !

Et là, plus que la belle gueule des acteurs, ce que j’ai retenu c’est un univers vampirique très “cliché” mais tellement cool. Et j’ai surtout aimé le personnage de Lestat, qui représente le vampire parfait à mes yeux : charismatique, séducteur et libertin pour mieux appâter ses proies et s’en délecter sans remords. Le gentil Louis est un petit joueur à côté… et ne parlons pas d’un certain Edward qui fait fantasmer les filles de 3ème à présent (que voulez-vous, chacun son temps mais nous n’avons pas les mêmes valeurs…). [fans de bit-lit, ne soyez pas offensés]

Bref, j’ai adoré le film et l’ambiance et je me suis jurée de lire Lestat le Vampire un jour pour en apprendre plus sur ce personnage hors pair. D’autant plus que plusieurs personnes me l’avaient conseillé si je voulais lire une histoire vraiment bien avec de “vrais” vampires. C’est à présent fait et je ne suis pas déçue.

Je dois avouer qu’au tout début j’étais assez sceptique, même en connaissant la personnalité de Lestat : le livre s’ouvre le “réveil” de Lestat, en 1984, après presque 1 siècle de sommeil à la Nouvelle Orléans où notre héros tombe amoureux de la musique rock et fonde un groupe avec les humains rockeurs du coin. Je me suis dit “Ah non, une histoire de vampire qui se déroule de nos jours, ça ne m’intéresse pas ! On en a déjà assez. Je veux du raffinement, des bals, des dentelles, des courbettes, bref un autre siècle plus romantique !”  Heureusement ce n’est qu’un prologue car le reste du roman nous conte les premières années de Lestat le vampire au 18ème siècle, jusqu’à son départ pour la Louisiane (le roman Entretien avec un vampire est résumé dans l’épilogue).

Donc nous découvrons un Lestat qui se différencie déjà de sa fratrie lorsqu’il est encore humain : il est raffiné, entreprenant, sort des sentiers battus en devenant comédien à Paris et ne croit déjà ni en Dieu ni au Diable.  On retrouve donc certains aspect de sa personnalité qui m’avait tant séduite dans le film mais nous en découvrons aussi d’autres : Lestat est incroyablement “humain” dans ce premier tome, un peu comme je m’imaginais Louis. Cela a été ma seule petite déception : je voulais retrouver le vampire malin et manipulateur du film.  Ceci dit, il ne se laisse ni marcher sur les pieds et ni impressionner par des vampires bien plus âgés que lui et défend ses idées qu’il croit les plus justes : ne tuer que des criminels, vivre parmi les humains incognito ou même entrer dans la Maison de Dieu, lui qui est un être du Diable. En tout cas c’est ce que croient dur comme fer les autres vampires de Paris, qui se terrent dans les cimetières et vivent cachés, sous les ordres d’un vampire que ceux qui ont ont vu le film connaissent : Armand ! Pour ma part, je suis tombée sous le charme de ce vampire qui peut être aussi calme et silencieux que rapide et sans pitié. J’ai beaucoup aimé son instabilité et son côté ange/démon très prononcé, loin de l’interprétation d’Antonio Banderas (WTF ?! Armand a 17 ans physiquement et est roux !), bien pâlichonne. Je lirais le roman qui lui est consacré avec plaisir.

Mais revenons à notre vampire blond. Il est impétueux mais souvent tendre quand même. Car si vous ne l’aviez pas encore compris, Lestat est un séducteur au coeur d’artichaut mais qui se soucie néanmoins de ceux qu’il aime (homme ou femme d’ailleurs). La relation qu’il entretient avec les autres personnage est d’ailleurs un des points les plus intéressant du livre. Quand il aime c’est passionnément, mais malheureusement pour lui, c’est souvent à sens unique ou impossible pour d’autres raisons que je vous laisse découvrir…

A côté de ça, Lestat met un point d’honneur à mener à bien tout aussi passionnément les quêtes qu’il entreprend. Et notamment en savoir plus les vampires et leurs origines. Là encore beaucoup d’imagination de la part de l’auteur et de belles surprises. Les origines et les aventures des vampires légendaires nous sont contées au fur et à mesure que Lestat rencontre ces personnages d’exception. Et il faut bien avouer que c’est passionnant. L’histoire autant que la personnalité des-dits vampires.

Conclusion de la guenon :

Un très bon roman que je conseille chaudement aux amateurs de bit-lit et surtout, SURTOUT aux non-amateurs : voici un roman qui a l’odeur des vieilles légendes vampiriques avec une touche de d’extravagance venue de Paris, de Venise et du Caire du 18ème siècle.

Si vous avez toujours voulu lire un  livre avec des vampires romanesques à l’ancienne, je vous le conseille !

J’ai été captivée par ces vampires et le conte de leur origine. J’ai envie de lire les autres tomes de la série, et je pense que vous en feriez autant si vous décidez de lire Lestat le Vampire.

Seule petite déception : Lestat est plus gentil que je ne l’imaginais, si c’est un défaut, hein…

 

Le petit plus :

Et pour le plaisir, voici une vidéo Lestatesque du film Entretien avec un vampire (que je vous conseille si vous ne l’avez pas vu) :

 

Lu pour :
Challenge ABC 2012

 

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