Extrêmement fort et incroyablement près – Jonathan Safran Foer

Note : 3.5/5

Genre : vagabondages dans New York par un petit garçon à la recherche d’une serrure laissée par son père mort le 11 septembre

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Présentation :

Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d’inconnus qui lui révéleront l’histoire de sa famille. Après le choc de Tout est illuminé, cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d’une mémoire à jamais perdue. Quand tout a été oublié, il ne reste plus qu’à inventer.

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Mon avis :

Je ne saurais dire pourquoi je n’ai pas plus apprécié que ça ce livre. Le fait est qu’en général j’aime lire ce genre d’histoires. Je crois que je l’ai lu dans de très mauvaises conditions pour être honnête et que je n’ai pas pu accorder au roman l’attention qu’il méritait.

J’ai lu ce livre sur une période très étendue, ce qui fait que je perdais le fil, ça m’agaçait, du coup je traînais encore plus et ainsi de suite. Le fait de connaitre déjà l’histoire, puisque j’ai vu le film n’a pas aidé : sachant déjà à quoi m’en tenir je ne restais pas accrochée au livre “pour savoir la suite, quelle surprise m’attend”.

Je dois avouer que Oskar m’a énervée plus d’une fois aussi. OK, le garçon est perturbé et, bien que dans certains livres cet aspect donne une force au roman, je trouve que là ça l’a desservi. Je trouve Oskar souvent bien trop impertinent et trop incompréhensif. C’est agaçant. Sans parler de sa manière de s’exprimer que je n’ai pas aimé.

Par contre, j’ai bien aimé la partie sur l’histoire de la grand mère : le film ne traite pas cet aspect et du coup j’ai aimé le plongé dans son passé  pour le moins surprenant, il faut l’avouer ! En fait, pour simplifier, j’ai bien aimé les petits vieux dans ce lire. Que ce soit la grand mère d’Oskar, jeune ou vieille, le voisin Mr. Black ou encore le mystérieux locataire. Le petits vieux sont bien trop souvent mis au rebuts dans la plupart des livres alors que là ils étaient plutôt mis en avant. J’ai apprécié cet aspect, ça sort des sentiers battus.

Autre point intéressant : les différentes histoires mêlées finalement s’articulent et finissent par se rencontrer à la fin. On suit tour à tour, Oskar, sa grand mère et son grand père. Autant les aventures des grands parents sont pleines de belles “images” et de surprises inattendues, autant la partie d’Oskar est, à mon gout, plutôt plate. Ils ne se passe pas grand chose. J’ai eu l’impression de piétiner et moi aussi de “me coller des semelles de plomb”. L’enfant passe son temps à déambuler dans New York dans le meilleur des cas mais bien souvent, il pense, repense et re repense à son père adoré… à nous en dégoûter ! Sans parler de ses crises d’enfant un peu déranger et de son manque de respect envers sa mère. J’ai franchement eu du mal à l’apprécier rien qu’à cause de la façon dont il la considérait…

J’ai la dent dure mais je reconnais quand même que certaines choses étaient très bien trouvées. par exemple, une autre originalité très sympathique : la mise en forme. L’absence de chapitres concrets peut au début dérouter mais on s’en accommode et je dirais même que c’est un effet miroir du livre. Après tout l’histoire est contée principalement par un petit garçon “original”. De jolie photos pour agrémenter le texte. Vraiment je maintiens : le forme est soignée et donne une  force au roman.

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La conclusion de la guenon :

Au final, j’ai du mal à avoir une vision claire de ce livre et je regrette de l’avoir lu dans de si mauvaises conditions. Je pense que j’aurais pu mieux apprécier ma lecture si je l’avais lu à autre moment,  plus vite, et en étant moins dispersée. Quant au titre du roman : vous comprendrez à la toute fin : c’est en effet la réponse à la quête d’Oskar avec sa clé. Un roman original, on ne peut le nier mais qui ne m’aura pas plus intriguée que ça. J’apprécie souvent la littérature contemporaine mais là, je n’ai pas eu la petite étincelle.

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Lu pour :

Challenge ABC 2012

 

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5 thoughts on “Extrêmement fort et incroyablement près – Jonathan Safran Foer

  1. La dent dure ? Beaucoup moins que moi en tout cas ! Nous avons des ressentis assez semblables finalement : ça me rassure qu’Oskar t’ait autant agacée que moi (ce que j’ai pu avoir en horreur ses chapitres…) ; l’histoire des vieux m’a aussi intéressée, mais j’ai mis tant de temps à tout remettre à sa place et à faire le lien entre les différents fils du roman que je me suis ennuyée ferme bien trop longtemps pour que la fin sauve le début. Il était trop tard pour moi quand tout s’est éclairé, j’avais passé trop de pages à m’ennuyer.

    • Oui oui, tu as raison fais toi ton propre avis. De toute façon j’ai pas détesté non plus hein. Et puis comme je l’ai dit, je pense que je n’ai pas pu apprécier le livre à sa juste valeur vu ma lecture décousue.

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