Othello – William Shakespeare

Note : 3.5/5

Thème : Deux amoureux droits, purs, innocents s’aiment. Un jaloux de la réussite en tout du couple va lancer une fausse rumeur pour briser leur bonheur.

Présentation de la guenon

 Héros à l’esprit guerrier jusque dans son discours amoureux, séducteur, maniant à la perfection le paradoxe et jouant à merveille sur l’ambiguïté des mots, Othello, Maure de Venise, se sert du langage comme d’une épée. Sa gloire suscite diverses réactions : Roderigo méprise “l’homme aux grosses lèvres”, Désdémone est séduite par le récit de ses exploits en terres lointaines, qui fourmille d’évocations exotiques. Iago, lui, hait Othello. Que cette haine soit gratuite ou qu’elle soit le résultat d’une lucidité pragmatique, elle pousse Iago à tout détruire sur son passage. Metteur en scène machiavélique, manipulateur de l’ombre, il bat Othello sur son propre terrain, puisque c’est par le discours qu’il l’entraîne vers le meurtre. Le Maure, jaloux, boira les mots de son ennemi comme un poison pervers.

 .

Mon avis :

Je continue ma découverte de Shakespeare et je reconnais que la plume du monsieur est toujours aussi belle et les dialogue toujours aussi plaisants à lire. Tout est très poétique même si dans cette pièce, il n’y a pas de vers, contrairement à Roméo et Juliette par exemple. Par contre la prose est splendide.

Côté histoire, j’ai envie de dire que c’est du Shakespeare, quoi. En gros vous avez les deux tourtereaux. Les personnages parfaits, plein d’honneur, de grâce  toujours sincères, vertueux, etc. Bref, le couple de rêve, sans défaut. Les héros. Et puis il y a le cupide et jaloux « méchant » machiavélique qui va se jouer de la sincérité et du fait que les héros sont trop purs pour imaginer des sales coups comme les siens. Donc ce méchant vaut leur nuire, ici car notre héros Othello a été promu à un rang miliaire important à Venise et vient de nommer comme second non pas le méchant Iago, comme tout le monde s’y attendait mais un autre homme. Iago (j’ai pas pu m’empêcher de voir le perroquet de Jafar tout le long de la pièce, hahaha), qui se croit lésé, va donc mettre au point une combine pour discréditer Othello en se servant de sa « sainte et innocente femme ».

Comme dans toutes les pièces de Shakespeare  l’intrigue est bien menée, les joute verbales intéressante et les revers de situations nous laisse espérer que les méfaits de notre antagoniste vont être mis au jour. Mais vous vous doutez bien que non : la vilainie du personnage va être mise au jour, à la toute fin, quand le mal aura déjà été fait. Je ne vous apprend rien, Shakespeare n’est pas reconnu comme un grand dramaturge pour rien. Car oui, il s’agit encore d’une drame à fin tragique ici.

Donc malgré une très belle écriture, je n’ai pas été plus que ça séduite par cette histoire où les personnages sont pour moi trop influençable et trop naïfs pour détecter qu’on est en train de se  jouer d’eux. Souvent, j’avais envie de les secouer, pour qu’ils ouvrent les yeux. Il y avait des passages qui, pour la plupart des personnes, auraient mis la puce à l’oreille mais nos héros sont tellement purs qu’ils n’imagine même pas un instant qu’ils sont manipulé. Il faut dire que ce Iago est très doué. Il sait dire les bonnes paroles et joue sur la psychologie de ses interlocuteurs pour les emprisonner dans son filet. Un ‘méchant’ très réussi et très intéressant.

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La conclusion de la guenon

On retrouve dans Othello tout le génie de Shakespeare et de ses drames. L’écriture est magnifique  la fin tragique, qui nous révolte. Un drame Shakespearien qui vaut le détour pour le méchant mais qui n’est pas parmi mon préféré. J’ai trouvé les héros un peu niais dans cette pièce, trop gentils pour voir le mal qui les entoure et ça m’a un peu exaspérée. J’ai toujours une petite préférence pour d’autres pièces de l’auteur comme Le Roi Lear et Roméo et Juliette.

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Lu pour :

abc2013

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4 thoughts on “Othello – William Shakespeare

    • C’est sur que s’il faut en lire un, c’est R&J ! Après, pour les autres, ça dépend de ce qu’aime le lecteur. Pour certain Othello est leur pièces préférée. J’ai pour mon compte préféré Le Roi Lear. Je mettrai Othello au même niveau que Macbet (cette pièce vaut le détour rien que pour la fin)

  1. Je n’aurais pas vraiment qualifié Othello de “pur et innocent”, ça me surprend que tu le perçoives comme ça. Iago est un méchant assez fascinant (je l’ai étudié pendant un cours sur l’opéra).
    Comme toi, ce n’est pas ma pièce préférée, je préfère quand même Macbeth et Richard III (les pièces historiques de Shakespeare me plaisent énormément)

    • Oui enfin pur et innocent; disons plutôt dégoulinant de qualités positives et du coup les autres personnages en jouent. C’est exaspérant comme c’est facile d’embobiner quelqu’un de trop bien pensant ^^

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