TTT #61

Comme chaque semaine, le mardi je suis fidèle au rendez-vous Top Ten Tuesday (abrégé TTT) où il s’agit de lister 10 livres sur un thème donné. TTT a été mis en place par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Cette semaine, les 10 lectures imposées lors de ma scolarité  ou comment se pendre en 10 leçons, euh livres ! Je peux vous avouer que je n’ai pas été gâtée de ce côté ! Aucune ne m’a passionnée, j’en ai aimé certaines et détesté beaucoup ! Peut-être étais-je souvent trop jeune pour apprécier, je n’en sais rien mais en tout cas je garde un souvenir, assez caricatural, que les lectures scolaires c’est quand même (trop) souvent LA PLAIE ! Et pourtant je lis de tous, même les classiques. J’ai peut être la dent dure mais j’ai toujours eu l’impression que pour les profs, c’est la culture avant tout, au risque de nous dégoûter de la lecture, ce qui, à mon sens, est tout à fait contraire au principe des lectures scolaires ! Heureusement que je suis une bibliophile parce que sinon ils auraient réussi à me mettre la lecture en horreur. Profs de français, si vous passez par là, pitié, prenez en compte ceci : les classiques c’est bien, les lire à un age approprié c’est mieux et surtout, SURTOUT, il y a des livres magnifiques et plein de bon sens qui sont,à mon sens, peut être plus adaptés aux jeunes pour leur faire aimer notre littérature. S’ils aiment la lecture, ils finiront par se tourner d’eux même vers les classiques.

Je vais vous faire un top 10 en deux temps : les 5 pires et les 5 meilleurs ! Let’s go !

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  • Les Pires :

  

  

1. Eugénie Grandet de Balzac : c’est chiant. Lu à 13 ans, c’est ULTRA chiant.

2. Les Confessions de Rousseau : après avoir lu un livre du recueil, on a déjà envie de tuer le bonhomme, alors imaginez mon malheur quand j’ai du lire les 5 premiers volumes…

3. Le Poney Rouge de Steinbeck  : Première lecture imposée en 6ème, j’ai cru que j’allais me pendre. Il est court, heureusement ! Rarement lu un livre aussi dépressif, surtout à cet age, c’était abusé !

4.  Les Fleurs du Mal de Baudelaire : à absolument éviter si on est dépressif au risque d’avoir des penchants suicidaires. Si on est en bonne santé mentale, à éviter aussi si on ne veut pas devenir dépressif.

5. Alors là j’hésite entre Rhinocéros de Ionesco et La Curée de Zola. Le premier, passe encore, c’est juste que je suis imperméable à l’absurde.  Le deuxième… bon pas trop mal mais beaucoup beaucoup trop de longueurs !

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  • Les Meilleurs :

  

  

1. Fahrenheit 451 de Ray Bradbury : ma seule lecture hors  “vrais” classiques que j’ai eu à lire. Une belle découverte pour moi car elle m’a fait découvrir le genre dystopique que j’affectionne beaucoup aujourd’hui. Ce livre ne fait pas partie de mes préférés du genre mais j’en garde un souvenir agréable.

2. Candide de Voltaire : c’est ironique, des caricatures qui font mouche et de belles idées, j’adhère.

3. Dom Juan de Molière : un peu de légèreté dans ce monde  de sérieux que sont les lectures imposées, ouf !

4. Un Ex-æquo : Le Bonheur dans le Crime, de Jules Barbey d’Aurevilly et Vanina Vanini de Stendhal. Deux petites nouvelles fraîches où les hommes se déguisent en femmes et vice versa 😉

5. A l’Ouest, rien de nouveau d’Erich Maria Remarque. Pas des plus joyeux au niveau du contexte mais des personnages attachants.

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4 thoughts on “TTT #61

  1. Tu as dû lire Balzac à 13 ans ? Tu m’étonnes que tu n’aies pas aimé ! Quelle idée oO A cet âge-là, j’avais dû lire Le petit chose de Daudet, mon plus grand traumatisme littéraire… Dans le genre joyeux, c’est pas mal non plus. Après l’avoir lu et raconté trois fois à une amie pas foutue de le terminer avant l’interro toujours reportée par une prof trop sympa, je refuse encore de le relire aujourd’hui. Ca ne fait qu’un an ou deux que j’ai accepté l’idée de lire un jour un autre texte de cet auteur. J’ai la dent très dure.
    Je suis RAVIE d’apprendre que tu n’aimes pas Les fleurs du Mal ! 😀 Je me sens moins seule ! Je l’ai lu de moi-même, mais n’ai pas aimé pour autant.

    Etant en option sciences (et le programme étant moins restrictif et contraint par une épreuve commune telle que le bac en Belgique), je n’ai quasi pas lu de classiques pendant ma scolarité. Je les ai découverts moi-même ou lors de mes études universitaires.

    • Et oui je fais partie des traumatisés des lectures scolaires ! Votre système scolaire est bien meilleur : on ne vous force pas à lire les classiques jeunes et ça paye : tu est la personne qui lis le plus de classiques que je connais. En France, on le lit trop jeune, ce qui nous en dégoutte définitivement…
      J’avais lu Les Lettres de Mon Moulin à 11-12 ans de Daudet, pas un super souvenir mais pas un des pires non plus. Surement un des auteurs classiques que j’aurais le moins peur d’aborder.
      Ah oui les Fleurs du Mal…. je ne suis pas une fan de poésie en générale. Très peu trouve intérêt à mes yeux, alors en plus, quand on décortique le poème, on l’analyse, ça en perd une partie de son intéret et bonjour l’indigestion !
      Oui oui Balzac à sans, je te raconte pas le massacre. Le livre est petit (moins de 300 pages) ce qui a du faire penser à la prof qu’il était à notre portée. Un somnifère n’aurait pas été plus soporifique.

      • Notre système scolaire laisse plus de liberté aux profs, dans une certaine mesure. J’ai eu de la chance avec les profs, elles avaient généralement conscience de leur public scientifique et cherchaient des livres accrocheurs qui pourraient nous parler. Du coup, j’avais un sentiment d’infériorité et d’inculture en commençant mes études universitaires, d’où mes très nombreuses lectures classiques à l’époque de Plumes. 😉 C’est vrai que les commencer plus tardivement, quand j’avais déjà un certain bagage de lecture derrière moi, m’a permis de les apprécier vraiment : j’avais tenté deux fois Hugo bien trop tôt (13-14 ans, je crois : je n’ai pas compris grand-chose et ai juste perdu ma vision idyllique du DA) avant de tomber sous le charme de Notre-Dame de Paris la troisième fois. Actuellement, je lis beaucoup moins de classiques : je me tourne surtout vers ceux de mon mémoire (vers mes chers libertins pour lesquels je me passionne sans cesse plus, même si la vision que j’ai d’eux se fait de moins en moins idyllique)

        Je comprends pour la poésie. C’est paradoxalement une analyse (mais au niveau universitaire, donc plus poussée et moins participative) qui m’a donné envie de (re)lire Verlaine et me l’a tant fait aimer. Avec Baudelaire, ça m’a inspiré un texte, mais c’est tout.

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