La voleuse de livres – Markus Zusak

Couverture La Voleuse de livres

Note : 5/5

Thème : les mésaventures d’une petite allemande qui aime les livres durant la 2ème guerre mondiale.

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 Présentation :

Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter. Une histoire étrange et émouvante où il est question : d’une fillette ; des mots ; d’un accordéoniste ; d’Allemands fanatiques ; d’un boxeur juif ; de vols. Traduit en 20 langues, le best-seller 2007.

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Mon avis :

Tout le monde me l’a dit et je vais le dire à mon tour : ce livre est génial ! Allez dans la première librairie et achetez le, vous ne serez pas déçus.

Oui je vous vois venir, vous vous dites sûrement que des livres sur la 2ème guerre mondiale et l’atrocité du nazisme, on en a lu des tas et on a probablement fait le tour des dizaines de fois. Bref un livre que tout le monde dit génial parce que ça dénonce cette horreur et que c’est de bon ton de dire que ce genre de livre est génial. On suit l’avis général, quoi. Et bien pas du tout !
Personnellement, avec ce livre, j’ai trouvé qu’on voyait les choses sous un angle très différent. Déjà, l’histoire se déroule du côté des allemands hitlériens, chose plutôt rare, les auteurs préférant généralement se mettre du côté des “grandes” victimes : juifs, résistants etc.
J’ai mis en guillemets grandes car les petites victimes du nazisme, c’est le peuple allemand lui même. Un bon nombre d’entre eux ne supportait pas le régime du Führer et c’est dans ce décors qu’évolue La Voleuse de Livres, une petite allemande orpheline recueillie dans une famille des quartiers pauvres de Molching, une petite ville près de Munich.
Elle développe un engouement pour la lecture, activité qui lui permet d’oublier pour quelques temps ses problèmes. N’allez pas penser que le sentiment général du livre est la tristesse et l’obscurité de la guerre, qui ne s’éclaircit que lorsque Liesel commet ses larcins et les lit, c’est tout à fait faux. En fait le livre est agréablement léger. Oui, les conditions de vie sont dures mais cela n’empêche pas notre héroïne d’apprécier les choses simples de la vie.

C’est aussi une belle histoire d’amitié et d’amour (sous toutes les formes qu’il puisse exister). J’ai d’ailleurs un faible pour la relation entre Liesel et son ami Rudy. Leurs aventures ensemble (jeux, bêtises, complicité) sont tout à fait adorables et j’ai adoré voir évoluer leur relation. En fait, en y réfléchissant j’ai énormément apprécié presque tous les personnages, chacun à sa façon : le gentil et discret Max, le couple atypique que forment  Hans et Rosa Hubermann, les parents adoptifs de la petite Liesel, ou encore la Mort, celle qui nous raconte cette histoire. C’est une idée ingénieuse et originale.

Au niveau de la forme d’ailleurs, le livre est découpé en plusieurs parties, chacune portant le nom du livre que notre petite voleuse lit à ce moment là. Ces lectures sont très différentes les unes et mêlent l’histoire qu’elles racontent à  celle que nous raconte la Mort. Par exemple, Liesel apprendra à lire avec le Manuel du Fossoyeur, découvrira un livre écrit rien que pour elle avec L’homme qui se penchait et Mein Kampf servir de protection au jeune Max pour en pas se faire débusquer avant d’être déchiré en mille morceaux et de servir à tout autre chose…

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La conclusion de la guenon :

Un livre qui mérite une place de choix dans mon top 10, assurément. Malgré le contexte de l’histoire, le livre sait rester léger et relaxant. Mais je vous préviens, si vous aimez les livres qui finissent bien, passez votre chemin.

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Retranscription d’une critique de 2010

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7 thoughts on “La voleuse de livres – Markus Zusak

  1. C’est un très bel avis ! Comme toi, j’ai adoré ce roman. Bien que le contexte historique est lourd et triste, ce n’est pas l’ambiance que j’ai ressenti en lisant ce livre. Peut-être parce qu’on suit une petite fille et que pour elle, rien n’est plus important que ces petits bonheurs quotidiens avec sa nouvelle famille, Rudy et Max. Je n’arrive pas très bien à exprimer ce que je veux dire… Bref !
    Par contre, je ne sais pas toi mais la fin m’a fait pleurer !

    • Si sis je te rassure tues très claire. C’est même plus clair que dans mon billet car c’est exactement ce que j’i voulu faire ressortir 🙂
      Pour ce qui est de laf in, on s’en doute puisque la mort nous l’annonce au milieu du roman mais c’est vrai que le contexte et la “réaction” de Liesel nous met la larme à l’oeil. J’ai été super triste qu’elle ne fasse pas ce geste avant.Comme on dit, ‘on ne se rend compte de ce qu’on a que lorsqu’on l’a perdu’ snif

    • Moi non plus. J’attendais à retomber dans les même schéma de livres qui se passent lors de la 2ème guerre mondiale et finalement pas du tout, pour mon plus grand bonheur !

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