Les Fourberies de Scapin – Molière

Note : 4/5

Genre : Du Molière tout craché : un valet rusé sort ses maîtres la mouise et en profite pour les ridiculiser.

 

Présentation :

Branle-bas de combat dans les ruelles napolitaines ! Octave a, en secret, épousé Hyacinthe, la jeune femme qu’il aime, mais voilà que son père a décidé à son tour de le marier à une inconnue ; quant à Léandre, c’est Zerbinette qu’il aime, mais son père en a lui aussi décidé autrement. Alors, que vont bien pouvoir faire ces deux jeunes gens sans le sou contre la puissance et l’autorité de leurs barbons de pères ? Faire appel à Scapin, bien sûr, le valet bondissant et malicieux, joueur et beau parleur : rien de tel que l’un de ses nombreux tours pour retourner la situation ! Personnage clef de la commedia dell’arte, Scapin est de tous les coups pendables, de toutes les comédies : rien d’étonnant à ce que Molière l’ait choisi pour animer l’une de ses farces les plus enlevées. Rien d’étonnant non plus à ce que cette pièce ait été l’une des plus jouées et des plus applaudies du répertoire de Molière : son humour universel continue de divertir même les pince-sans-rire.

 

Mon avis :

Je me suis rendue compte pas plus loin que la semaine dernière que j’avais lu plus de pièce du grand Shakespeare que de notre Molière national. Ce pauvre Monsieur ne méritait pas un tel affront et j’ai donc entamé ma lecture des Fourberies de Scapin pendant un trajet en train.

J’ai retrouvé l’humour des pièces de Molière que j’avais lues dans mon enfance et adolescence et je dois avouer que les Fourberies de Scapin sont, à mon humble avis, une des pièces les plus cocasses.  On retrouve, comme marque de fabrique, le valet coquin et débrouillard qui se joue de ses maitres.

Bon après je ne vous cache pas que rien qu’en lisant la description des personnages au début de la pièce, j’avais déjà deviné comment ça allait se finir. Ma foi, j’ai quand même passé un bon moment. Je me suis quand même demandé si c’était monnaie courante à cette époque d’avoir une sœur/un frère qu’on avait jamais vu avant ses vingt ans et ne même pas savoir son nom… Enfin bref.

Sinon bien sûr rien de mieux que de voir la pièce jouée mais bon,  faute de grive on mange du merle : la lecture se suffit à elle-même et est plaisante.

 

La conclusion de la guenon :

Une lecture à la hauteur de la renommée de Molière : c’est lui tout craché. Son style se reconnait à 10 lieues à al rondes. J’ai bien ri. C’est culte et c’est rapide à lire. Pour ceux qui ont envie de passer un bon moment de lecture et qui ont une heure à tuer : je le conseille.

 

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8 thoughts on “Les Fourberies de Scapin – Molière

    • Je ne me souviens plus trop des autres à vrai dire mais en tout cas celui là m’a bien plu, peut être plus que les autres. En tout cas difficile de savoir si aujourd’hui ça serait celui là mon préféré 😉

  1. Je n’ai jamais lu ce Molière-là : je me demande s’il me plairait aussi et surtout s’il me ferait rire. Jusqu’à maintenant, j’ai lu les pièces plus “sérieuses” de Molière, ou du moins, je n’ai jamais ri avec lui. Réfléchi, oui ; ri, non. Que je le lise ou le voie sur scène, il me laisse toujours de marbre. (Bon, je suis très difficile avec l’humour, il est vrai)

    • Oui enfin quand je dis que j’ai ri, tout est relatif. J’ai souris plutôt. C’est léger et ça met de bonne humeur quoi
      Quelles étaient les pièces de Molière ‘plus sérieuses’ que tu avais lues ? Je ne connais que ses comédies et j’ai envie de voir ce qu’il vaut dans d’autres domaines.

      • J’ai lu et vu au théâtre Tartuffe et Les Femmes savantes (ce que je n’aime pas cette pièce !) ; j’ai juste lu Le Misanthrope et Amphitryon. Ce sont toujours des comédies, mais j’y perçois davantage l’aspect réflexif qu’humoristique. Je ne souris même pas à la lecture de Molière… La plupart du temps, les personnages ont tendance à m’énerver, ça n’aide pas beaucoup non plus.

    • C’est la raison pour laquelle j’ai lu plus de Shakespeare que de Molière : j’ai tellement mangé de Molière au collège/lycée que je n’ai jamais envisagé de le lire dans un autre contexte jusqu’à aujourd’hui.

  2. Je n’ai absolument pas lu tous les Molière (et il y en a qui attendent sagement dans ma PAL), mais, pour le moment, c’est ma pièce préférée. Personnellement, j’ai le souvenir d’avoir beaucoup ri en lisant cette pièce (que j’ai étudiée au collège, quant à me souvenir si je l’avais lue avant ou non… mystère et boule de gomme).

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