L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

L'ombre du vent

Note : 5/5

Genre :  Entre roman d’apprentissage et enquête sur fond historique

Présentation :

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, “ville des prodiges” marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y “adopter” un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets “enterrés dans l’âme de la ville” : L’Ombre du Vent.

Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.

Mon avis :

Comme beaucoup d’autres, j’ai commencé à lire ce roman suite à de nombreux avis positifs et « un cimetière des livres oubliés » dont il est question dans le résumé. Je trouvais ça particulièrement envoutant mais je ne savais pas que j’allais m’embarquer dans une histoire encore bien plus prenante.

A n’en pas douter, L’ombre du Vent, est un des meilleurs romans des dernières années. J’espère que dans quelques décennies il sera classé au rang des classiques de la littérature.

Carlos Ruiz Zafòn nous plonge dans l’univers d’une Barcelone post-guerre civile où la police est crainte comme la peste. Daniel Sempere, le héros, un jeune homme comme les autres de 18ans part à la recherche du passé de son auteur favori, Julian Carax, dont de nombreux mystères inexpliqués entourent l’existence. Des livres disparus, un homme masqué, un amour maudit, une milice à l’affut et des tas de secrets enfuis sont autant de surprises qui l’attendent. Mais ce que Daniel ne sait pas c’est cette enquête « gêne » et le mènera à la découverte de bien plus que ce qu’il attend. En voulant découvrir la vérité sur cette affaire étonnante, il va être entrainé dans les méandres d’une Barcelone d’antan et d’une histoire digne des grands drames shakespeariens.

Le tout est magistralement mené par une écriture extrêmement agréable et fluide, qui donne envie de ne jamais poser le livre. Aucune longueur ni moment de creux, les événements s’imbriquent les uns dans les autres sans laisser le temps de se lasser. L’auteur prend cependant son temps pour nous dérouler son histoire de vie au goût d’enquête policière et d’apprentissage du passage de la vie d’ado à adulte. Le tout ne tombe jamais dans le too much et l’ambiance n’est ni suffocante ni oppressante. Egalement des notes d’humour qui m’ont fait sourire tout au long du roman, c’est juste ce qu’il faut pour garder un ton léger. Les personnages, de leur côté, crient de vérité.

Le dernier tiers du livre est à mon avis le plus fort et le plus émouvant, de plus c’est celui qui lève le voile sur toutes les questions que Zafòn a semé au long du livre et auxquelles on attendait les réponses avec impatience.

Conclusion de la guenon :

Un grand coup de cœur pour ma part qui aura réussi à m’arracher des rires et des larmes. A partir du moment où un roman me fait ressentir des sensations fortes, je ne peux que le saluer.

Entre enquête, roman historique, et histoire de quotidien je vous invite tous à livre le chef d’œuvre qu’est L’ombre du Vent, ou comment une histoire de vie ordinaire peut devenir extraordinaire.

Lu pour :
Challenge ABC 2012

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